Elus et professionnels réclament la nomination d’un ministre des Transports

Elysee France

Depuis la démission du gouvernement Borne et l’arrivée à Matignon le 9 janvier de Gabriel Attal, c’est l’attente parmi les professionnels du transport public et les élus chargés de ces questions : qui sera le(la) prochain(e) ministre des Transports?

La déception est perceptible : si le ministre de tutelle, Christophe Béchu, est maintenu au ministère de la Transition écologique (mais sans l’énergie qui passe désormais dans le giron du patron de Bercy, Bruno Lemaire), les transports ne sont pas représentés pour le moment au sein du nouveau gouvernement et ses 14 ministres aux compétences très larges. Et la lutte contre le réchauffement climatique n’apparaît plus en première ligne dans le discours politique. Or, les transports sont responsables de 30 % des émissions de gaz à effet de serre…

Du côté des associations de défense de l’environnement, on s’inquiète d’un amoindrissement des compétences de l’Hôtel de Roquelaure, tout en notant un « point positif : le maintien de la planification écologique à Matignon« .

Dans un communiqué du 16 janvier, le Groupement des autorités responsables des transports réclame la nomination d’un « ministre de plein exercice » en rappelant que « la mobilité est un enjeu du quotidien et se déplacer une nécessité pour tous nos concitoyens« . Selon le Gart, « l’absence d’un ministre dédié pour les Transports témoignerait d’une contradiction avec les objectifs affichés, alors même que les défis à relever restent considérables : consolidation du modèle économique des transports publics, accompagnement du verdissement des flottes de bus et de cars, mise en service des réseaux express régionaux métropolitains (SERM), concrétisation du titre unique… »

Même demande du côté de l’UTP, pour qui le rôle d’un(e) ministre des Transports  « sera déterminant pour mettre en œuvre l’objectif de report modal fixé par le président de la République dans le cadre de la planification écologique et garantir l’accroissement indispensable de l’offre de transport public urbain et de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises sur tout le territoire. A plus court terme, son rôle sera aussi décisif pour contribuer au succès des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024« .

L’histoire semble se répéter :  la nomination de Clément Beaune au poste de ministre délégué aux Transports (jusqu’ici non reconduit), n’était intervenue que le 4 juillet 2022, soit plus de deux mois après la ré-élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. Avec, à l’époque, la même consternation face au peu d’intérêt du pouvoir politique pour le transport public…

MH P