Les Grands Prix des Régions 2015

… le 24 mars à Lille, dans le cade du salon ferroviaire Sifer, pour les prix thématiques et en juin à Rouen, dans le cadre du congrès de l’ARF pour les Prix Or, Argent et Bronze issus du classement général. C’est pourquoi le volet des prix thématiques est publié dans le présent numéro.
Neuf catégories font l’objet de prix thématiques cette année, avec quelques changements. Pour chacune de ces catégories, nous avons demandé aux régions de présenter leurs propres réalisations des années 2013-2014, avant d’inviter les membres de notre panel d’experts (consultants, experts et représentant de l’ARF ainsi que la rédaction de Ville, Rail & Transports) à choisir lesquelles de ces réalisations étaient les plus dignes d’être mises en valeur.


Innovation  : Basse-Normandie. Application mobile NFC TER

Ce prix récompense une innovation dans le domaine de la billettique, de la monétique,
des systèmes d’information ou d’exploitation, voire des matériels roulants ou de leurs aménagements intérieurs.

Plus d’excuse pour ne pas payer son billet dans les TER de Basse-Normandie… à condition d’avoir le bon smartphone ! Car depuis le 15 octobre dernier, cette région est la première à proposer l’achat et la validation des titres de transport TER en se servant de son smartphone Android, si celui-ci est doté d’une carte SIM NFC et d’un abonnement Orange ou SFR. Le voyageur possédant un tel smartphone (soit une cinquantaine de modèles) peut télécharger gratuitement l’application sur Google Play et créer son compte client avant de chercher son trajet et d’acheter son billet en ligne. Etape suivante : avant de monter dans le train, sélectionner son billet sur son smartphone et valider. Et à bord, l’agent SNCF contrôle le billet directement sur le smartphone. Par la suite, l’usager peut consulter ses achats de billet sur son smartphone.
Dans un premier temps, le billet plein tarif pour des déplacements internes à la Basse-Normandie était éligible. La première diversification est apparue le 10 mars, avec le billet jeune Boos’ter (tarification régionale).
Ce service est basé sur les standards Calypso avec l’applet officielle NFC de la Calypso Networks Association et l’application interopérable Triangle 2. S’il constitue sans doute une première en Europe, ce service s’inscrit dans le développement de services NFC pour les transports publics gérés par les autorités organisatrices de Basse-Normandie (Pass billettique Onygo utilisable sur le TER et en correspondance sur le réseau urbain de Caen ou pour donner accès aux abris vélos en gare, application NFC smartphone déployée depuis 2013 sur le réseau urbain de Caen…). Une belle vitrine pour le pôle de compétitivité des Transactions Electroniques Sécurisées, basé à Caen, qui a mis en place la plateforme Easy Move de développement de services mobiles NFC.
En quelques mois, plus de 700 usagers ont téléchargé l’application. Après la Basse-Normandie, d’autres réseaux TER devraient en bénéficier, à commencer par la Haute-Normandie en juin prochain. A cette occasion, il sera possible d’acheter des billets pleins tarif et tarif jeune Boos’ter pour des parcours entre Haute et Basse-Normandie, anticipant l’unification des deux régions actuelles. La prochaine étape sera la fusion des deux systèmes billettiques Onygo de Basse-Normandie et Atoumod de Haute-Normandie.


Accessibilité : Pays de la Loire. Tram-train Nantes – Châteaubriant

Ce prix récompense les réalisations facilitant l’accès aux moyens de transports. Avec la loi
de 2005, de nombreuses collectivités remettent à niveau leurs gares (rampes, ascenseurs),
alors que les accès surbaissés sont de rigueur sur les nouveaux matériels roulants.

