Transilien veut généraliser l’ouverture de bureaux dans les gares

La gare de Clichy-Levallois s’ouvre ce mois-ci au « co-working ». Ce sera le tour de Boulainvilliers en février, puis de …

Fontainebleau (en « bi loc » et co-working). La Ferté-sous-Jouarre (bi loc et co working) est en projet ainsi que Crécy La Chapelle. Bi loc, c’est interne à la SNCF, co-working, c’est pour les autres entreprises. La RATP il y a des années invitait à faire du métro une « deuxième voiture ». Transilien fait aujourd’hui de la gare un « deuxième bureau », mais sans utiliser une expression dont les connotations pourraient être fâcheuses.

L’idée fait son chemin. En interne, doucettement. Cela a commencé début 2013 sur la ligne N du Transilien, Montparnasse – Rambouillet – Dreux – Mantes-la-Jolie. Dans des gares pilotes, SNCF Transilien permet à ses agents de disposer d’un bureau équipé. Une ou deux fois par semaine, ils assurent leur poste en télétravail. Gain de temps : le trajet domicile travail s’arrête à la gare. En contrepartie, les agents s’engagent à aider le personnel de la gare qui les accueille en cas de situation perturbée (grève, incident, trafic difficile…), pour informer et orienter les clients. Ils revêtent alors le « gilet rouge » afin d’être identifiés par les voyageurs. La mise en place de ce service redonne une deuxième vie à l’étage de certaines petites gares de banlieue, à l’origine conçues comme domicile du chef de gare.

Parallèlement, et à plus grande échelle, SNCF Transilien ouvre certaines gares à d’autres entreprises. Ces espaces de « co-working » sont gérés par un partenaire et ouvert aux PME, aux start up, aux salariés… Pour offrir plus d’espace, Transilien s’apprête à construire des bureaux au-dessus des parkings jouxtant les gares. Le service a fait l’objet, dans l’idée d’une industrialisation, d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé en 2014 par Gares & Connexions.

La mise en place de ces tiers lieux part d’un constat explicité dans l’AMI. Un million d’actifs habitent les départements de la deuxième couronne Île-de-France et vont chaque jour travailler à Paris et dans les départements de première couronne. La moitié d’entre eux prennent le train et forment, à l’heure de pointe, les 2/3 des voyageurs de la vie quotidienne.

Si, un ou deux jours par semaine, 10% de ces actifs pouvaient travailler à côté de chez eux, dans un tiers-lieu — ni leur logement ni leur lieu de travail —, le confort de voyage en train à l’heure de pointe serait celui d’un mercredi, jour ouvré le moins chargé.

Depuis  2013 ont ainsi été ouvertes les gares de Rambouillet (bi loc et co-working), La Verrière, Plaisir-les-Clayes, Viroflay Rive-Droite, Villeneuve St-Georges, Montgeron, Savigny-sur-Orge, Cormeilles-en-Parisis, Cesson (bi loc et co-working), Gagny fin 2014  (bi loc et co working), Drancy fin 2014 (bi loc et co-working), Neuilly Porte Maillot (co-working)
Bon, ce n’est pas encore la démobilité générale, mais l’esquisse d’un début de démobilité marginale.

La réflexion sur les tiers lieux rejoint une autre initiative, jouant aussi sur la demande de mobilité, et faisant l’objet d’une expérimentation à Plaine-Commune. Initiative impulsée par SNCF Transilien, par des entreprises implantées dans la communauté d’agglomération (Siemens, SFR, SNCF encore, etc.) et par la communauté d’agglomération elle-même. Une Commission 3T (trajets, trafic, temporalité) a été mise en place le 14 novembre 2014. Objectif : aménager les horaires de travail afin d’écrêter l’heure de pointe. Avec l’idée de regagner jusqu’à 10% de capacité des trains. Comme un mercredi.

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