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Elisabeth Borne pose ses premiers jalons
Elisabeth Borne, la nouvelle présidente de la RATP, est en train de faire le tour de l’entreprise. « En arrivant, j’ai souhaité être à l’écoute de l’entreprise », a-t-elle raconté à quelques journalistes, en marge du Salon de l’Union internationale des transports publics qui s’est tenu du 8 au 10 juin à Milan. « J’ai la chance d’arriver dans une entreprise qui va bien », résume-t-elle.
Faisant un petit tour d’actualité, elle est revenue sur la question des avantages fiscaux que la régie pourrait perdre, si on en croit notre confrère Les Echos s’appuyant sur des affirmations de la CGT-RATP. L’Etat entendrait soumettre la RATP à l’impôt sur les sociétés et à la taxe sur les salaires dont elle est aujourd’hui exonérée. Elisabeth Borne estime que « dans l’histoire de la RATP, passée d’un système de régie à une vraie entreprise, ça paraît être dans l’ordre des choses. Surtout dans la perspective de l’ouverture à la concurrence. Il est normal de revenir dans le droit commun des Epic ».
Si on ne le fait pas, poursuit-elle, « cela pourrait devenir un handicap. Après, je verrai avec l’Etat dans quel rythme il faut le faire ». Reste qu’il faut « relativiser car si la RATP paye l’IS, il faudra aussi qu’elle bénéficie du CICE ». Ce ne sera pas forcément un désavantage.
Elle envisage aussi de parler « rapidement » de la concurrence avec les salariés. Mais, rappelle-t-elle « en matière de transport urbain, Berlin est moins ouvert que la région parisienne. Nous n’avons pas de complexe à avoir ».
Sur la question du renforcement de la présence humaine réclamée par des élus, elle estime que « les voyageurs n’ont pas constaté que les agents sont proactifs quand ils ne sont plus au guichet. Nous avons encore des progrès à faire ». Mais, reconnaît-elle, « la démarche de sortir de son guichet n’est pas simple. Nous profitons d’évolutions technologiques. Parallèlement, cela veut dire aussi qu’il faut mettre en place beaucoup de formations ».
Enfin, à propos de la libéralisation du transport longue distance par autocar, Elisabeth Borne montre déjà sa différence par rapport à son prédécesseur, Pierre Mongin, qui n’excluait pas d’aller croiser le fer. « Si on doit aller sur ces lignes, ce sera très ponctuel. Et ce sera sur des origines – destinations où il n’y a pas d’offre de train. Il y a beaucoup de choses à faire. Pour moi, ce ne sera pas la priorité. » Une nouvelle alliée pour la SNCF ?
M.-H. P.
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