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Le projet de train Hyperloop fait escale à Saint-Etienne

Des dirigeants de l’entreprise canadienne Transpod ont rencontré leurs homologues de la Loire au siège stéphanois de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne pour faire la promotion du projet de navette supersonique Hyperloop. Un choix qui ne doit rien au hasard : l’intérêt de Transpod pour la liaison Saint-Etienne – Lyon, « propice au système Hyperloop », s’explique par la fréquentation élevée de la première ligne de France (hors IDF), la volonté de renforcer le pôle économique entre les deux villes et les études avancées sur l’Hyperloop menées depuis 2013 par l’Ecole des Mines de Saint-Etienne. Pour les dirigeants de Transpod, les compétences peuvent être réunies dans plusieurs pays et intégrer notamment les fournisseurs de la région de Lyon et Saint-Etienne. Il restera à convaincre les Canadiens d’implanter en Rhône et Loire l’éventuelle ligne d’essai française qu’ils annoncent pour 2018-2020…
Une chose est sûre, le projet futuriste rencontre de plus en plus l’intérêt des collectivités. Au conseil général du Rhône, le premier vice-président Renaud Pfeffer est un inconditionnel du projet, et la région Auvergne-Rhône-Alpes vient de décider la création d’un groupe de travail sur l’Hyperloop. Saint-Etienne dispose aussi d’un fervent spécialiste avec Christian Brodhag, vice-président du Conseil de développement de Saint Etienne-Métropole et responsable des études sur l’Hyperloop à l’Ecole des mines. Selon lui, la liaison supersonique Lyon – Saint-Etienne en huit minutes à 450 km/h coûterait, en se référant au projet californien, environ 700 millions d’euros. Pour beaucoup, l’Hyperloop apparaît aussi comme une alternative d’avenir au projet d’autoroute A45 Lyon – Saint-Etienne qui rencontre une opposition croissante.
Claude Ferrero