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La moitié des régions se met au cadencement
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CELLES QUI ONT COMMENCE A S’Y METTRE
Midi-Pyrénées : ça marche dans le périurbain de Toulouse depuis cinq ans.
Sur plusieurs axes des zones périurbaines de Toulouse, les TER ont été cadencés dès septembre 2000, en commençant par Toulouse – Auch. En décembre 2004 ont suivi les lignes Toulouse – Portet – Muret – Latour-de-Carol, puis en décembre 2006, les lignes Toulouse – Albi – Rodez, Toulouse – Figeac, Toulouse – Castres – Mazamet et Brive – Rodez – Millau. Avec 249 trains cadencés sur un total de 348 TER quotidiens, c’est plus de 70 % de l’offre régionale, précise-t-on en région. En mars 2007, Midi-Pyrénées a adopté le deuxième Plan régional des transports avec l’objectif de généraliser le cadencement. Auparavant, sans doute faudra-t-il avoir achevé les gros travaux de rénovation des infrastructures prévus au Plan rail 2007-2013.
Aquitaine : 40 % du réseau cadencé depuis l’été.
Deuxième région après Rhône-Alpes à se lancer dans l’aventure, l’Aquitaine n’a toutefois pas pu agir sur tous ses TER. En cause : le fameux bouchon de Bordeaux, dont la première phase de suppression s’achèvera en 2010. C’est donc en 2010 que la région généralisera le cadencement mis en œuvre depuis le 6 juillet dernier sur 5 lignes, représentant 40 % du réseau. Sont concernés : le sud-ouest de la région et le Médoc, soit, au départ de Bordeaux, les axes se dirigeant vers Arcachon – avec un train à l’heure et à la demi-heure voire moins en période de pointe –, Le Verdon (à l’heure), Mont-de-Marsan (toutes les 2 heures), Pau et Hendaye. Pour ces deux dernières destinations, le passage des TER toutes les deux heures se fait en alternance avec les TGV afin de proposer à peu près une desserte par heure. En effet, ces circulations grandes lignes n’étant pas cadencées – de même que les Corail et trains de fret – et de plus ces trains étant parfois prioritaires sur les TER, « certains TER passent hors système », précise la région. Avec 18 nouvelles circulations mises en place à la faveur de ces changements l’été dernier, des améliorations de dessertes durant les week-ends, l’offre s’est accrue de 470 000 km/train, soit 7 %. L’objectif affiché est de + 10 % entre 2006 et 2010.
Alsace : généralisé fin 2011.
C’est l’une des premières lignes cadencées : « C’était avant les années 2000, on a cadencé le TER 200 sur l’axe Strasbourg – Mulhouse. En 2005, le cadencement a été mis en place sur Strasbourg – Haguenau, puis en 2007 sur la ligne de Lauterbourg ainsi qu’entre Strasbourg et Nantes », rappelle la région. Le cadencement va être étendu sur trois lignes à la fin du mois, puis progressivement pour aboutir à une généralisation en décembre 2011.?
CELLES QUI PASSENT AU CADENCEMENT EN 2009
Basse et Haute Normandie : en association avec l’Ile-de-France.
Les élus ont dû se battre pour l’avoir. Et la SNCF, qui résistait, a finalement capitulé. Au prochain service d’hiver, le 14 décembre, l’ensemble de la Normandie passera au cadencement. Chacune des deux régions proposera alors 15 % de trains supplémentaires grâce à la refonte quasi-totale de la grille horaire de leurs TER. Cette réorganisation, étudiée de longue date et élaborée après de nombreuses réunions associant aussi les usagers des transports, améliorera à la fois les liaisons vers Paris et les dessertes TER. Les deux régions rappellent qu’elles ont « impulsé » cette réforme avec le Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France) et que « c’est la première fois que trois régions s’associent pour faire aboutir un tel projet ».
Bourgogne : Auxerre – Paris au service d’hiver.
Après la ligne Dijon – Mâcon – Lyon en décembre 2007, qui bénéficie d’un train par heure entre 5 h et 21 h et d’un train à la demi-heure en période de pointe depuis le cadencement rhônalpin, c’est au tour des dessertes TER vers Paris de se lancer. L’an dernier, l’offre entre Dijon et Mâcon est ainsi passée de 70 à 110 TER. Premiers résultats en Bourgogne Sud : une fréquentation en hausse de plus de 18 % à fin septembre 2008. La nouvelle offre cadencée s’intéresse au nord avec un train par heure sur l’axe Auxerre – Laroche-Migennes – Paris, à compter du 14 décembre 2008. A la clé, 65 % de trains en plus (15 AR par jour en semaine au lieu de 9). En juin 2009 suivront les lignes Dijon – Auxerre, Dijon – Paris et Dijon – Les Laumes. Là aussi l’offre augmentera, dans des proportions variant suivant les gares de 20 % à plus de 100 %. A titre d’exemple, le nombre de trains circulant entre Dijon et la capitale sera de 11 allers et 10 retours, contre 5 et 4 actuellement.
Paca : en même temps que la réouverture d’Aix – Marseille.
Environ 140 trains en plus par jour, dont 97 pour Marseille – Aix et 28 pour Les Arcs – Grasse – Vintimille : ce sont les chiffres clés de la mise en place du cadencement en Paca, où la plupart des lignes sont concernées, à l’exception de Nice – Breil et Marseille – Miramas par la côte Bleue. Ce cadencement s’inscrit donc dans une logique forte de développement du transport ferroviaire et accompagne la remise en service, après deux années de modernisation, de la ligne Marseille – Aix-en-Provence – Pertuis.
Centre : au plus tôt fin 2010.
Objectif de la région : mettre en place le cadencement au plus tôt en décembre 2010, sur les deux lignes les plus fréquentées du réseau, à savoir Le Mans – Chartres – Paris et Tours – Orléans – Paris. Mais cette dernière supportant également un trafic Corail Intercités, la tâche sera plus compliquée, souligne-t-on en région.
Nord-Pas-de-Calais : Lille – Béthune comme laboratoire.
Les travaux d’électrification et le doublement de la voie entre Don-Sainghin et Béthune vont permettre le cadencement sur cet axe dès le 14 décembre prochain.?Le cadencement généralisé à la région est attendu vers 2012-2015.
Pascal GRASSART, Cécile NANGERONI et Marie-Hélène POINGT