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Be Park met sur le marché les places de parking des sociétés

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Des difficultés pour trouver une place de parking ? Le parksharing est peut-être la solution. Une société belge, Be Park, a développé un système de partage de places de parking privées (parksharing) à Bruxelles et dans plusieurs villes de Belgique. Le principe est simple : les propriétaires de parkings partenaires louent leurs places de stationnement dans les créneaux horaires qu’ils choisissent, moyennant rémunération. Les membres de Be Park peuvent réserver les places et l’accès au parking se fait via téléphone portable. Les tarifs varient selon les quartiers et les villes, mais sont globalement 15 à 50 % moins onéreux que les parkings payants classiques. Il y a deux types de clients : ceux qui louent une place à l’heure et les riverains qui cherchent un parking pour la nuit. Les abonnés mensuels sont particulièrement bénéficiaires du système : ils payent entre 36 et 69 € par mois, ce qui est environ 50 % moins cher que dans les parkings classiques. Les principaux fournisseurs de places de Be Park proviennent de la grande distribution, de l’hôtellerie et de l’immobilier. Les grandes surfaces, qui n’ont que faire de leurs parkings la nuit, sont parfaitement adaptées à la demande des riverains, notamment. Le magasin Match de Forest, une commune de l’agglomération bruxelloise, a par exemple signé un partenariat avec Be Park depuis 4-5 mois. Jean-Paul Mottart, son directeur, se dit « très satisfait du partenariat » : il loue son parking la nuit de 20h à 6h, lorsque la grande surface est fermée. N’ayant pas de chiffres à communiquer, il assure cependant que ce partenariat lui rapporte en contrepartie « des gains financiers non négligeables ».
La start-up Be Park dispose depuis son démarrage du soutien de la Région de Bruxelles-Capitale. Selon Benoît Cerexhe, le ministre bruxellois de l’Economie, elle a notamment bénéficié d’une aide financière pour développer son secteur de R&D, d’une garantie sur 80 % de son emprunt bancaire de 125 000 euros, et de primes régionales à la consultance, au recrutement et à l’exportation. Be Park souhaite étendre son service au-delà des frontières de la Belgique et a annoncé son implantation prochaine dans 4 autres pays européens (Pays-Bas, Allemagne, France et Espagne).
Théo HETSCH
« Notre objectif est de créer une véritable communauté d’utilisateurs »
Julien Vandeleene, CEO et fondateur de Be Park
Ville, Rail & Transports : Comment est née Be Park ? Le succès est-il au rendez-vous ?
Julien Vandeleene : J’ai découvert le principe du parksharing à Boston, lors d’un voyage dans le cadre de mon master en création d’entreprise à la Louvain School of Management. Après avoir présenté mon projet en février 2009, deux ans ont été nécessaires pour développer l’ensemble du système : l’ouverture automatique des barrières de parkings, l’accès via téléphone mobile, les call centers, etc. Be Park a finalement été créée en septembre 2011 et nous avons été sélectionnés pour le prix de l’entreprise de l’année. Aujourd’hui, nous avons des partenariats avec 15 parkings dans cinq villes de Belgique, dont Bruxelles. Six à dix personnes travaillent en permanence dans l’entreprise et nous faisons encore appel à des sous-traitants. On a actuellement un peu moins de 1 000 membres. Le principal frein au développement pour l’instant, c’est le fait que les clients à l’heure n’ont pas encore le réflexe, lorsqu’ils cherchent à se parquer, d’aller dans un parking Be Park. C’est pourquoi nous allons lancer une grande campagne de communication à partir de septembre, à la fois pour informer les automobilistes et pour cerner au mieux leurs besoins et adapter notre offre. Notre objectif est de créer une véritable communauté d’utilisateurs.
VR&T : Êtes-vous déjà présent dans d’autres pays ? Comptez-vous vous étendre à la France ?
J. V. : Oui, nous voulons vraiment nous développer à l’international. Nous sommes déjà bien implantés en Espagne, avec 10 commerciaux partenaires et près de 500 places de parking, à Valence notamment. Mais surtout, nous avons signé récemment un partenariat avec le premier opérateur de téléphonie mobile du pays, Telefonica, qui est aussi très présent au Royaume-Uni et en Allemagne. Nous comptons beaucoup là-dessus pour nous développer à l’international. Nous avons également deux parkings à Amsterdam, et nous cherchons effectivement des partenaires pour étendre le système Be Park en France.
VR&T : Comment voyez-vous l’arrivée d’un concurrent, ProxiParking ?
J. V. : Nous n’avons pas la même approche, pas la même ouverture surtout. Ils sont très centrés sur Bruxelles. Ils n’ont pas de système d’accès centralisé et uniformisé comme celui que nous avons développé. Ils jouent en quelque sorte le rôle de sous-traitant de parkings existants. De même, en France, il existe Monsieur Parking, mais il s’agit plus de mettre en relation le propriétaire et l’automobiliste. Nous avons développé un système d’accès global et uniforme pour aboutir à une véritable communauté.
Propos recueillis par Théo HETSCH
Comment ça marche ?
1) Tout d’abord, il faut s’inscrire sur bepark.be pour devenir membre de la communauté.
2) Les membres peuvent alors voir, sur ce site ou sur une application mobile dédiée, les différents parkings Be Park et réserver une place pour du court ou du long terme (abonnement). Ils peuvent aussi se rendre sur un des parkings sans réservation préalable.
3) Arrivé au parking, l’accès se fait via téléphone portable. Un panneau à l’entrée indique au client un numéro à appeler et le code de la barrière à communiquer. Le call center reconnaît l’utilisateur, enregistre l’heure d’arrivée et facture automatiquement la première heure. La facturation se fait ensuite à la minute.
4) À la sortie, l’automobiliste appelle le même numéro, ce qui permet de connaître le temps d’utilisation, et suit les instructions.
5) Le paiement se fait ensuite de façon mensuelle par prélèvement automatique ou portefeuille électronique.