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Municipales 2020. Dix idées pour changer la mobilité

Jamais, sans doute, on n’avait autant entendu parler de mobilité, et tout particulièrement de vélo, dans une campagne électorale. « Pour la première fois, nous avons réussi à réunir quasiment toutes les têtes de liste à Paris pour parler du vélo. Et pour la première fois aussi, nous avons été sollicités par des candidats qui souhaitaient échanger avec nous sur ces questions », raconte Pierre Serne, le président du Club des villes et territoires cyclables, également conseiller régional d’Ile-de-France.
La montée de ces sujets s’explique bien sûr par la prise de conscience environnementale. Le premier baromètre sur la mobilité proposé par la Fondation Hulot avec Wimoov montre ainsi que 89 % des personnes interrogées se disent préoccupées par les questions écologiques. Plus possible pour un parti de ne pas prendre en compte la dimension environnementale dans son discours. C’est même à qui se dira le plus vert.
La crise des Gilets jaunes est aussi passée par là, rappelant l’importance de ne pas oublier la France périphérique, tandis que la loi d’orientation mobilités adoptée à la fin de l’année dernière a permis de donner un cadre et d’instaurer des autorités organisatrices de la mobilité sur tout le territoire.
A défaut de financement, on a beaucoup parlé de véhicules partagés, de modes alternatifs et de… vélo ! « Une grande partie des discussions autour de la LOM a porté sur le vélo », rappelle Barbara Pompili, la députée LREM de la Somme, qui préside la commission du Développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée nationale. « C’est la première fois que le vélo apparaît dans une loi d’orientation », ajoute-t-elle.
Autre tendance de fond, la dimension métropolitaine paraît de plus en plus la bonne échelle pour envisager la mobilité. « Avec les lois Maptam et Notre, le fait métropolitain s’est imposé ces dernières années », estime Pierre Serne. C’est d’ailleurs à cette échelle qu’on envisage de plus en plus les réseaux cyclables. « Le RER vélo, c’est l’idée d’un schéma global qui prend la forme d’un réseau de transport public. Cette idée est reprise par de plus en plus d’élus. Cela signifie qu’on disposera enfin d’un réseau cyclable continu avec l’idée d’un trajet, et pas juste du point à point », souligne Pierre Serne. « L’échelle territoriale rend possible ce type de projet », ajoute-t-il.
C’est ainsi qu’ont aussi émergé les nouveaux projets de RER métropolitains qui devront imbriquer TER et transports urbains pour offrir aux habitants, à l’avenir, des transports publics rapides et fréquents, s’affranchissant des embouteillages. Et si la gagnante des élections municipales était la mobilité, et plus particulièrement la bicyclette ?
Dossier réalisé par Marie-Hélène Poingt