La France a reculé de la 3e à la 9e place dans les exportations de matériel ferroviaire

30 %, d'ici 2017, c'est l'objectif fixé par Nicole Bricq pour l’augmentation des exportations… ferroviaires françaises. Il y a urgence car, souligne la ministre du Commerce extérieur, « malgré le dynamisme du marché des transports urbains, et en dépit des exportations mondiales en croissance annuelle moyenne de 10 %, la France a perdu des parts de marché ». Exemple, les exportations de matériel : « la France était le 3e exportateur mondial avec 8,1 % de parts de marchés en 2002. Elle est passée à la 5e place en 2007 avec 6,4 %, puis à la 9e en 2012 avec seulement 3,4 %. »

Or, poursuit-elle, « mon ministère estime à plus de 11 milliards d'euros d’ici 10 ans le potentiel d’export de la filière française. Il a recensé plus d’une centaine de projets dans le monde sur lesquels les entreprises françaises sont positionnées ».

La filière ferroviaire va de plus devoir se rapprocher de la démarche Vivapolis, Fer de France étant appelé à devenir l’un des partenaires majeurs pour le volet « mobilité durable » de l’offre française ainsi labellisée dans le domaine de la ville durable. C’est décisif pour une filière qui doit « renforcer cette présence française à l’international dans un contexte de baisse annoncée de la commande publique en France pour maintenir nos emplois ».

Dans ce contexte, Pierre Mongin, PDG de la RATP et président de Fer de France, faisant part d’inquiétudes fort partagées, demande que le métro du Grand Paris Express « ne prenne aucun retard ». C’est, juge-t-il, vital pour la filière, comme pour les entreprises du BTP qui, une fois finies les LGV en construction, doivent se reporter sur de nouvelles réalisations.

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Ubifrance-Fer de France. Une convention pour aider la filière ferroviaire
Sur le grand salon berlinois d’Innotrans comme sur tous les marchés mondiaux, les Français doivent apprendre à jouer groupés. C’est la conviction de Nicole Bricq, qui lors de la précédente édition d’Innotrans, s’était étonnée de voir une présence nationale assez éparse. D’où la signature le 21 mars d’une convention entre Fer de France et Ubifrance, destinée à aider les entreprises françaises de la filière ferroviaire à l’international.

La convention signée le 21 mars entre Ubifrance, l’Agence française pour le développement international des entreprises, et Fer de France, se concrétise par :

• l’organisation de pavillons français sur les salons internationaux ;

• un site commun en anglais www.french-rail-industry.com où sont présentées pour commencer 150 entreprises ;

• la mise en place d’un plateau technique export pour les entreprises ;

• la promotion des Volontariats internationaux en entreprise (VIE) ;

• la création de « clubs Pays » filière ferroviaire pour définir, à l’exemple de ce qui se fait dans la santé, une stratégie commune aux entreprises de la filière dans des pays cibles.

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