La filière mobilité intelligente se structure

Avoir une vision stratégique et la capacité à construire un modèle économique, mettre en valeur l’excellence française puis l’exporter. Ce sont les objectifs principaux de la filière de la mobilité intelligente qui se développe à grande vitesse. Lors du Cercle Transports et Mobilité organisé par Orange à la Maison de la RATP le 27 novembre (« Quels services pour une mobilité intelligente ? », en partenariat avec Atec ITS France et Chronos), Pierre Calvin, président d’Atec ITS, l’association de promotion des systèmes de transport intelligents, a annoncé le lancement officiel du programme « Mobilité 3.0 ». La veille, il avait reçu la lettre de mission ministérielle, correspondant à une démarche engagée il y a un an, à la faveur du congrès mondial des ITS à Bordeaux et de la publication du livre vert de la Mobilité 3.0 par Atec ITS.

« Les ministères de l’Environnement et de l’Economie poussent notre démarche, s’est-il félicité. Nous allons pouvoir mettre sur pied le comité stratégique dès le 19 janvier avec tous les acteurs de la filière et incluant les usagers de la Fnaut. » Ce comité sera coprésidé par François Poupard, directeur général des Infrastructures et des Transports, et Pierre Calvin. Il sera appuyé par un comité des territoires « afin de ne pas faire la même chose en tout point du territoire » – autant dire s’assurer que deux collectivités ne travaillent pas sur les mêmes questions en s’ignorant – ainsi que par un comité opérationnel chargé de bâtir des fiches techniques et autres référentiels et ainsi s’assurer d’une standardisation des produits tels que la billettique, les PC de régulation du trafic, l’information multimodale, etc.

Alors qu’Atec ITS est forte de quelque 130 membres, le programme Mobilité 3.0 ambitionne d’en fédérer de 200 à 300 : autour des ingénieurs et experts du Cerema et de l’Ifsttar, on attend les collectivités, industriels, start-up, mais aussi groupes de transport notamment. « L’idée de créer un lieu où tout l’écosystème pourra s’exprimer », raconte Sébastien Capelle, secrétaire général d’Atec ITS. La lettre de mission précise que le spectre d’intervention est vaste, « allant du véhicule autonome au fret intelligent en passant par les nouveaux services numériques à l’usager capables de raccourcir drastiquement l’interaction offre-demande ».

Vivement encouragée à se coordonner avec les actions liées aux transports portées par la Nouvelle France industrielle, la filière réunie sous la bannière de l’initiative Mobilité 3.O a maintenant cinq ans pour agir, avec un séminaire d’évaluation de la démarche à trois ans. Elle a pour cela reçu une subvention dont le montant n’a pas été divulgué.

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