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Deux associations d’élus unissent leurs forces
L’union fait la force, c’est bien connu. L’idée qui avait été lancée en 2012 par Michel Destot, alors président de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), d’un rapprochement avec l’association « cousine », celle qui regroupe les communautés urbaines de France (Acuf), est en passe de se concrétiser.
Le 6 novembre 2015, à Lyon, au cours d’une séance plénière « Le monde urbain, une chance pour la France », à laquelle le Premier ministre, Manuel Valls doit participer, le regroupement sera officialisé.
Une nouvelle association d’élus verra le jour avec une identité et une gouvernance renouvelées. Ainsi, Jean-Luc Moudenc, maire (LR) de Toulouse, président de Toulouse Métropole – et de l’AMGVF – devrait prendre la présidence de la nouvelle entité dont le nom sera dévoilé vendredi prochain. Tandis que Gérard Collomb, sénateur maire (PS) de Lyon, président de la métropole de Lyon et président de l’Acuf hériterait de la présidence déléguée. Côté gouvernance, entre conseil d’administration et bureau, 38 élus mèneront le nouveau groupement, qui comptera 99 membres répartis dans quatre collèges – métropoles et communautés urbaines, communautés d’agglomérations, villes-centres, et enfin, Ile-de-France.
Ces deux associations d’élus du monde urbain travaillant sur les mêmes questions et s’adressant au même public, leur fusion semble logique. Elles la qualifient toutefois d’« événement majeur » et d’« étape importante dans le processus de territorialisation induit par la réforme territoriale ». Elles ont aussi des problématiques communes, avec l’Assemblée des communautés de France (ADCF), avec l’Association des maires de France (AMF) ou encore celle des maires d’Ile-de-France (Amif)… pour ne citer qu’elles. Et selon l’une des parties prenantes, cette fusion est la première pierre d’un mouvement de convergence : d’autres rapprochements pourront s’opérer ensuite…
C’est aussi la promesse de parler plus fort et l’espoir de mieux se faire entendre. Et la première épreuve du feu, c’est pour demain, avec le dossier de la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF), volet important de la réforme territoriale qui sera discuté cette semaine dans le projet de loi de finances 2016. Si à peu près tous les élus s’accordent pour dire qu’il faut toiletter un système qui, à force d’empilements, finit par produire des inégalités territoriales, nombreux sont ceux qui ont peur d’être perdants. En particulier dans un contexte de baisse de l’enveloppe globale annuelle de la DGF, alors que les charges des collectivités sont, elles, plutôt orientées à la hausse.
Le gouvernement souhaiterait décomposer la DGF en trois parts – une de base d’un montant égal pour toutes les collectivités, une « dotation de ruralité » et une autre « de centralité » pour les communes qui financent des équipements intercommunaux. Une philosophie qui ne sied pas aux associations de maires et d’Epci, qui souhaitent, de plus, que la réforme soit menée par Marylise Lebranchu, davantage que par Bercy…
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