Réforme ferroviaire. Pourquoi l’UMP Dominique Bussereau votera contre

« On est passé à côté de l’occasion d’associer les AOT, toujours considérées comme  des cochons de payants…  

Notamment en ce qui concerne les gares. » Dominique Bussereau ne mâchait pas ses mots en commentant pour VRT vendredi 20 juin, à l’issue des débats parlementaires sur la loi réformant le système ferroviaire , son intention de voter contre ce mardi à l’Assemblée. Avec la grande majorité du groupe UMP. L’ancien ministre des Transports tient pour «  encore plus mauvais à l’arrivée un texte qui n’était déjà pas bon au départ ». S’il déplore notamment, comme il le craignait, les pouvoirs limités  de l’Araf ou encore un décret-socle qui, selon lui, entrave la concurrence, il considère que « les Régions, les départements, les collectivités locales, qui paient largement », ont été laissées de côté. Et notamment que rien n’aille vers une gouvernance commune des gares importantes qui jouent un véritable rôle économique. « Il est choquant, poursuit-il, que ces collectivités ne soient pas associées aux choix concernant les horaires d’ouverture, les commerces en gare… tout ce qui en fait aujourd’hui des lieux de vie. Comme c’est le cas pour les aéroports ». Et s’il répète que la droite revenant au pouvoir, elle devra supprimer l’Epic de tête SNCF, il considère aussi qu’elle devrait placer les gares fret mais aussi les gares voyageurs au sein d’un « nouveau RFF et créer des comités de gare ».

 

Chantal Blandin

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