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Transdev retire l’un de ses recours contre CDG Express
Selon nos informations, Transdev a retiré, début janvier, sa demande de mesure conservatoire déposée auprès à l’Autorité de la concurrence, afin d’empêcher l’attribution du contrat CDG Express au groupement Keolis-RATP Dev. Rappelons que le gouvernement avait retenu en novembre ce groupement à l’issue d’un appel d’offres lancé pour choisir l’exploitant des trains de CDG Express, cette liaison ferrée dédiée et directe entre l’aéroport de Roissy et la gare de Paris-Est.
« C’est un beau projet auquel nous croyons. Nous ne voulons pas empêcher la signature du contrat », nous a expliqué un haut dirigeant de Transdev. L’Autorité de la Concurrence nous a confirmé de son côté ce désistement de la filiale de la Caisse des dépôts et Consignations.
Reste encore toutefois un recours de Transdev sur le fond. Mais il est très possible que l’opérateur de transport public y renonce prochainement. « Nous regardons cette possibilité avec nos avocats. Si l’Autorité de la concurrence se prononce sur cette affaire dans deux ou trois ans, cela n’aura pas de sens… », ajoute ce même dirigeant.
Alors que les dirigeants de Transdev n’avaient pas de mots assez durs pour qualifier la procédure d’attribution de ce contrat (qui a permis, en ajoutant un troisième tour, de repêcher la candidature du groupement Keolis-RATP en lui recommandant de remanier sensiblement son offre), ce revirement pourrait aussi s’expliquer par des pressions exercées par la maison mère de Transdev, groupe public toujours à l’écoute de l’Etat.
Ce n’est donc plus le candidat malheureux qui s’opposera à la signature du contrat envisagé par l’Etat au plus tard le 2 février 2019. Mais ce sont maintenant d’autres incertitudes qui pèsent sur ce projet, après la demande d’élus parisiens et franciliens – Anne Hidalgo et Valérie Pécresse en tête –, de reporter le projet du fait de ses impacts redoutés sur le RER B. Le préfet Cadot a été chargé d’une concertation sur le sujet auprès de l’ensemble des élus concernés. Une mise en service de CDG Express au moment des JO en 2024, telle qu’elle est prévue dans le cahier des charges, paraît toujours plus que difficile.
M.-H. P.