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Un Monsieur Sécurité pour toute la SNCF
Ebranlée par le déraillement du TGV d’essais du 14 novembre, venu s’ajouter à l’accident de Brétigny (2013) et à celui de Denguin (2014), et à de trop nombreux incidents engageant la sécurité, la SNCF réagit. La nomination d’un « Monsieur Sécurité » ayant autorité sur les trois Epic (Epic de Tête, SNCF Réseau et SNCF Mobilités) est imminente et devrait être annoncée une fois que le ministre des Transports, Alain Vidalies, aura reçu, à leur demande, l’ensemble des syndicats sur la sécurité. Les premières rencontres ont eu lieu vendredi et la dernière, avec SUD, devait avoir lieu cette semaine dans la foulée.
Guillaume Pepy avait évoqué jeudi devant les syndicats la mise en place d’un pilotage de la sécurité qui aurait une triple mission dans chacun des trois Epic et serait sous l’autorité directe du directoire de l’entreprise. Une architecture dont il faut d’abord s’assurer qu’elle est compatible avec les exigences de Bruxelles en matière d’indépendance des Epic.
Une première salve de trois mesures avait été parallèlement annoncée jeudi. Le directoire de la SNCF avait alors décidé de recentrer les dirigeants de proximité sur le travail de terrain, de demander aux cadres opérationnels un rapport remontant immédiatement à une autorité nationale sur chaque incident de sécurité, et de faire de la sécurité le seul objectif de performance des dirigeants.
Gilbert Garrel, le secrétaire général de la CGT Cheminots n'a pas directement commenté ces mesures, mais, en sortant de sa réunion avec le ministre, il a rappelé, pour Ville, Rail & Transports : « Après Brétigny, Guillaume Pepy avait déjà assuré qu'il allait "abaisser le centre de gravité", en donnant plus de moyens au niveau de la production. Dans les faits, c'est le contraire qui se met en place. Avec les seuls effectifs disponibles, on pourrait très bien redisposer l'encadrement dans l'entreprise. Or, c'est reparti à l'envers. » Selon le dirigeant syndical, la réunion avec Alain Vidalies a permis d'apprendre au ministre des « choses qu'il ne savait pas : entre mars 2014 et novembre 2015, 7 000 emplois ont disparu au niveau ouvriers/techniciens/employés mais il y a 1 000 cadres en plus. Or, quand on décline le nombre des cadres dans les établissements, on constate que le nombre de cadres a diminué sur le terrain. Au profit donc des directions centrales. »
F. D. et Ch. B.
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