Les travaux nécessaires en vue de l’ouverture ou de la réouverture de points d’arrêt sur une ligne fermée de longue date offrent une occasion unique de rendre cette ligne totalement accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR), dont les usagers en fauteuil roulant (UFR). C’est le cas de la ligne Nantes – Châteaubriant, rouverte le 28 février 2014 au trafic voyageurs après 34 ans de fermeture. Urbaine, périurbaine et rurale, la plus longue ligne française (64 km) exploitée au moyen de trams-trains est le fruit d’un partenariat associant les collectivités locales (Nantes Métropole et département de Loire-Atlantique), l’Etat, les maîtres d’ouvrage RFF
(infrastructure de ligne) et SNCF (maître d’ouvrage des gares et haltes et des installations de maintenance du matériel roulant, et désormais l’exploitant de la ligne), ainsi que l’Union européenne.
Avant la réouverture de la ligne, l’Association des paralysés de France (APF) a exprimé ses attentes, qui ont été satisfaites sur un grand nombre de sujets. De la rue ou des parkings aux quais, puis des quais à l’intérieur du tram-train, les déplacements sont possibles sans avoir à franchir une seule marche. L’accessibilité est donc totale, notamment aux personnes en fauteuil roulant. De même, le passage d’un quai à l’autre n’implique pas de gravir de longues rampes ou d’utiliser des ascenseurs, vu que tous les franchissements de voie sont possibles de plain-pied au moyen de passages Strail. Et toutes les parties ouvertes aux voyageurs du tram-train Citadis Dualis d’Alstom, toilettes comprises, sont accessibles sans marche.
Représentant local de l’APF, Jean-Pierre Blain est très satisfait par le tram-train proprement dit, mais souligne que les distributeurs de billets régionaux ne pas assez accessibles et souhaite que le rabattement vers la ligne soit « facilité et mieux organisé » pour les PMR.


Gares : Paca. Avignon-TGV – Avignon-Centre – Carpentras

Ce prix récompense les meilleures initiatives en matière de liaison entre les modes
de transport. Il peut s’agir de pôles d’échanges entre mode ferroviaire et transports urbains mais aussi d’autres réalisations dans le domaine de l’organisation des transports
(parc-relais, garage à vélos…).

L’ouverture en décembre 2013 de la « virgule » entre les gares d’Avignon (TGV et Centre), qui doit être très prochainement prolongée par la réouverture aux trains de voyageurs de la section Sorgues – Carpentras, ne se limite pas à des travaux d’infrastructure et de points d’arrêt, mais représente une démarche partenariale globale pour le développement de l’intermodalité.
Inscrit au contrat de projets 2007-2013, le projet Avignon-TGV – Avignon-Centre – Carpentras vise à renforcer la complémentarité TER/TGV et à développer la desserte ferroviaire autour d’Avignon. Ce projet comprend de lourds travaux d’infrastructures (franchissement dénivelé des voies de la ligne classique, renouvellement de 16 km de voies, réfection d’ouvrages d’art, suppression de 9 passages à niveau sur 12…) ainsi que la création de deux nouvelles haltes (Entraigues, Monteux), d’une gare terminus à Carpentras et d’un nouveau terminal TER en gare d’Avignon-TGV, avec mise en accessibilité de la gare de Sorgues et des quais desservis d’Avignon-Centre.
Dans ce territoire à la densité bâtie relativement faible et au taux de motorisation élevé, ces travaux ont été complétés par une dynamique partenariale mise en place dès 2010, avec pour principaux objectifs de développer l’intermodalité, de garantir la complémentarité des offres de déplacement, d’optimiser le rabattement sur l’axe ferroviaire, de structurer les quartiers de gare et « d’asseoir des projets de territoire basés sur une mobilité durable ».
Concrètement, cette démarche s’est traduite par l’intégration des nouveaux points d’arrêt ferroviaires au sein de pôles d’échanges multimodaux, le redéploiement des offres des réseaux de transports urbains, interurbains et départementaux et la mise en œuvre d’un « contrat d’axe » afin d’anticiper et d’accompagner les impacts urbains, économiques, sociaux et démographiques induits par la nouvelle ligne ferroviaire.
Pour ce faire un partenariat dépassant le seul sujet des transports a été mis en place entre les autorités organisatrices de transports, entre les urbanistes et les ingénieurs spécialisés en transport, ainsi qu’entre les collectivités et les acteurs ferroviaires.
Revenu à 22 millions d’euros, l’aménagement des pôles d’échanges multimodaux a été financé par la Région (35 %), les EPCI et la ville de Carpentras (32,6 %), le département du Vaucluse (19,3 %), la SNCF (8,6 % réimputés ensuite à la Région via les redevances en gare) et l’Etat (4,5 %).


