Industrie : pas de miracle pour Sambre et Meuse

Ancien fleuron industriel du Nord, qui a compté jusqu’à 3 000 salariés, Sambre et Meuse a été liquidée le mercredi 18 mars. Sambre et Meuse compte encore 261 salariés. L’usine, à Feignies, près de Maubeuge, dans le Nord, est occupée. On espérait une offre ultime du constructeur de wagons AFR (Arbel Fauvet Rail). Et la CGT, lors d’une réunion sur l’industrie ferroviaire organisée par le député Front de gauche du Nord Alain Bocquet, le 17 mars, voulait encore y croire. Le PDG d’AFR, Pascal Varin, associé depuis 2010 au constructeur indien de wagons Titagarh (10 % Varin, 90 % Titagarh) avait manifesté son intérêt. Mais l’entrepreneur n’a pas donné suite. Sambre et Meuse avait été sauvée en 2010 de la fermeture par l’entreprise russe UVZ (Uralvagonzarod). Les Russes avaient alors orienté la production de Sambre et Meuse vers leur marché. Avec la dévaluation du rouble, de 70 % par rapport à l’euro depuis 2013, plus question pour les Russes d’acheter la production française.

Sambre et Meuse, souligne Jean-Pierre Auger, ancien président de Valdunes et conseiller industriel de la Fédération des industriels ferroviaires, était l’une des dernières entreprises capables de faire une carcasse de bogie moulée, et non mécano-soudée.

F. D.

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