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Trump s’en prend à la Californie à propos de la grande vitesse

« La Californie veut à présent revoir à la baisse son projet déjà raté de « train rapide » en réduisant substantiellement la distance de sorte qu’il ne va plus de LA à San Francisco. Un projet différent et des dépassements de coûts records. Rendez au gouvernement fédéral les milliards de dollars GASPILLÉS ! »
Ce tweet de Donald Trump a été publié le 20 février, huit jours après l’annonce par Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de l’Etat, d’une révision à la baisse du projet de ligne à grande vitesse entre San Francisco et Los Angeles. Le gouverneur estime que le projet de ligne nouvelle envisagé « coûterait trop cher et prendrait trop de temps ». La Californie veut donc oublier les tronçons nord et sud de la ligne, pour s’en tenir au tronçon central de 190 km entre Madera (à 280 km au sud-est de San Francisco) et Bakersfield (à 200 km au nord de Los Angeles). Tracé dans l’axe de la vallée centrale californienne, ce tronçon, en cours de construction, doit être terminé d’ici décembre 2022, selon le délai fixé par le gouvernement fédéral qui a participé au financement du projet à hauteur de 3,5 milliards de dollars (trois milliards d’euros). Pour Gavin Newsom, cette réduction de voilure ne signifie ni l’abandon du projet, ni la mise en service d’un « train pour nulle part », comme le prétendent ses opposants.
Les relations entre la Californie et la présidence des Etats-Unis sont exécrables. 16 Etats – dont la Californie, chef de file du mouvement – ont annoncé le 18 février leur intention de poursuivre Donald Trump pour « abus de pouvoir», à la suite de sa proclamation de l’urgence nationale. Cible des Etats frondeurs, tous démocrates sauf un : le projet de mur à la frontière mexicaine. La réponse présidentielle ne s’est pas fait attendre, via le tweet fustigeant le projet « raté » de Californie. Donald Trump cherche à annuler le versement de 929 millions de dollars (820 millions d’euros) au projet californien et envisage de récupérer les quelque deux milliards et demi de dollars déjà « WASTED ! ».
Patrick LAVAL