La RATP et Transilien vont recruter plus de 6000 personnes en Ile-de-France

Engagés dans une course aux embauches avant les JO, les deux principaux transporteurs franciliens, la RATP et Transilien, ont lancé cette semaine une grande campagne pour attirer les candidatures. 5 300 personnes doivent être recrutées cette année en Ile-de-France par la RATP. Dont 3700 CDI, 1000 contrats en alternance et 600 contrats d’insertion. Un niveau toujours élevé puisque l’année dernière, 6 600 personnes avaient déjà été embauchées afin de «répondre aux besoins de déplacements quotidiens des Franciliens, d’assurer un service exceptionnel lors des Jeux olympiques et paralympiques 2024 et pour le Grand Paris Express », explique le transporteur.
Plus précisément cette année, 1 350 postes proposés concernent la conduite de bus, dont 1 200 sur Paris et petite couronne et 150 en grande couronne pour la filiale RATP Cap Île-de-France. S’y ajoutent 120 conducteurs et conductrices de métro, et 900 agents de gares et stations dans la perspective des JO.
Côté maintenance, la Régie va aussi recruter 350 opérateurs pour l’entretien et le dépannage du matériel roulant et de l’infrastructure. Pour assurer la sûreté, la RATP compte embaucher 120 agents.
Près de 500 postes d’ingénieurs, cadres et responsables d’équipe sont également à pourvoir, principalement des ingénieurs et chefs de projet pour les métiers du digital et de la cybersécurité, de la maintenance, des infrastructures et systèmes industriels, mais aussi des postes de managers d’exploitation.
De son côté, Transilien SNCF Voyageurs va embaucher plus de 900 agent(e)s, dont 400 conducteurs, 300 agents chargés de la relation client en gare, 130 pour la maintenance ainsi que des agents maitrises et cadres. Dans ce but, le transporteur ferroviaire francilien lance une campagne conçue par l’Agence Rosa Paris et organise un grand forum de recrutement le 6 février au Stade de France. L’année dernière, il a embauché 1350 personnes, au lieu de 900 prévus, soit quasiment deux fois plus qu’en 2022.
L’ensemble de ces recrutements doit servir non seulement à couvrir les besoins liés aux JO, mais aussi à compenser un retard pris pendant la période du Covid et ainsi qu’aux départs à la retraite, et à faire face à l’extension du réseau en Ile-de-France (prolongement à l’ouest du RER E, renouvellement des matériels) et aux demandes de l’autorité organisatrice, IDFM.