Alain Rousset a « bon espoir » d’obtenir 17 TGV directs Paris – Bordeaux

Alain Vidalies n’a pas réussi à mettre fin au conflit opposant depuis des mois la SNCF, la société concessionnaire Lisea qui est en train de construire la future ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux, et les collectivités locales qui seront desservies par cette liaison à partir de juillet 2017. Le secrétaire d’Etat a annoncé le 28 octobre que 16,5 dessertes quotidiennes de TGV relieraient directement chaque jour Paris et Bordeaux. Mais les discussions se poursuivent de façon toujours aussi vive sur cette question.

La SNCF plaidait initialement pour 13,5 dessertes quotidiennes, chiffre retenu par Jean Auroux, le médiateur qu’elle avait embauché pour trouver une solution. Elle a finalement revu à la hausse ses propositions en portant ce chiffre à 16,5, chiffre retenu par Alain Vidalies. « Guillaume Pepy a adressé une lettre dans ce sens au ministère des Transports. Alain Vidalies a repris la proposition de Guillaume Pepy », affirme une source qui participe aux négociations.

De son côté, la région Aquitaine, qui a contribué au financement de la LGV, refuse cette proposition : elle réclame en contrepartie 19 dessertes.

« La création de trois dessertes supplémentaires représente un progrès… mais elles ne sont pas aux horaires que nous souhaitions », commente-t-on au conseil régional. En effet, explique-t-on, la proposition de passer à 16,5 dessertes s’est accompagnée d’un changement des horaires de TGV qui ne permettraient plus des correspondances efficaces avec les TER.

Cette question toutefois pourrait être très rapidement réglée à en croire Alain Rousset. Selon le président socialiste de la région Aquitaine, Guillaume Pepy, le président du directoire de la SNCF, se serait engagé à harmoniser les horaires de TGV avec ceux des TER. « Cette question fait l’objet de discussions que j’ai avec lui », précise à VR&T Alain Rousset qui insiste sur « la cohérence » et « l’évidence » de sa demande.

Alain Rousset a de plus « bon espoir d’arriver à 17 » dessertes quotidiennes. Selon le président de la région, « la décision est entre les mains de Guillaume Pepy ». Il faudra ensuite aller plus loin, estime-t-il et « dépasser 17 dessertes par jour pour que le TGV soit un succès. Le report modal suppose un socle d’offre. C’est ce qui a été fait sur Lyon, Lille, Aix… » Il s’agit de passer de huit millions de passagers par an actuellement à 18 millions à terme, indique-t-il, citant les prévisions les plus optimistes. « Il faut suffisamment de dessertes, notamment aux heures de pointe, pour capter une clientèle qui cherche un confort et une régularité de déplacement », poursuit-il. La région souhaite un train toutes les heures et des renforts à la demi-heure pendant les heures de pointe.

Avec de tels niveaux de dessertes, la SNCF affirme qu’elle perdra de 150 millions à 200 millions d’euros annuels du fait des péages élevés que prélèvera Lisea sur cette ligne. Quant au concessionnaire de la ligne, iI semblerait qu’il pourrait se satisfaire de 18 dessertes. La partie se resserre. Et la SNCF pourrait bien en être la grande perdante.

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