Les politiques des transports devant les électeurs

2e circonscription du Nord
Eric Quiquet sans l’étiquette

Le vice-président Transports de la communauté urbaine de Lille, Eric Quiquet, n’a pas été retenu dans la liste des candidats EELV-PS. Bien connu des Lillois et fort de ses bons scores aux dernières municipales (11,58 %), il a choisi de se présenter tout de même dans la 2e circonscription du Nord, où il est opposé à une adjointe à la maire de Lille surnommée « le bébé Aubry », Audrey Linkenheld.

 

20e circonscription du Nord
Alain Bocquet face au Front national

A 66 ans, Alain Bocquet, maire de Saint-Amand et député sortant de la 20e circonscription du Nord, entame sa huitième campagne pour les législatives. Une campagne qu’il juge « comme les autres », même si le gouvernement vient de changer de bord et si, au premier tour de la présidentielle, le Front national est arrivé en première position dans sa circonscription. Une campagne « pour muscler la gauche, pour réparer la France et réinventer l’Europe ». Président de la commission d’enquête sur la situation de l’industrie ferroviaire française à l’Assemblée nationale, en droite ligne avec son rapporteur, le député UMP Yanick Paternotte, Alain Bocquet a préconisé récemment la création de « l’Airbus du rail. »

 

1re circonscription de la Seine-Maritime
La longue marche de Valérie Fourneyron

Nouvelle ministre des Sports, la députée-maire de Rouen (depuis 2008), ville engagée dans les véhicules électriques, et vice-présidente de la Crea, vise un second mandat dans la 1re circ. de Seine-Maritime. Médecin du sport de profession, elle se déplace le plus souvent à pied en ville, où ses administrés sont habitués à la croiser. Selon elle, l’avenir des transports est « beaucoup plus partagé, moins polluant et moins coûteux. »

 

1re circonscription du Calvados
Philippe Duron veut donner de la place aux transports dans le débat

Philippe Duron se présente dans la 1re circonscription du Calvados. En 2007, le socialiste jouait le rôle de challenger. Cette fois-ci, c’est le candidat sortant. Le maire de Caen était conseiller de François Hollande sur les transports, au côté de Roland Ries, pendant la campagne présidentielle. Il regrettait alors que ce thème « n’ait pas la place qu’il mérite dans les débats ».
Il plaide pour l’amélioration des transports du quotidien et propose de redonner son rôle de « pilote » à l’Etat dans la gouvernance ferroviaire. Il s’agirait, expliquait-il lors de la campagne, de créer une structure d’Etat pour chapeauter la SNCF et RFF. Coprésident de l’association TDIE (Transport Développement Intermodalité Environnement), l’élu normand estime aussi qu’il faut « s’interroger sur la pertinence de la grande vitesse ». Et de préciser : « Peut-être y a-t-il un chaînon manquant entre le TGV et le RER, qui circulerait à 220-230 km/h, apportant un temps de transport acceptable. »

 

4e circonscription du Calvados
Pierre Mouraret : égalité, fraternité… Mouraret ?

Vice-président aux Transports en Basse-Normandie (PCF), le maire de Dives-sur-Mer porte les couleurs du Front de gauche dans la 4e circ. du Calvados contre la sortante l’UMP, Nicole Ameline. Il affirme ne jamais transiger sur ses valeurs : justice sociale, égalité et fraternité.

 

4e circonscription des Côtes-d’Armor
Gérard Lahellec au nom du TGV?Breton

Né dans les Côtes-d’Armor, vice-président du conseil régional de Bretagne en charge des transports, Gérard Lahellec, 58 ans, est candidat pour le Front de gauche dans la circonscription de Guingamp. Dans la région, il est présenté comme « l’homme de la bataille du rail », porteur en particulier du TGV breton, avec la volonté de mettre Quimper et Brest à moins de trois heures de Paris.
 

5e circonscription du Bas-Rhin
La mobilisation d’Antoine Herth

Député UMP depuis dix ans, ce presque quinqua s’est longtemps passionné pour l’agriculture avant de s’intéresser aux transports. Le sortant de la 5e circ. du Bas-Rhin (Sélestat) est aussi vice-président Transports en Alsace et membre de la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire au Palais-Bourbon. Il entend obtenir un 3e mandat avec le slogan « Mobilisons nos talents ».