Service voyageurs : Picardie. Garantie TER

Ce prix récompense les nouveaux services apportés aux voyageurs TER, tant en matière
de desserte que de prestations offertes.

Lors de la négociation de la nouvelle convention d’exploitation avec la SNCF en 2013, la Picardie a souhaité instaurer, dans le cadre d’une expérimentation, un dispositif d’indemnisation et de prise en charge des usagers confrontés à une dégradation des circulations des TER. Ainsi, depuis le 1er janvier 2014, les voyageurs pénalisés par des retards ou suppressions récurrentes des trains sur leur ligne (moins de 87 % de trains à l’heure) durant deux mois consécutifs, mais aussi par un incident exceptionnel ayant entraîné un retard de plus de deux heures, obtiennent un remboursement partiel de leur titre de transport ou de leur abonnement (20 % dans le premier cas, prix d’un billet plein tarif dans le deuxième) pour la partie du trajet effectué sur le périmètre du TER Picardie. Cette indemnisation en cas de retard de plus de deux heures est un dispositif unique sur les TER en France.
A noter que seuls les trajets avec une origine ou une destination en Picardie sont éligibles à indemnisation et pour tous les incidents dus au système ferroviaire. Les cas de force majeure (accident de personne, colis suspect) sont donc exclus, mais les problèmes liés à l’infrastructure (arrachement de caténaire, pannes diverses) sont pris en compte. C’est la région qui décide du déclenchement du dispositif et le finance directement, restituant aux usagers pénalisés une partie des recettes. En effet, la Picardie a préféré négocier avec la SNCF des pénalités plus sévères en cas de situations dégradées, sans pour autant faire peser sur l’exploitant la responsabilité et le coût de l’indemnisation des usagers.
Bilan pour l’année 2014, pendant laquelle la régularité a été « correcte » : des montants d’indemnisation « très faibles, voire symboliques », avec 6 cas d’indemnisation pour une irrégularité d’une ligne et 24 trains éligibles à l’indemnisation pour des retards supérieurs à 2 heures. Des évolutions seront nécessaires pour ce dispositif, qui « s’est parfois révélé complexe à mettre en œuvre et doit encore trouver son rythme de croisière », comme l’élargissement des conditions d’indemnisation aux cas de force majeure ou un seuil de 88 % de régularité au lieu de 87 %.


Optimisation : Alsace. Nouveau technicentre Alsace à Mulhouse

Ce nouveau prix récompense les meilleures réalisations concrètes appliquées dans la politique de transports régionaux allant dans le sens d’une meilleure gestion des ressources humaines, environnementales ou matérielles, à niveau de service constant ou amélioré.
 

Le conseil régional d’Alsace a décidé en mars 2013 de financer intégralement la construction d’un nouvel atelier de maintenance pour les matériels roulants affectés au TER Alsace. Avec un double enjeu : disposer d’installations aptes à accueillir les 18 Régiolis « longs » de 110 m et optimiser l’organisation générale de la maintenance afin d’accroître la fiabilité du matériel et d’augmenter la disponibilité du parc aux heures de pointe.
La région a accordé à la SNCF, propriétaire et maître d’ouvrage, une subvention d’investissement de 15 millions d’euros (études comprises) pour la construction du technicentre Alsace, situé sur l’emprise de la gare de Mulhouse. Alors que la majorité des installations sont situées en gare de Strasbourg, la localisation du nouvel atelier s’inscrit en droite ligne de la recherche d’optimisation : le site étant situé dans le périmètre de circulation des matériels, les acheminements de matériels s’inscrivent dans les roulements, ce qui limite les mouvements et préserve la capacité ferroviaire du site. Par ailleurs, l’implantation du bâtiment dans le faisceau ferroviaire permet, si nécessaire, l’extension latérale du bâtiment par l’ajout d’une voie de maintenance.
Etudié pour faciliter les conditions de travail et prédisposé pour un ascenseur destiné aux personnes en fauteuil roulant, cet atelier de 132 m de long et 23 m de large est capable d’accueillir simultanément deux automoteurs de 110 m sur deux voies. Idéalement adapté à la maintenance des Régiolis, cet atelier est doté d’outillages modulables et combinables en fonction des différents types de matériel, de longueur et hauteur différentes. Traitant actuellement des matériels thermiques ou bimodes à un niveau, l’atelier est prédisposé pour être électrifié et recevoir des caténaires afin, si nécessaire, d’accueillir également des automotrices et des rames à deux niveaux.
La conception du bâtiment a permis d’intégrer des perspectives de développement durable tout en maîtrisant les coûts de construction : volumes à chauffer ou ventiler optimisés, surfaces vitrées implantées pour offrir de l’éclairage naturel, orientation du bâtiment pour une bonne gestion de l’apport solaire et choix de matériaux majoritairement recyclables.
Ce premier atelier multiséries intégralement financé par une région en France a été mis en service le 28 novembre 2014, « dans le strict respect du calendrier contractualisé de l’opération ».


