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La Nouvelle-Aquitaine fait le choix du BioGNV pour prolonger la vie de ses rames X73500

La région Nouvelle-Aquitaine lancera au premier trimestre 2026 un appel d’offres pour convertir un X73500 au BioGNV. Elle cherche une entreprise pour construire un prototype et valider les études déjà réalisées par le Ferrocampus, l’Ademe et GRDF.
Disposant d’un parc de plus de 50 rames de ce type, la Nouvelle Aquitaine s’interroge sur leur avenir alors que leur durée de vie arrivera à échéance d’ici dix ans. Parmi les différentes possibilités de rétrofit (gazole, batteries, hydrogène, BioGNV), la solution du BioGNV, issue de la bio masse, est jugée la plus pertinente par la région.
Une technologie mature
Cette technologie est mature – 1200 bus urbains et voyageurs circulent en France –, les points de recharges sont disponibles (380 stations publiques et autant de privées sur le territoire national selon GRDF) tout comme la production régionale. Avec les usines de transformation de bois installées dans les Landes et les grandes exploitations agricoles dans le Limousin, il est possible de produire des méthaniseurs au plus près de la consommation. C’est en effet aussi là qu’on trouve le plus de lignes de dessertes fines du territoire en Nouvelle-Aquitaine, non électriques où circuleront les X73500 rétrofités. En région Nouvelle-Aquitaine, le BioGNV devrait représenter, 30 % du gaz produit en 2030, contre 20 % au niveau national explique GRDF.
Réduction des coûts
Le BioGNV devrait coûter moins cher, estiment ses promoteurs. L’Ademe prévoit une hausse des coûts du gazole sur les 20 prochaines années, alors que, via une régulation, le cours du BioGNV devrait se maintenir au prix actuel.
En choisissant le rétrofit au BioGNV, la Nouvelle Aquitaine souhaite aussi réduire les émissions de CO2, à hauteur de 82 % par rapport au gazole.
Reste qu’il faudra passer par une adaptation du matériel (changement de moteur, et ajout des réservoirs spécifiques) puis réussir l’homologation. Même si la région ne chiffre pas ce coût, elle précise qu’il sera amorti sur le nombre de rames transformées. Pour la Nouvelle-Aquitaine, cette démarche pourrait intéresser d’autres régions possédant le même matériel arrivant en fin de vie.