 

10e circonscription de la Seine-Saint-Denis
Daniel Goldberg a dû changer de station

Elu de La Courneuve, député sortant de la Seine-Saint-Denis, Daniel Goldberg a dû changer de circonscription pour laisser sa place à Elisabeth Guigou. Né à Saint-Denis, cet universitaire de 47 ans, militant de SOS Racisme dès sa création, a suivi de près le débat sur le Grand Paris et présidé, en 2012, la commission d’enquête sur le fonctionnement du réseau des RER qui a rencontré un écho particulier, proposant notamment une meilleure transparence des financements et des mesures rapides pour limiter les désagréments. Localement, il soutient notamment la rénovation du RER B et le prolongement de la ligne 12 du métro jusqu’à Aubervilliers.

 

9e circonscription du Val-d’Oise
Yanick Paternotte : l’avocat du barreau de Gonesse

Le député UMP sortant Yanick Paternotte est de nouveau candidat dans la 9e circonscription du Val-d’Oise. Cet infatigable promoteur de Carex (qui vise le transport ferroviaire à grande vitesse de fret express et de conteneurs entre les grands aéroports européens) est aussi l’un des avocats de la constitution d’un Airbus du rail pour « sortir d’une vision franco-française » de l’industrie ferroviaire. A l’échelle plus locale, le maire de Sannois s’est fait le défenseur du projet du barreau de Gonesse, une transversale reliant les RER D et B qui permettrait d’éviter de passer par Paris pour faire un trajet plus direct de banlieue à banlieue.
 

15e circonscription de Paris
Didier Le Reste Candidat pour la première fois

Figure du syndicalisme, après dix années passées à la tête de la fédération des cheminots CGT où il a succédé en 2000 à Bernard Thibault, Didier Le Reste se présente, à 57 ans, pour la première fois aux législatives au nom du Front de gauche dans le 20e arrondissement parisien. C’est toutefois loin d’être un novice en politique. Né en 1955 à Paris, entré à la SNCF comme contrôleur en 1976, il a adhéré en effet dès cette époque au Parti communiste. Leader syndical réputé radical et négociateur intransigeant, il est également proche depuis des années de Marie-Georges Buffet, ex-leader du Parti communiste français. En 2011, il a soutenu Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle et se revendique animateur du Front des luttes.

 

4e circonscription de l’Essonne
Nathalie Kosciusko-Morizet veut conserver l’Essonne avant de viser l’Elysée

Le Figaro l’affirme, l’intéressée dément : NKM sera candidate à la présidentielle en 2017. Pour l’instant, l’ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy et ex-ministre de l’Ecologie, du Développement durable et des Transports ne veut entendre parler que des législatives. Pas gagné pour la députée UMP sortante. Si Nicolas Sarkozy a fait 51 % à la présidentielle dans sa circonscription, à Longjumeau, ville dont NKM est maire, c’est François Hollande qui l’a nettement emporté. En 2007, NKM avait devancé le maire socialiste de Marcoussis de douze points… Olivier Thomas, qui devrait être cette année encore le principal rival de NKM, fait valoir qu’il est, lui, un candidat normal. Terme « hollandais » qui cette fois doit se lire : sans ambition présidentielle.

3e circonscription de Paris
Annick Lepetit tirera-t-elle parti d’Autolib’

Députée de la 17e circonscription de Paris (c’est son deuxième mandat), la socialiste Annick Lepetit se présente cette année dans la 3e circonscription. L’adjointe au maire de Paris, chargée des déplacements, a été particulièrement active dans le lancement du projet de voitures électriques en libre service (Autolib’), cher à Bertrand Delanoë.

 

3e circonscription de l’Aube
Pierre Mathieu face à François Baroin

Vice-président de la région Champagne-Ardenne, en charge des transports et vice-président du Gart, Pierre Mathieu (PCF) se présente aux législatives dans la 3e circonscription de l’Aube face à François Baroin, ex-ministre UMP du budget, dans l’un des secteurs où la dispersion des voix à gauche pourrait conduire à un second tour opposant Front national et UMP. En avril dernier, il avait participé au meeting organisé par la CGT des cheminots à Paris sur le thème de la sauvegarde du fret ferroviaire. Il milite pour l’instauration d’un versement transport régional et la création d’un livret d’épargne transport.