Service routier : Aquitaine. Cars à haut niveau de service sur la ligne Agen – Villeneuve-sur-Lot

Ce prix récompense un service innovant en transport régional routier, mode indispensable
à l’échelle régionale pour assurer des relations d’où le rail est absent ou pour se substituer au mode ferroviaire, lors de travaux par exemple.

Le projet de cars à haut niveau de service sur la ligne routière régionale entre Agen et Villeneuve-sur-Lot a été lancé le 1er janvier 2014.
En principe, il s’agit d’une desserte réunissant des conditions de confort optimales par l’utilisation d’autocars performants. Harmonisée avec celle des lignes départementales, sa tarification est simple et se veut incitative, avec un billet unique à 2 euros le trajet et un abonnement mensuel à 40 euros. Pour ce faire, l’offre a été augmentée à 15 allers-retours en 2014 (contre 12 en 2013), puis 24 allers-retours en 2015.
Les premiers résultats constatés sont une augmentation de la fréquentation de 34 %, soit plus de 30 000 voyages supplémentaires par an, alors que 130 000 voyages avaient été réalisés en 2013. Et déjà, la région indique qu’elle supportera la mise en œuvre des moyens matériels supplémentaires.


TER connecté : Bretagne. Système d’Information du TER Bretagne

Ce prix récompense une application ou un développement numérique qui facilite la diffusion des informations concernant les transports régionaux – ou en correspondance –
aux voyageurs hors des enceintes des gares.

Dans son rôle d’autorité organisatrice, la région Bretagne gère et exploite un grand nombre de données sur le réseau TER et les lignes routières régionales qui lui permettent de décider du contenu du service de transport régional de voyageurs en termes de dessertes, qualité, information, tarification…
Pour développer sa compétence et son expertise, la région a souhaité se doter d’un système d’information qui capitalise l’ensemble de ces données au sein d’une structure unique. Ceci afin de permettre de rassembler et consolider l’ensemble des données sur le réseau de transport public régional, de faciliter leur consultation et les croisements d’information et enfin de permettre les suivis dans le temps.
Cette démarche a donné lieu à un travail de collaboration du service des transports et du service informatique de la région avec la mise en œuvre du Système d’information du TER Bretagne – encore appelé « SITER » – qui utilise un logiciel de consultation « ergonomique et facile d’utilisation ».
La démarche s’est aussi concrétisée via la formalisation des échanges de données avec SNCF dans le cadre de l’avenant de prolongation de la convention TER. Ainsi, depuis 2014, les agents de la direction des Transports et des mobilités peuvent consulter les données de fréquentation et de production du réseau régional.
Les prochains mois devraient permettre d’intégrer les comptages automatiques et les éléments relatifs à la billettique KorriGo. Ainsi, SITER sera un outil complet d’expertise à la disposition de la région Bretagne.


Offre intermodale : Haute-Normandie. Abonnement zonal Atoumod’Multi

Ce nouveau prix récompense une initiative ou une réalisation facilitant ou encourageant
les correspondances entre le TER et les autres modes de transports publics.

