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Le groupe Keolis pousse ses pions en Chine
Lors de la visite, le 27 mars, à Lyon, du président de la République populaire de… Chine Xi Jinping, Keolis et Shanghai Shentong Metro Group, la société du métro de Shangai, ont annoncé la création, à Saint-Priest dans la périphérie de Lyon, d’un centre de formation et de compétences pour les métiers du tramway, qui ouvrira en 2015. Il formera chaque année une vingtaine de cadres, managers et ingénieurs à la direction des futurs réseaux de tramway.
Ce sera la première réalisation concrète de Shanghai Keolis Public transport, la coentreprise que les deux opérateurs vont fonder en mai prochain, à Shanghai. Détenue à 49 % par le groupe Keolis et à 51 % par Shanghai Shentong Metro Group, cette joint-venture aura pour président un chinois, et pour directeur général, un français.
Shanghai Keolis Public transport doit permettre de répondre aux futurs appels d’offres en Chine mais aussi en Asie du Sud-Est, dans les îles de l’Océan indien et jusqu’en Afrique.
« La Chine, c’est un "must be" en matière de transport public », dit un proche du dossier. Créer une coentreprise représente donc l’une des manières de pénétrer ce marché difficile.
« Le deal, c’est de les aider à sortir de Chine. Ils n’ont pas la culture de l’appel d’offres », puisque leur marché n’est pas ouvert la concurrence étrangère comme dans les pays d’économie libérale. A l’inverse, Keolis peut apprendre beaucoup de son partenaire, « en matière de culture des flux de voyageurs » sans commune mesure avec l’occident (1,5 milliard de voyageurs dans le métro parisien, et 8 millions par jour à Shanghai), ou encore de conduite de projet souvent gigantesque – le métro de Shanghai compte 570 km de lignes, contre 205 pour le métro de Paris. Malgré tout, le groupe Keolis bénéficie de « l’expertise de la SNCF en zone dense » puisqu’elle exploite les RER C, D, et en partie, les B et A.
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