Un nouveau technicentre à Orléans pour les Regio 2N Omneo

Technicentre Orléans

« Une réalisation exemplaire ». C’est en ces termes que Clément Beaune, le ministre des Transports, a présenté le nouveau technicentre d’Orléans inauguré le 29 novembre. Par sa présence, aux côtés de Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs, et de François Bonneau, le président de la région Centre-Val-de-Loire, le ministre a cherché à démontrer, face à 200 agents SNCF, l’importance pour l’Etat des trains du quotidien.

L’ouverture de ce nouvel établissement de 6700 m2 prépare le remplacement, durant l’année 2023, des voitures Corail par un parc de 32 Regio 2N Omneo. Pour les agents, c’est une réelle avancée : les opérations de maintenance autrefois réalisées en gare des Aubrais, sont désormais effectuées dans de meilleures conditions de confort et de sécurité. Une attention particulière a été portée à la qualité du travail, avec des postes ergonomiques facilitant les tâches. Les voies, non plus en fosses mais sur pilotis, tout comme les accès en toiture, évitent les mauvaises positions causant des traumatismes de répétition. Le bâtiment de 142 m de long en compte 4 de 110 m, de quoi abriter l’ensemble d’une rame Omneo. Dans un coin de l’atelier, un vérin en fosse permet la dépose des essieux. A l’extérieur, huit voies sont réservées au remisage des trains. 4 autres de « station-service » permettent les petites opérations de logistique, alimentation des lave-glace, vidange etc… Une machine à laver et une voie couverte pour le détagage et le nettoyage technique, complètent les installations.

Déjà 4 rames Regio 2N Omneo sont en service. Sur Paris – Orléans, Christophe Fanichet annonce pour le mois de décembre, une desserte au quart d’heure aux pointes du matin et du soir. Une première application concrète de la nouvelle convention signée pour 10 ans entre la région et SNCF Voyageurs. Les nouvelles Omneo Premium permettront des pointes jusqu’à 200 km/h sur Paris – Orléans – Tours et Vierzon.

Au total sur la région, 420 trains seront engagés chaque jour pour transporter 70 000 voyageurs. Le contrat prévoit aussi une arrivée progressive de la concurrence sur les trois dernières années. Elle portera sur un tiers de l’offre début début 2030, un autre tiers en 2031, et le reste en 2032. 

Philippe-Enrico Attal