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L’Afitf a totalement «ponctionné» son fonds de roulement
Interpellée par Philippe Duron lors de son audition devant la mission d’information sur l’écotaxe, mise en place à l’Assemblée nationale, Ségolène Royal a confirmé, fin avril, le scénario 2 arrêté par Jean-Marc Ayrault lorsqu’il était Premier ministre. Mais sans expliquer comment elle réglera la question du financement.
Le scénario retenu en juillet 2013 par le gouvernement, jugé « optimiste » nécessite en effet une trentaine de milliards d’euros d’ici à 2030 pour lancer les nouvelles infrastructures de transport recensées par Mobilité 21, le groupe de travail présidé par Philippe Duron pour hiérarchiser projets en fonction de leur pertinence.
Or, cela nécessite que l’Agence de financement des infrastructures de transport de France dispose au minimum de deux milliards d'euros chaque année, a rappelé le député socialiste Philippe Duron, qui est aussi le président de l’Afitf. « Du fait de la suspension de l’écotaxe, le budget de l’Afitf se construit de façon difficile. C’est un budget d’attente, de crise… », commente l’élu, en précisant qu'elle a « totalement ponctionné son fonds de roulement et a lissé le financement des grandes LGV ».
Ainsi, ajoute Philippe Duron, « nous serons amenés à demander un crédit à RFF pendant quelques années. C’est dangereux. Et nous n’avons pas pu mettre de crédits ni sur les CPER [contrats de plan Etat-région, ndlr], ni sur le 3e appel à projet TCSP [transports collectifs en site propre, ndlr] ».
Et de conclure : « L’année prochaine, l’Afitf ne pourra plus continuer à financer, ni les infrastructures déjà lancées, ni celles que nous souhaitons lancer. »
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