Les Paris – Barcelone repris en solo par la SNCF

Après la fin de l’alliance Elipsos avec la Renfe, annoncée en février, la SNCF reprend seule, le 11 décembre, la desserte entre la France et l’Espagne, en commercialisant deux allers-retours, Paris – ­Barcelone, via Valence, Nîmes, Montpellier, Sète, Agde, Béziers, Narbonne, Perpignan, Figueras, Gérone et Barcelone Sants. À partir de l’été prochain, une troisième liaison saisonnière complétera l’offre.
Le service sera assuré avec des TGV Inoui offrant 509 places sur un trajet de 1000 kilomètres, effectué en 6 h 35. « Nous constatons un attrait pour des destinations qui demandent plus de 3 heures de temps de voyage », explique Alain Krakovitch, le directeur de TGV-Intercités (TGV INOUI, Ouigo, Intercités). Y compris pour une clientèle professionnelle. « Pour un déplacement de deux ou trois jours, le train reste pertinent. Et si ce n’est pas possible, la clientèle professionnelle opte pour une réunion Teams », ajoute-t-il.
L’ouverture des ventes depuis le 18 novembre, a déjà permis à la SNCF d’enregistrer 52000 ventes pour la relation Paris-Barcelone, dont 38 % à 59 euros (le prix le plus bas est à 39 euros).
Si l’exploitation en partenariat avec la Renfe n’était pas rentable (c’est l’une des explications de la rupture de l’alliance entre les deux compagnies), l’opérateur français pense qu’elle le sera en solo, sans les lourdeurs du changement d’équipes à la frontière, mais aussi grâce à « une mutualisation d’un certain nombre de coûts puisque c’est l’axe sud-est qui reprend l’exploitation », précise Alain Krakovitch.
Par ailleurs, le directeur des TGV pense que la desserte Lyon – Barcelone pourra être reprise par la Renfe. « C’est ce qui a été annoncé », indique-t-il en rappelant que c’était le schéma d’exploitation de leur ancien partenariat : les Paris – Barcelone pour la SNCF et les Barcelone – Lyon et Marseille – Madrid pour la compagnie espagnole.
Yann Goubin