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Les régions veulent plus d’autonomie pour les TER
Une enquête de l’association TDIE se basant sur les réponses de candidats aux régionales dresse un état des lieux sur les préoccupations qui ont émergé pendant la campagne C’est en quelque sorte un état des lieux sur les préoccupations exprimées durant la campagne par les candidats aux élections régionales qu’a voulu dresser TDIE, une association qui rassemble des élus et des experts pour promouvoir notamment l’intermodalité dans les transports. Après avoir envoyé en octobre à chacun d’entre eux un questionnaire détaillé sur leurs programmes concernant les transports, elle en a analysé les réponses (45 réponses obtenues) et tiré, fin novembre, plusieurs grands constats. Qui montrent étonnamment quelques consensus autour de grands thèmes, quel que soit le bord politique des candidats.
Première observation, « les candidats ont bien compris le nouveau rôle confié aux régions en matière de transport qui recouvre notamment les schémas régionaux, les services réguliers non urbains ou le transport scolaire », estime Philippe Duron, l’un des deux coprésidents de TDIE.
Avec la constitution de nouvelles régions aux frontières élargies, « la politique régionale va changer d’échelle et de nature », poursuit le député socialiste du Calvados. L’intermodalité devrait notamment se développer. Et l’on constate déjà « un certain retour de la route dans le discours de politique régional ».
Un consensus se dessine aussi « sur la nécessité d’entretenir et de moderniser les infrastructures existantes ».
Reste toutefois une grande interrogation posée par tous : comment assurer une recette pérenne pour financer les politiques de mobilité ? « Comme la plupart des candidats ne souhaitent pas augmenter de façon substantielle la part financée par les usagers, ils souhaitent que l’Etat assume son rôle dans ce domaine », indiquent les auteurs de l’étude.
Enfin, au chapitre ferroviaire, beaucoup évoquent « l’insatisfaction des usagers. Dans la plupart des régions, les candidats souhaitent revoir les modalités de la relation avec la SNCF. Ils souhaitent un rééquilibrage des termes des contrats », affirme Philippe Duron. Selon le député, ceux qui arriveront aux commandes des régions souhaiteront peser sur les coûts du ferroviaire et voudront négocier des clauses sur la productivité à mettre en œuvre par l’entreprise. Beaucoup souhaiteraient aussi augmenter le niveau de pénalités en cas de manquement de la part de la SNCF. Enfin, TDIE a relevé un souhait assez général selon lequel les directions régionales de la SNCF devraient disposer d’une plus grande autonomie. Toutefois, nuance Philippe Duron, toutes ces critiques ne sont pas un révélateur du souhait « d’aller vers la concurrence ». Si certains élus en campagne se sont dits favorables à une expérimentation dans ce domaine, « les candidats font avant tout preuve de pragmatisme et ne souhaitent pas le big bang ». Ils réclament une meilleure cohérence des services TER et TET et un meilleur accompagnement de la part de l’Etat pour le financer.
M.-H. P.
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