SNCF. Nouveau tassement de la CGT, progression de l’Unsa

Bougé sensible sur la nouvelle photo de groupe issue des élections… professionnelles à la SNCF ce jeudi 20 mars. En la comparant à celle de 2011, on constate que l’Unsa affiche la meilleure progression (+1,50 point) et assure son rang de premier syndicat réformiste avec une CFDT qui grimpe pour sa part de près d’un point.
Tandis que, du côté des OS dures, la CGT continue à se tasser cette fois de près de deux points. Une tendance de fond qui lui laisse toujours sa place de premier syndicat de l’entreprise. SUD-Rail maintient son installation en troisième position.
Quant à l’alliance des petits FO-First-CGE, elle reste à nouveau juste en dessous de la toise qui lui aurait permis d’être sur cette photo, n’atteignant pas les 10 % nécessaires pour être représentative.
Reste que le flou sensible tient aussi à la plate-forme unitaire constituée mi-janvier par deux OS dures + un syndicat réformiste sur la réforme du système ferroviaire. Elle réunit 75 % des votants tandis que la CFDT a préféré la course en solitaire. CGT, SUD-Rail et Unsa ont en effet décidé de se faire entendre d’une même voix pour faire amender le projet de loi qui doit être examiné le 16 juin prochain par les députés. Rappelons qu’il prévoit la création d’un Epic « mère » SNCF coiffant deux Epic « filles » : SNCF Réseau, le gestionnaire de l’infrastructure (rapatriant l’actuel RFF) et SNCF Mobilités, l’exploitant ferroviaire. Ce grand remaniement doit aussi assainir le système (qui affiche une dette au bas mot de 40 milliards d’euros et préparer l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs telle qu’elle est exigée, à plus ou moins long terme, par la Commission européenne.
Des changements qui soulèvent parmi les cheminots l’inquiétude de voir remis en cause leur statut avec l’établissement d’une convention collective commune aux travailleurs du rail du public et du privé. Ceci à l’heure où l’entreprise à la recherche de gains de productivité s’est aussi engagée dans un plan de rigueur budgétaire. Les élections internes du 20 mars étaient destinées à élire leurs représentants aux CE et leurs délégués du personnel. Pour des mandats exceptionnellement limités à deux ans en raison des changements de configuration à venir de l’entreprise. A noter une baisse de plus de 4,8 % de la participation au scrutin. Elle s’établit, avec 164 512 inscrits à 69,37 %. La manifestation nationale du 22 mai décidée ensemble par la CGT, l’Unsa et SUD-Rail sera un nouvel indicateur de la mobilisation des cheminots.

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