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Prime de partage de la valeur, table ronde sur les salaires, prolongement d’accords… les premières annonces de Jean Castex pour satisfaire les syndicats

Après une première prise de contact dans le cadre de réunions bilatérales, Jean Castex a rencontré hier, ensemble, les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise. Le PDG du groupe SNCF a fait part de ses priorités (sécurité, financement, accompagnement de l’humain, fret) et annoncé quelques décisions qui répondent à des demandes syndicales. Parmi celles-ci, une table ronde sur les salaires (Négociations annuelles obligatoires) est programmée dès le 13 janvier. Dans le cadre des AO, le PDG a déjà annoncé qu’une prime de partage de la valeur (PPV) sera versée « le plus rapidement possible » aux salariés de SNCF Holding, SNCF Voyageurs, SNCF Réseau, SNCF Gares & Connexions et SNCF Optim’services pour « reconnaître » leur « contribution » aux bons résultats de la SNCF, Par ailleurs, « l’éventualité d’une PPV pourra être examinée par Hexafret, Technis et les filiales de SNCF Voyageurs, en fonction de leurs résultats et spécificités« , ajoute le groupe SNCF.
Pour veiller « à l’unité du groupe« , le dirigeant a aussi décidé de prolonger de neuf mois (passant de 15 à 24 mois), l’application des accords et règles actuels au sein des trois premières filiales créées dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des TER. L’objectif est de « prendre le temps de négocier de manière approfondie les nouvelles règles appelées à s’y substituer ». Les accords concernant l’organisation du temps de travail devront ainsi aboutir à la fin du premier semestre 2026 pour être appliqués à partir de la mi-décembre de la même année.
Côté syndicats, les réactions sont partagées. Si le prolongement de l’application des accords actuels dans les sociétés dédiées exploitant des TER était par exemple très attendu, la CFDT-Cheminots juge que les annonces de Jean Castex sont avant tout « des orientations« . Thomas Cavel, son secrétaire général, estime qu’il reste encore du travail et des discussions à mener et attend désormais « des actes« .
Pour Julien Troccaz, la rencontre avec Jean Castex a été « décevante ». Le secrétaire fédéral du syndicat estime que le PDG du groupe se contente de poursuivre purement et simplement l’action de Jean-Pierre Farandou. « Or, lorsqu’il est arrivé à la tête de l’entreprise, Jean-Pierre Farandou avait décidé d’une pause dans la réforme alors mise en oeuvre par son prédécesseur, avant de trancher« , rappelle le responsable syndical qui réclame lui aussi « des actes« .