Votre panier est actuellement vide !
Avec Philippe Tabarot, le ministère des Transports a encore à sa tête un connaisseur du secteur

Après le court passage (trois mois) du très actif François Durovray, c’est au tour de Philippe Tabarot de s’installer aux commandes du ministère des Transports. Son arrivée est saluée comme l’avait été celle de son prédécesseur car tous deux sont de très bons connaisseurs du secteur.
Sénateur LR des Alpes-Maritimes, il était jusqu’alors vice-président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, où il a défendu plusieurs propositions remarquées. Notamment la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports dont il est à l’origine au Sénat et dont l’adoption a été stoppée avec la censure du gouvernement.
Au printemps dernier, il a également défendu un texte pour encadrer davantage les périodes de grèves. Il militait notamment pour la « neutralisation des périodes de vacances », pour la limitation des « préavis dormants de plusieurs mois ou encore les grèves de 59 minutes » ou encore pour « réhabiliter le service minimum afin qu’il devienne un service garanti ». Le texte proposé avait provoqué la colère des syndicats mais le ministre des Transports de l’époque, Patrice Vergriete, avait alors indiqué qu’il n’y était pas favorable.
Auparavant, quand Philippe Tabarot était vice-président chargé des transports à la région Sud de 2015 à 2021, il a conduit le processus d’ouverture à la concurrence des TER, faisant de cette collectivité l’une des premières à l’expérimenter depuis le 15 décembre. Suscitant là encore le mécontentement des syndicats de cheminots.
Le Cannois de 54 ans a également été administrateur du Gart de 2016 à 2021 comme l’a été François Durovray, qui est resté président de l’Essonne et dont le retour est désormais attendu au sein de l’organisation d’élus. Le Gart espère que « Philippe Tabarot reprenne à son compte les engagements pris par son prédécesseur d’organiser avant la fin du premier trimestre 2025 une Conférence nationale du financement de la mobilité et de ses infrastructures. »
Le Gart se réjouit également que le ministère des Transports reste rattaché au ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, « d’autant plus qu’il est confié à François Rebsamen, un élu local proche des réalités du terrain« .