Le Metro Express de l’île Maurice inauguré un mois avant son ouverture

Le Metro Express de l'île Maurice

La Réunion n’a pas eu son tram-train, mais sa voisine, l’île Maurice, a inauguré le 3 octobre son Metro Express, un projet de tramway similaire dans la mesure où son tracé suit en grande partie celui d’une ancienne voie ferrée, fermée ici en 1964. Longue de 13 km, la première étape entre Port-Louis et Rose Hill n’était pas tout à fait terminée lors de l’inauguration ; par conséquent, le public ne devait découvrir le Metro Express qu’en ce mois de novembre, gratuitement, avant le lancement du service commercial payant en décembre.

Une deuxième étape de 13 km supplémentaires devrait permettre d’atteindre Curepipe en 2021 : l’ensemble de la ligne devrait alors transporter quelque 55 000 voyageurs par jour en 40 minutes de terminus à terminus, avec 17 arrêts intermédiaires. Le parc comprendra alors 18 trams CAF, dont 6 étaient déjà arrivés sur l’île Maurice à la mi-octobre, dans le cadre d’un contrat de 100 millions d’euros comprenant également l’équipement du dépôt, la signalisation et un simulateur de conduite. Bidirectionnels et composés de sept modules, les trams à plancher bas sont climatisés et peuvent transporter jusqu’à 307 personnes, dont 78 assises.

Le projet Metro Express a été lancé en juillet 2017 par la signature d’un contrat clé en main avec la société indienne Larsen & Toubro Ltd. et est revenu à 18,8 milliards de roupies mauriciennes (466 millions d’euros), financés par le gouvernement indien. Deux ans auront donc suffi pour réaliser la première étape, en dépit de l’hostilité des propriétaires expropriés le long du tracé et des syndicats des conducteurs de bus, qui craignent le report modal des voyageurs. Le tarif du Metro Express qui devrait être pratiqué en décembre sera en effet aligné sur celui des bus.