L’Elizabeth Line de bout en bout

Fanions inauguration Elizabeth Line

La reine Elizabeth II aura eu le temps d’inaugurer « sa » ligne du « RER londonien » en mai dernier. Mais les nouvelles relations dont les usagers ont pu bénéficier une semaine plus tard ne tenaient pas encore toutes les promesses du projet Crossrail, dont l’objectif était de permettre des liaisons sans changement de l’ouest du bassin londonien (Reading, aéroport de Heathrow) et l’est (Shenfield au nord-est et Abbey Wood, au sud de la Tamise).

Dans les faits, durant tout l’été et le début de l’automne, l’Elizabeth Line n’était pas une, mais trois lignes, avec correspondances dans les gares de Paddington et de Liverpool Street pour passer des deux tronçons exploités sur le réseau ferré britannique à la ligne nouvelle sous le centre de Londres. De plus, une gare de cette ligne nouvelle, Bond Street, n’a été ouverte au public que le 24 octobre, alors que la fréquence des trains était réduite et qu’aucun train ne circulait le dimanche.

Depuis le 6 novembre, c’est un service quasi-nominal dont bénéficient les usagers de l’Elizabeth Line, qui peuvent désormais voyager d’est en ouest, sans avoir à prendre les escaliers entre les nouvelles gares souterraines et les gares en cul-de-sac de Paddington ou de Liverpool Street. Toutefois, quelques changements resteront nécessaires, toutes les combinaisons entre les branches ouest et est n’étant attendues qu’avec le service 100 % nominal, en mai prochain. Toujours est-il que jusqu’à 22 trains traversent Londres par heure et par sens sur le tronc commun, contre 12 dans les mois qui suivaient l’inauguration. Et l’Elizabeth Line est maintenant ouverte tous les jours !

P. L.