 

La Haute-Normandie avait déjà été primée  il y a deux ans dans la catégorie « Innovation » pour son support intermodal Atoumod, dont le déploiement (100 000 cartes) est aujourd’hui pratiquement achevé sur tout le territoire, à l’exception de l’agglomération du Havre (Codah), attendue en avril.
L’étape suivante, qui a valu à la région son prix cette année, est le nouvel abonnement mensuel offert sur le support Atoumod depuis le 1er septembre 2014 : Atoumod’Multi. Cet abonnement a été mis en place par la Haute-Normandie et ses partenaires : Métropole Rouen Normandie, agglomérations du Grand Evreux et de Seine-Eure (Case, Louviers/Val-de-Reuil) et département de l’Eure.
Avec ce seul et même titre de transport chargé sur la carte Atoumod, il est désormais possible de circuler en train, bus urbain et bus régional et/ou car départemental pour un coût réduit. Le principe de déplacement est à la fois nouveau et plus simple : au lieu de déterminer à l’avance quels réseaux de transport il va emprunter, l’usager achète les zones correspondant à son trajet et utilise indifféremment tous les modes de transport dans ces zones.
Depuis septembre 2014, 500 abonnements Atoumod’Multi en moyenne sont vendus chaque mois sur le corridor formé par les zones allant de la Métropole rouennaise à l’agglomération du Grand Evreux. Et à terme, Atoumod’Multi devrait permettre de voyager dans toutes les zones couvrant la région avec un seul titre de transport chargé sur support unique. A cette fin, les 15 autorités organisatrices (région Haute-Normandie, départements de la Seine-Maritime et de l’Eure, Métropole Rouen Normandie, Dieppe-Maritime, Grand Evreux, la Cape, la Case, Codah, Les Andelys, Bernay, Bolbec, Fécamp, Pont-Audemer et Yvetot) ont délibéré en vue de la constitution d’un syndicat mixte de l’intermodalité, plus adapté pour régler les contraintes de gestion liées à la généralisation d’Atoumod’Multi.


Communication : Picardie. « Testez le Train » en marketing direct à Amiens

Ce prix récompense une campagne de communication visant à accroître la notoriété
des transports régionaux en général, à porter une innovation à la connaissance du public
ou à diffuser une information sur une desserte particulière (grands événements, opérations touristiques…).

Il y a deux ans, notre grand prix de la mobilité durable avait été remis à la Picardie pour son opération « Testez le train », qui proposait à 127 volontaires auparavant non-usagers du TER d’essayer gratuitement ce dernier. Après cette étude marketing individualisée jugée concluante (30 à 40 % du panel étaient devenus des voyageurs réguliers un an après), une deuxième expérimentation a été menée en 2014 auprès d’entreprises et administrations picardes avec des résultats similaires.
En novembre 2014, l’opération « Testez le train » est passée à une échelle supérieure dans le cadre d’une relance commerciale par la région et la SNCF de la tarification domicile-travail Picardie Pass’Actifs, proposée depuis 2003. Cette opération bien plus originale que la communication « très institutionnelle » en vigueur jusqu’à présent a été menée autour de la gare d’Amiens. Si le message mettait l’accent sur le gain de temps et d’argent permis par le TER par rapport à l’automobile, la dimension « surprise » faisait également partie du plan, avec la possibilité de gagner des abonnements gratuits d’un mois.
Les principaux axes de ce plan média de près de 35 000 euros comprenaient un affichage (4 m x 3 m) en centre-ville d’Amiens, une distribution de 4 000 cartes à gratter (dont 2 000 gagnantes) à la sortie des parkings urbains le matin et le soir, une « guérilla-marketing » sur différents parkings, durant laquelle 500 ballons (avec des cartes à gratter gagnantes) ont été accrochés aux rétroviseurs, la distribution de 50 000 gobelets (dont 200 gagnants) dans les machines à boissons de 112 entreprises à proximité de la gare et l’achat d’espaces publicitaires sur Internet.
Durant cette campagne, le site internet TER Picardie a reçu plus de visites, en particulier la page permettant de comparer les prix entre le train et la voiture. Le bilan est de 45 non-abonnées du train qui ont testé ou vont tester le train durant un mois gratuitement pour leurs trajets domicile-travail.
Pour 2015, la Picardie et la SNCF envisagent de réaliser d’autres opérations de communication après une analyse des potentiels de trajets domicile-travail sur certains axes et de poursuivre l’opération « Testez le train », qui doit devenir un dispositif pérenne.
 Dossier réalisé par Patrick LAVAL