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Un salon où l’on cause, 1. Jean-Marc Janaillac menace de revenir…
Un salon professionnel, c'est plein de gens responsables et sérieux, et c'est aussi, entre risottos et macarons, le dernier salon où l'on cause, de ce qu'on sait, croit savoir ou ne sait pas. De quoi parlait-on dans les travées de Transports publics 2016 ? D'abord, du successeur de Jean-Marc Janaillac à Transdev. Il y a, dit-on, une short-list de quatre personnes qui circule, dressée pour le compte des actionnaires, par un chasseur de têtes, celui-la même qui a trouvé Janaillac pour Air France. Boris Vallaud, le secrétaire-général adjoint de l'Elysée, dont le nom a circulé, ne serait pas, ou plus dans la liste. Y figurerait Mireille Faugère, ancienne directrice générale de SNCF Voyages, écartée par Guillaume Pepy en 2009, puis directrice générale de l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris jusqu'en 2013.
Si Jean-Marc Janaillac avait eu deux ans de plus, entend-on, il aurait sans doute préparé sa succession en faisant monter un des « quadras » du groupe. Pas eu le temps. Et la crainte, c'est que l’Etat, qui a la main via la Caisse des dépôts ne recase un haut fonctionnaire ou un politique, au lieu de choisir un dirigeant d'entreprise. La période s'y prête, d'autant que les élections s'annoncent calamiteuses pour le pouvoir. Combien de députés au tapis, demain ? Mais, comme la majorité sortante veut encore y croire, elle ne donnera peut-être pas des signes de sauve qui peut. Quant à l'autre actionnaire, Veolia, certes il veut sortir, mais Antoine Frérot regarde de très près le dossier. Il n'y a pas si longtemps, Veolia voulait s'en aller à n'importe quel prix. Aujourd'hui, c'est tout le contraire « On était une m…, on est une pépite », résume une freudienne observatrice. Nommer quelqu'un qui saperait le rétablissement du groupe opéré par Jean-Marc Janaillac, ce serait dégrader la valeur de l'entreprise, et des parts que Veolia entend céder au meilleur prix, à la Caisse comme à d'autres investisseurs.
Jean-Marc Janaillac ne se dit pas inquiet. Il a menacé l'un des actionnaires : « si vous mettez n'importe qui, je démissionne d'Air France et je reviens. » Une boutade pour bien faire comprendre que Transdev est une entreprise. Il pense avoir fait mouche.
Le 30 juin, date d'un CA de Transdev, ou au plus tard le 15 juillet, on pourrait connaître le nom de son successeur, qui pourrait entrer en fonctions vraisemblablement en septembre.
Jean-Marc Janaillac, qui arrive à Air France lundi 4 juillet au matin. reste président de Transdev jusqu'au dernier jour. Sur le salon Transports publics, il est venu présenter le système de paiement par SMS expérimenté avec Rouen. Et le vendredi 1er juillet, il inaugure la ligne 4 nouveau tram de Montpellier.
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