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C’est, en millions, le nombre de billets vendus l’an denier par Voyages-sncf.com via le mobile. Si l’on ajoute les tablettes, les ventes représentent 45 % de l’audience de VSC Sur le seul marché français, les mobiles représentent désormais 15 % des ventes. Un créneau désormais incontournable pour le distributeur de voyages, filiale de la SNCF, qui a placé l’innovation digitale au cœur de sa stratégie.
Pour Yves Tyrode, il faut suivre en permanence les évolutions de ce monde digital qui bouge très vite. « Il n’y a plus d’Internet mais des Internets, affirme le directeur général de VSC. Le monde du web s’est fragmenté en univers distincts, à l’image des continents que nous connaissons. Ils se nomment Apple, Google ou encore Mircrosoft. Chacun possède ses logiques de navigation, ses contraintes propres. » D’où la décision de VSC de développer ses sites et ses applications sur tous les supports, Apple, Google, Microsoft et plus globalement « les mondes Internet ».
VSC, qui affirme être profitable sans dévoiler de chiffres, a consacré 80 % de ses investissements aux développements digitaux sur ses trois marchés, que sont la France, l’Europe et l’international et qui tous affichent des chiffres en croissance. En 2014, le cap des 4 milliards d’euros de vente a été franchi en additionnant l’ensemble des marchés. En 2010, les ventes représentaient 2,8 milliards d’euros. Les ventes sur mobile représentent 300 millions de volume d’affaires, soit une multiplication par 10 en trois ans. « Avec ces résultats, on peut s’afficher comme un grand leader de la distribution du train dans le monde », claironne le patron de VSC.
En France d’abord, qui reste le principal marché et « une priorité évidente ». Pour conquérir de nouveaux marchés, la filiale de distribution de la SNCF compte sur son nouveau produit les instants V, un package incluant l’achat d’un billet de train et d’un événement (spectacle, match, concerts…).
L’Europe, selon Yves Tyrode, a tenu ses promesses : le volume d’affaires a augmenté de 19 % en 2013 (290 millions d’euros). « Nous le devons à toutes les synergies mises en place l’an dernier, commente Yves Tyrode. Nous travaillons beaucoup sur les moyens de paiement pour tenir compte des habitudes des consommateurs au cas par cas dans chacun des pays. » Par ailleurs, d’ici à la fin de l’année, VSC aura déployé ses applications sur mobile et sur site dans toutes les langues en Europe.
Hors Europe, la marque Rail Europe, cette joint-venture entre les chemins de fer suisse et VSC, qui permet de vendre du train sur le Vieux Continent dans le monde entier est maintenue mais avec des évolutions. L’année dernière, Rail Europe s’est rapproché de VSC. Un rapprochement indispensable, selon Yves Tyrode, le directeur général de VSC, pour permettre à la marque Rail Europe de rester dans la course. « Nous avons décidé de mutualiser toute notre technologie avec Rail Europe en localisant l’ensemble de nos serveurs et nos équipes en France, indique Yves Tyrode. Nous voulons aider Rail Europe à se développer grâce à notre performance marketing, via le mobile que nous déployons partout dans le monde ». Dans chaque pays, une plateforme de vente est mise en place. Les synergies doivent permettre d’être capable de vendre tous les trains, italiens, belges, allemands, quels qu’ils soient, Eurostar, Thalys… Soit l’intégralité de l’offre européenne : 200 000 trains par jour.
La poursuite de la croissance passera par trois axes, le développement à international, l’innovation technologique (en particulier via le mobile) et la promotion de la destination France.
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