 

6e circonscription du Loiret
Le baptême du feu de Charles-Eric Lemaignen

Cet Orléanais de 59 ans, surnommé Speedy Gonzales par ses collaborateurs, est entré en politique il y a onze ans, après avoir démissionné de la fonction publique. Il est depuis 2001 président de la communauté d’agglo Orléans Val de Loire (et adjoint au maire), un lot de consolation pour celui qui rêvait de mairie. Le candidat UMP de la 6e circ. du Loiret est aussi conseiller régional du Centre, président délégué de l’ADCF et vice-président du Gart, les questions de mobilité étant devenues sa passion – après qu’il a dû avaler la réalisation de la 2e ligne du tram contre lequel il s’était battu. En matière de législatives, c’est son baptême du feu.
 

2e circonscription de l’Allier
La première campagne de Luc Bourduge

Le vice-président chargé des Transports en Auvergne, mandat qu’il abandonnera en cas de victoire, est le candidat du Front de gauche de la 2e circ. de l’Allier, dont le sortant est le socialiste Bernard Lesterlin. C’est la première campagne du conseiller municipal de Montluçon pour entrer au Palais-Bourbon. Dans son programme, la planification écologique.

 

3e circonscription du Loir-et-Cher
Risque de triangulaire pour Maurice Leroy

L’ancien ministre de la Ville, chargé du Grand Paris, défend son siège dans la 3e circonscription du Loir-et-Cher. Candidat du Nouveau Centre investi par l’UMP, le président du conseil général du département se présente dans une circonscription dont il est le député depuis 1997 et où Nicolas Sarkozy a fait près de 54 % des voix à la dernière présidentielle. A première vue, ça se présente bien. Il encourt cependant le risque d’une triangulaire, devant faire face à un dissident de l’UMP, Jean-Yves Narquin, le frère de Roselyne Bachelot, qui se présente sous l’étiquette Bleu marine.

 

2e circonscription de la Haute-Garonne
Charles Marziani : Toulouse toujours

Conseiller régional de Midi-Pyrénées (PCF), vice-président aux Transports et Infrastructures (deux mandats), c’est le candidat du Front de gauche dans la 2e circ. de la Haute-Garonne, face au sortant, Gérard Bapt (PS). A 60 ans, cet ex-élu toulousain est retraité de la fonction
publique territoriale. Dernier poste : le SMTC Tisséo.

 

4e circonscription de la Charente-Maritime
Dominique Bussereau caresse l’espoir d’un sixième mandat

L’ancien ministre des Transports et toujours président du conseil général de la Charente-Maritime part favori dans la 4e circonscription, dont il est élu sans interruption depuis 1986. En 2007, il l’avait emporté dès le premier tour avec près de 52 % des voix. Jugé « indéboulonnable » par Sud-Ouest, Dominique Bussereau rappelle prudemment qu’une élection n’est « jamais gagnée ».  Malgré les 20 % de voix de Marine Le Pen dans la circonscription, Bussereau ne veut pas croire au risque d’une triangulaire. Quoi qu’il en soit, il s’intéressera toujours de près aux transports. Dominique Bussereau a déjà pris rendez-vous avec Frédéric Cuvillier, ministre des Transports et maire de Boulogne-sur-Mer, qu’il avait connu quand il était ministre de l’Agriculture et de la pêche.

 

2e circonscription de la Vienne
Catherine Coutelle défend la ligne Poitiers – Limoges

Anciennement chargée des déplacements à Poitiers et vice-présidente du Gart, la députée PS sortante est candidate à sa succession dans la 2e circ. de la Vienne. Cette retraitée de l’enseignement a défendu le projet de LGV Poitiers – Limoges, « le premier maillon d’un axe Nantes – Lyon ». Elle est aussi à l’origine de la création d’une agence des Temps à Poitiers.

 

9e circonscription de la Gironde
Gilles Savary : après le débat, les réformes ?

