12 millions de vieux Diesel à l’origine de 57 % des particules routières

Inquiétants, les chiffres dévoilés par l’Ademe dans son récent avis sur les…  émissions de particules et d’oxydes d’azote (NOx) par le trafic routier. Parmi les chiffres importants présentés le 26 juin, l'Ademe a pointé la proportion en pourcentage, des PM 2,5 (particules fines d’un diamètre inférieur à 2,5 microns), émises par la circulation automobile dans Paris intra-muros en 2013 : elle s'élève à 58 %. Encore faut-il préciser qu’il s’agit là uniquement de la pollution primaire – celle qui s’échappe des pots – alors que l’on sait désormais qu’une pollution particulaire secondaire se forme dans l’atmosphère. Dans ce même avis, l’Ademe relève que les 12 millions de véhicules particuliers diesel non équipés de filtre à particules en circulation en France (sur un parc total de 19 millions) sont à l’origine de 57 % des émissions routières de particules. Des véhicules qu’il serait bon de remplacer par des solutions de mobilité moins polluantes…

D’autant que du côté des NOx, dont on parle beaucoup moins, il y aurait beaucoup à dire également : les normes Euro mises en place ne permettent absolument pas d’atteindre la baisse des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) nécessaire à une qualité de l’air respectueuse de la santé. En cause : les bancs d’essai utilisés pour l’homologation des véhicules aux normes Euro qui ne reflètent pas du tout les conditions d’usage réel. Ainsi, sachant que seuls les NOx, soit l’addition NO+NO2, sont réglementés, les véhicules diesel Euro 5, c’est-à-dire dernier cri, qui respectent bien le plafond de 180 microgrammes (μg)/km de NOx sur cycle d’essai, dépassent en réalité allègrement les 500 μg/km de NO2 en conditions réelles de circulation ! Après celui des particules fines, un nouveau scandale en perspective pour le diesel ?

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