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Philippe Duron pressenti pour prendre la tête de la commission TET
Le député socialiste du Calvados, qui avait déjà présidé la commission Mobilité 21 chargée de hiérarchiser les projets de transports à… réaliser dans les années à venir (jusqu'en 2030, 2050 et au-delà), pourrait être appelé à prendre la tête de la future commission sur l'avenir des trains d'équilibre du territoire (TET). Contacté par Ville, Rail & Transports, le cabinet du secrétariat des Transports, s'est borné à indiquer que la réflexion sur la future convention TET sera "confiée à une commission type mobilité 21 sous la présidence d'un parlementaire".
Rappelons que lors de son audition devant la Commission du développement durable de l'Assemblée nationale, le 15 octobre, Alain Vidalies a indiqué qu'il allait reconduire pour un an l'actuelle convention Etat-SNCF sur les TET. Le secrétaire d'Etat aux Transports a en effet expliqué qu'il "souhaite engager un chantier de clarification de l'offre TET en articulation avec les autres trains, TER et TGV". Il avait aussi précisé que "l'évolution de l'actuelle convention ne pourra se faire qu'une fois connues les conclusions de cette nouvelle mission".
Il s'agit aussi de voir comment mettre sur pied un système moins déficitaire que celui en oeuvre actuellement : l’exploitation des trains Corail, Corail Intercités, Téoz et trains de nuit, tous placés sous l’appellation Intercités (qui représentent 37 lignes empruntées quotidiennement par quelque 100 000 voyageurs) devrait être à l'origine de 309 millions de pertes en 2014.
Pour les concurrents potentiels de la SNCF, qui souhaiteraient pouvoir faire rouler des trains sur certaines lignes, la compagnie publique "ne fait pas l'impossible pour exploiter les TET". Selon les défenseurs de ces liaisons Intercités, la SNCF chercherait à l’avenir à garder un minimum de lignes, les plus rentables, et à transférer les autres sur les régions.
Pour voir comment s'entendre avec les régions, le gouvernement pourrait donc avoir intérêt à s'en remettre à un parlementaire comme Philippe Duron qui a mené la commission Mobilité 21 avec succès, en obtenant un consensus sur un sujet aussi sensible que les projets d'infrastructures à lancer. Et qui de surcroît présente l'avantage d'être un ancien président de région.
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