Des syndicats de la SNCF réagissent à la mise en examen pour meurtre de deux agents de la Suge

Deux agents de la Suge -la police du rail- ont été mis en examen pour meurtre après avoir abattu de plusieurs balles, le 30 juin, un homme armé d’un couteau à Ermont-Eaubonne dans le Val-d’Oise. La scène filmée, qui montre un homme menaçant un groupe d’enfants défendu par ces agents, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux.
Les faits sont d’une rare gravité et le chef d’accusation plus lourd que celui requis par le parquet demandant la qualification des faits en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».  Mais « c’est la procédure normale« , a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun« On aurait préféré ce chef d’inculpation, mais c’est relativement normal du point de vue du droit« , a reconnu de son côté Frédéric Fournier, de l’Unsa-Ferroviaire.
Les syndicats relèvent surtout que les deux agents de la Suge ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. « Une mesure judiciaire allégée » au regard des faits, souligne Frédéric Fournier, qui y décèle « un regard bienveillant par rapport aux poursuites« .