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Aucun cas avéré de punaises de lit dans les transports publics, selon Clément Beaune

Ni cas avéré, ni recrudescence dans les transports publics, ne pas tomber dans la psychose : voici résumée la prise de parole du ministre des transports Clément Beaune à l’issue de sa rencontre le 4 octobre avec les opérateurs de transport et les associations d’usagers au sujet des punaises de lit. Ces espèces parasites ont commencé à pulluler fin août sur les réseaux sociaux avec le témoignage d’une cliente d’une salle de cinéma UGC, à Paris, piquée à plusieurs reprises. Fin septembre, une vidéo d’une supposée punaise de lit sur un siège de TGV est devenue virale avec des millions de vues. Et quelques jours plus tard, le signalement d’un conducteur de métro parisien sur la présence du parasite dans sa cabine, ligne 8, a fini par aggraver la psychose.
« Conformément au protocole prévu, le train concerné a été sorti du service commercial pour être expertisé. Il a été traité par une entreprise spécialisée et la présence du nuisible n’est pas avérée », indique la RATP. Même protocole et même conclusion du côté de la SNCF. La punaise de lit du Paris-Marseille n’a jamais été retrouvée, ses larves non plus, selon la compagnie ferroviaire : « Après inspection, aucun cas avéré de punaises de lit n’a été confirmé ces derniers jours à bord de TGV ». Au total, 37 cas ont été signalés à la SNCF, 10 à la RATP.
« Des cas, il y en aura peut-être dans les semaines ou les mois à venir, il y en a dans toutes les grandes villes, ce n’est pas un sujet qui surgit maintenant, et on le traite depuis 2022. Il existe un protocole très stricte de réponse et on va le renforcer« , s’est voulu rassurant le ministre des Transports, le 4 octobre, devant la presse.
« Certaines vidéos postées par des voyageurs montrent bien des punaises de lit, d’autres pas. C’est indéniable : elles sont de plus en plus présentes, mais la vraie problématique, c’est l’habitat privé, et quand il y a infestation, cela devient des foyers de dispersion. Et tant qu’elles ne sont pas maitrisées, les punaises se propagent dans tous les espaces de circulation », nous explique Marie Effroy, présidente de l’Institut national d’étude et de lutte contre les punaises de lit (Inelp), un organisme privé qui réunit des entomologistes et des représentants des secteurs touchés par le problème des punaises de lit. Au premier rang desquels, l’hôtellerie, « qui sait depuis longtemps comment traiter le problème », indique l’experte. Alors, justement, comment reconnaître cet insecte, et quel traitement pour s’en débarrasser ? « Elles se cachent le jour et sortent la nuit pour piquer. ll est rare, mais pas impossible, de voir des punaises se déplacer même en plein jour« , selon l’Inelp. Attirées par la chaleur humaine sur un siège lors d’un trajet en train ?
Le traitement thermique est celui qui est le plus souvent choisi dans le milieu hôtelier, hospitalier, dans les écoles, crèches, et dans les transports. Il est le plus efficace sur tous les stades de punaises (des œufs aux adultes), n’utilise aucun produit insecticide et peut être réalisé localement à la vapeur sèche ou par une élévation de la température totale d’un local ou d’un véhicule à +60°C. Les températures extrêmes – chaud ou froid – sont les plus efficaces, avec démontage des assises pour les plonger dans des caissons chauffants ou des chambres froides, explique Marie Effroy.
Il existe aussi un traitement chimique, « mais qui doit être appliqué en deux temps, espacé sur une ou deux semaines« , précise l’experte car il ne tue pas les larves… C’est ce traitement qui a été appliqué la semaine dernière sur une rame sur la ligne J du Transilien, après plusieurs signalements de voyageurs.
N.A