Il est aussi à l’aise à Bruxelles, où il a laissé une trace remarquée de son passage comme vice-président de la commission Transports du Parlement européen ou comme coordinateur européen, qu’à Paris, où il a été le rapporteur de l’une des commissions des Assises du ferroviaire, et dans le terroir dont il est conseiller général et où il mène campagne pour décrocher la 9e circonscription de la Gironde. Gilles Savary a indiqué que s’il siège à l’Assemblée nationale – ce qui semble bien engagé – l’une de ses priorités sera d’introduire une réforme pour que RFF indemnise les petites communes rurales sur le tracé de la future LGV Bordeaux – Toulouse. On n’imagine pas que ce boulimique de travail en reste là, et ne s’attelle pas à mettre à l’agenda toutes les réformes qu’il a imaginées pour le secteur.     

 

2e circonscription de l’Isère
Michel Issindou veut rempiler

Président du SMTC de Grenoble, vice-président de la Métro et maire de Gières, le socialiste Michel Issindou est candidat à sa réélection dans la 2e circonscription de l’Isère.

4e circonscription de la Savoie
Le nouvel essai de Bernadette Laclais

La troisième fois sera-t-elle la bonne ? Bernadette Laclais a par deux fois, lors des précédents scrutins législatifs de 2002 et 2007, mis en ballottage le député UMP Michel Bouvard. Mais sans succès. Cette année, la maire socialiste de Chambéry est candidate dans la 4e circonscription de la Savoie face à la sortante UMP?Christiane Brunet. Egalement première vice-présidente régionale chargée des transports, des déplacements et des infrastructures, Bernadette Laclais est montée plusieurs fois au créneau ces derniers mois pour réclamer une meilleure qualité de service à la SNCF.

 

2e circonscription de la Corse-du-Sud
Paul-Marie Bartoli : alternance politique et continuité territoriale

Maire de Propriano et président de l’office des Transports de la Corse, Paul-Marie Bartoli est candidat (divers gauche) aux législatives dans la 2e circonscription de Corse-du-Sud, historiquement ancrée à droite. Parmi ses dossiers les plus chauds : les dessertes maritimes et aériennes.

 

11e circonscription des Français de l’étranger (Asie-Océanie)
Thierry Mariani sur le front russe

L’ancien secrétaire d’Etat aux Transports Thierry Mariani a choisi pour briguer son troisième mandat consécutif de député de quitter le Vaucluse pour briguer la 11e circonscription des Français de l’étranger (Asie-Océanie).

 

3e circonscription de la Drôme
Hervé Mariton face à une gauche majoritaire dans sa circonscription

Elu en 1993, puis battu, mais de peu, après la dissolution de 1997, Hervé Mariton a retrouvé son siège d’élu de la 3e circonscription de la Drôme en 2002 et l’a conservé en 2007. Il a remporté ces deux derniers scrutins avec plus de 52 % des voix au second tour. Mais le 6 mai, François Hollande a fait ici un peu plus de 51 % des voix. « Circonscription difficile » reconnaît le maire de Crest et jusqu’à présent rapporteur du budget des Transports, qui compte sur son travail de terrain comme sur le travail législatif pour emporter la décision.?

 

7e circonscription des Bouches-du-Rhône
Karim Zéribi se présente cette fois sous l’étiquette EELV

Président de la Régie des transports de Marseille, conseiller municipal et communautaire, Karim Zéribi, ex-chevènementiste, est candidat Europe Ecologie-Les Verts, après s’être présenté sous l’étiquette divers gauche en 2007, dans les quartiers Nord de Marseille. Sa carrière avait débuté à la SNCF où il est entré en 1990 comme agent commercial à Marseille. En 2006, Louis Gallois, alors président, l’avait chargé d’assurer la place de la diversité dans l’entreprise.

 

Candidate dans la 6e circonscription de Paris
Cécile Duflot prend le métro

La ministre de l’Egalité des territoires et du Logement a accusé le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, d’avoir menti en assurant qu’arrivée à l’Elysée en métro, elle en était repartie en voiture avec chauffeur. Sur Canal +, Cécile Duflot a expliqué que le jour du premier Conseil des ministres, elle était « arrivée avec le bus 83 et repartie avec le métro, la ligne 13. Il n’a jamais pris le métro, Jean-François Copé, donc ça lui semble juste dingue. »