Des sénateurs demandent un plan national de lutte contre le bruit des transports

Près de la moitié des Français se considèrent exposés au bruit causé par les transports chez eux ou sur leur lieu de travail, indique un rapport d’information présenté le 25 juin devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat. Or, les impacts sur la santé sont multiples, soulignent les deux rapporteurs, Guillaume Chevrollier (Les Républicains) et Gilbert-Luc Devinaz (Socialiste, Écologiste, Républicain), en regrettant que le sujet soit «loin d’une priorité pour les pouvoirs publics ». Selon eux en effet, la réglementation est « complexe et peu lisible » et s’est forgée « par strates successives et sans approche globale ».

De plus, ajoutent-ils, la lutte contre les points noirs est un échec. « On dénombrerait ainsi près de 900 000 PNB liés aux transports terrestres selon le Cerema, mais le rythme atone du traitement de ce stock ne permet pas, à ce stade, d’envisager une amélioration substantielle de la situation », écrivent-ils .

D’où leur recommandation d’élaborer un plan national pour protéger les populations les plus exposés aux « points noirs de bruit », et passant notamment par une adaptation de notre réglementation, avec « une vigilance particulière sur le secteur du transport routier, principale source d’exposition au bruit causé par les transports ».