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Le Club des villes cyclables réclame une stratégie nationale pour le vélo
« Le changement, c’est maintenant ! », clamait le président de la République en campagne il y a cinq ans. Aujourd’hui, le Club des villes et territoires cyclables (CVTC) propose aux candidats d’« accélérer le changement ! » durant les cinq prochaines années, avec un slogan tout simple : « Votez vélo ! ». Fort de ses 1 500 membres, le CVTC a l’intention d’interpeller tous les candidats et d’être force de proposition avec un recueil de 40 mesures, regroupées en dix thématiques. Un thème pourrait plus particulièrement faire mouche : le vélo est un remède anticrise. Ses retombées économiques représentent déjà 4,5 milliards d’euros en France.
Et le vélo crée de l’emploi… « Il y a une question cruciale, c’est le vélo et l’emploi, rappelle Pierre Serne, le président du Club. L’emploi dont on peut penser qu’il sera au cœur des promesses des candidats. » Actuellement, le vélo, c’est 35 000 emplois directs en France, et augmenter sa part modale, c’est augmenter le nombre d’emplois. « La capacité d’entraînement de l’économie locale du vélo sur le tissu économique local est considérable », poursuit-il. Le Club a ainsi calculé que 160 000 vélos à la location, dont 40 000 vélos à assistance électrique (VAE), créent plus de 1 000 emplois.
La troisième édition de l’observatoire des mobilités actives 2015-2016 témoigne d’une montée en puissance des politiques vélo dans les collectivités locales. Avec notamment un budget alloué en forte hausse depuis trois ans : il est passé de 5,80 euros par habitant et par an à 7,70 euros. « On est plutôt rassurés et même très encouragés par les résultats de l’enquête, qui nous donnent des arguments forts pour continuer à progresser », a commenté l’élu francilien EELV.
« Mais l’Etat doit montrer qu’il va dans le même sens en prenant en compte le vélo dans toutes les politiques sectorielles et en mettant en place des mécanismes incitatifs », poursuit Pierre Serne. Le Club considère que le Plan d’action pour les mobilités actives lancé en 2014 est un bon début, mais pas une véritable stratégie nationale. Il souhaiterait notamment un appel à projet national dédié aux mobilités actives afin d’accompagner les initiatives des collectivités locales. Et propose « d’affecter 10 % du budget des routes nationales et autoroutes au maillage vélo ». Gilles Pérole, vice-président du Club et maire-adjoint de Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes, rappelle à cet égard qu’à l’heure « des arbitrages financiers difficiles, les politiques vélo sont économes en surface et en coût et produisent rapidement des effets ».
Parmi les mesures phares, souhaitées par le Club, la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo (IKV), mesure instaurée par décret il y a un an, qui consiste à rembourser 25 centimes par km au salarié qui se rend au travail en petite reine. Avec trois souhaits : qu’elle s’applique aussi à la fonction publique, qu’elle devienne obligatoire pour les entreprises et non facultative, que son plafond annuel défiscalisé soit porté de 200 à 385 euros. Enfin, le CVTC se réjouit d’une bonne nouvelle, même si elle reste encore à confirmer : la mise en place d’une aide à l’achat d’un VAE de 200 euros. Il s’était insurgé en décembre après les annonces de Ségolène Royal suite au pic de pollution. La ministre annonçait en effet une prime de 1 000 euros pour l’achat d’un scooter électrique, mais rien pour le vélo électrique. L’erreur devrait être très bientôt réparée. La ministre de l’Environnement a en tout cas déclaré fin janvier que le décret était prêt et qu’il ne manquait plus que la signature du Premier ministre.
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