Les nouveaux défis de la sûreté

La sûreté est devenue l’un des premiers dossiers des transporteurs. Les tensions de la vie contemporaine, mais aussi les menaces d’attentat, ont conduit à prendre des mesures de protection. Certaines provisoires, d’autres durables.  Celles-ci, en retour, ont parfois des effets sur la fluidité des trafics. Comment conjuguer au mieux sûreté et mobilité ? Protection et liberté ?

Questions qu’illustrent certains exemples précis :

 

  • Faut-il installer des portiques de sécurité? Ségolène Royal l’a demandé pour Thalys. Christian Estrosi l’a décidé pour les TER de Paca. Les portiques n’ont pas réponse à tout, ils ont un coût non négligeable et peuvent créer des attroupements présentant des risques. Quel  retour d’expérience avons-nous ?

 

  • Comme dans les aéroports, Eurostar déploie dans ses gares internationales les premiers sas de contrôle par reconnaissance faciale pour les porteurs de passeports biométriques. Avec un double objectif : répondre aux exigences de sûreté des gouvernements et limiter l’attente des voyageurs aux contrôles dans un contexte de trafics croissants.

 

  • Les alertes au colis piégés sont devenues un fléau quotidien. La bonne marche des transports en est entravée. Peut-on mettre en œuvre des mesures d’intervention plus rapides… sans faire courir de risques aux voyageurs .

 

  • Après avoir longtemps fait débat, la vidéo surveillance s’est peu à peu imposée dans les gares , les trains et les bus. Quels enseignements peut-on tirer de cette protection en voie de généralisation ?

 

  • La loi Savary, avant tout conçue contre la fraude, a doté les forces de sûreté des transporteurs de pouvoirs nouveaux. Sont-ils adaptés aux questions que pose la sûreté ?