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La première rame du TGV M fait son apparition

Le TGV M, prochaine génération des trains à grande vitesse de SNCF Voyageurs, a été mis en rame pour la première fois dans les ateliers d’Alstom à La Rochelle, où se sont rendus, le 9 septembre, Christophe Fanichet (PDG de SNCF Voyageurs), Alain Krakovitch (Directeur de TGV-Intercités), Xavier Ouin (Directeur industriel SNCF Voyageurs) et Jean-Baptiste Eyméoud (Président, Alstom France). Les invités ont ainsi pu voir réunies les motrices et les voitures de ce matériel roulant qui doit entrer en service sur le réseau ferré national courant 2024.
En comptant la récente tranche de 15 rames destinées aux services internationaux, le TGV M a actuellement été commandé à 115 unités, les 100 premières rames commandées étant en version « domestique » pour être utilisées tant pour l’offre TGV INOUI que OUIGO.
Changements dans les gestes métiers
L’arrivée du futur TGV M, qui fera plus largement appel aux techniques numériques que les générations précédentes, s’accompagnera de changements dans les gestes métiers de la SNCF, que ce soit dans la conduite, l’accueil des voyageurs ou la maintenance. Sur ce dernier point, d’importants travaux ont été engagés dans les Technicentres pour rendre leurs installations compatibles avec le nouveau matériel roulant et implanter des bancs automatisés de maintenance, « qui permettent de contrôler plusieurs centaines de pièces d’un train en quelques secondes ». Dans ces Technicentres, les nouveaux concepts de maintenance prédictive, basés sur l’utilisation des milliers de données du TGV M, devraient permettre d’anticiper les pannes des portes, de la climatisation et « de manière générale de tous les systèmes concourant à l’exploitation du train et au confort des passagers ». L’objectif est de réduire ainsi les coûts de maintenance de l’ordre de 30 %.
Travaux d’adaptation à prévoir
La compatibilité du TGV M avec le réseau et les gares est également analysée « partout en France », afin de permettre d’identifier les travaux d’adaptation à conduire, les procédures à modifier et les évolutions à mener en matière de gestion des flux de voyageurs. A titre d’exemple, la SNCF et Alstom indiquent que « les expertises déjà menées dans près de 70 gares montrent la nécessité de déplacer des pancartes d’arrêt afin de favoriser la visualisation des signaux par les conducteurs lorsque les trains seront à quai ». Ceci est lié au fait que le nez du TGV M a été rallongé pour une question d’aérodynamique…
Toujours est-il que la prochaine grande étape sera la phase des essais dynamiques à 200 km/h, qui seront menés d’ici la fin d’année sur le circuit d’essais de Velim (République Tchèque). Cette étape sera la première d’une longue série d’essais, qui porteront sur le confort des sièges (testé par un échantillon représentatif des futurs voyageurs afin de recueillir leur ressenti et apporter d’éventuels ajustements), la voiture dédiée aux personnes en fauteuil roulant (avec les associations et le personnel concernés) ou la voiture-bar, entièrement repensée.
P. L.