Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Un projet de tram à Liège

    Un projet de tramway à Liège a été présenté le 10 février par le ministre wallon des Transports, André Antoine. Échéance : moins de 10 ans pour un projet estimé à environ 500 millions d’euros. L’intention des autorités wallonnes est de mettre en place un partenariat public-privé. Selon les autorités, il s’agit « du plus grand projet de transport en commun en Wallonie ». La première phase, la seule confirmée aujourd’hui, concerne la réalisation d’une ligne de 17,5 kilomètres et 25 arrêts. Le tram devrait circuler au minimum à 20 km/h puisqu’il sera majoritairement en site propre.

  • L’Arlésienne du tracé de la LGV Paca

    Le tracé de la ligne à grande vitesse jusqu’à Nice aurait dû être arrêté en juin puis en juillet 2008. Mais faute de consensus parmi les co-financeurs, le choix avait été repoussé à octobre puis à une date ultérieure. A l’issue de la réunion du 11 février avec les élus de la région Paca, Jean-Louis Borloo n’a pas tranché mais a affirmé que le choix du tracé serait annoncé « avant le 30 juin ». D’ici là, un secrétariat permanent associant l’ensemble des partenaires et confié à Yves Cousquer, est chargé d’étudier les deux tracés encore dans la balance : celui des métropoles du sud, via Marseille et Toulon, estimé par RFF à 11,4 milliards d’euros, et celui dit de la Côte d’Azur, avec débranchement à Aix TGV et traversant le Var par le sillon de l’autoroute A8, estimé à 8 milliards d’euros.

  • Voith veut tripler la capacité de production de ses locos

    Les Maxima et autres Gravita sont les deux familles d’engins de traction que produit l’usine de Kiel et que plébiscitent les opérateurs Avec une vingtaine de locomotives en construction, l’activité bat son plein à l’usine Voith Turbo Lokomotivtechnik de Kiel. Le groupe familial Voith s’est lancé dans la construction de locomotives thermiques à transmission hydraulique en 2005. Rappelons que cette décision a été motivée par la crainte de Voith de voir Vossloh abandonner le développement d’une puissante locomotive diesel-hydraulique faisant appel à son système de transmission.
    En 500 jours, le premier engin à bogies de configuration CC était développé et assemblé. La Maxima 40 CC a ainsi été dévoilée à Innotrans 2006. Deux ans plus tard, c’était au tour de la Gravita, seconde famille de locomotives, d’être sous les feux de la rampe de ce salon de référence.
    Installé sur les bords du canal de Kiel (Nord-Ostsee-Kanal), au nord de la ville, le constructeur est d’ores et déjà à l’étroit. Les 9 000 m² d’atelier érigés vont être complétés par un second bâtiment qui devrait être opérationnel au printemps. La capacité de production sera portée de 22 à 25 locomotives par an à un maximum variant de 62 à 80 unités, en fonction des modèles à construire et des équipements à intégrer. Aujourd’hui, le site emploie 180 personnes. Voith semble remporter aisément les contrats, alors qu’il n’est présent sur ce secteur que depuis trois ans. La renommée des produits de l’entreprise, comme les transmissions hydrodynamiques largement répandues dans le milieu ferroviaire, semble jouer en sa faveur. C’est ainsi que le 24 septembre dernier était signé un important contrat avec DB Schenker Rail, portant sur la livraison de 130 locomotives monocabine Gravita 10 BB à partir de 2010 et jusqu’en 2012.
    A quelques exceptions, comme le moteur thermique MTU ou ABC et le système de freinage Knorr-Bremse, les sous-ensembles constituant les locomotives sont conçus et construits par Voith Turbo Lokomotivtechnik ou par la division Voith Turbo à laquelle le constructeur est rattaché. Ainsi, transmissions, attelages, systèmes d’absorption d’énergie en cas de choc, cardans, blocs de refroidissement, systèmes informatiques de commande… sont « 100 % maison ». « Cette stratégie représente un gage d’efficacité, explique un représentant du constructeur, le client est alors assuré, tout au long de la durée de vie des engins acquis – une quarantaine d’années – d’avoir un interlocuteur unique capable de l’accompagner et de répondre à ses attentes. »
    Le management mis en place intègre d’emblée ce souci de qualité des produits et du service rendu aux clients. Cela constitue le cœur des valeurs définissant la « corporate identity » de Voith Turbo Lokomotivtechnik. Le constructeur met en place un réseau de service après-vente reposant sur un approvisionnement en pièces détachées et sur la fourniture de prestations d’entretien et de réparation. Divers lieux de stockage permettent de fournir rapidement les pièces nécessaires. La maintenance peut être assurée à pied d’œuvre par des équipes mobiles ou au sein d’un réseau d’ateliers partenaires. Le personnel dépend directement de Voith ou de ces partenaires. Voith a signé, le 25 septembre, un accord avec l’opérateur HGK afin d’assurer la maintenance de ses machines au sein de ses ateliers de Brühl-Vochem (près de Cologne) et de gérer le stock central de pièces détachées.
    Gravita ou Maxima, il n’existe pas de chaîne de production spécialisée. En fonction des besoins et des commandes passées, tels ou tels types d’engin se suivent. Un atelier tôlerie assure la construction des châssis de bogie et de locomotive, assemble puis prépare les caisses avant peinture et intégration des divers équipements. L’ensemble des tôles nécessaires sont découpées au laser dans un atelier contigu. Soulignons que le design futuriste des locomotives aux formes anguleuses facilite cette étape d’assemblage mécanique. Les caisses nues prennent ensuite place dans l’atelier de montage principal muni de deux voies. Là, en fonction du modèle commandé par le client, les équipements modulaires idoines provenant d’autres usines du groupe ou préparés sur site vont être montés. Puis la locomotive sera mise sur bogies et testée avant livraison.
    Dans le même temps, le constructeur instruit plusieurs dossiers d’homologation. La Maxima 40 CC a été approuvée en Allemagne par l’EBA (Eisenbahn-Bundesamt) à la fin de l’année 2008. La Maxima 30 CC, très proche sur le plan technique mais moins puissante, devrait suivre rapidement le même chemin. Environ trois mois supplémentaires seront ensuite nécessaires pour obtenir l’homologation néerlandaise, grâce au principe du « cross-acceptance ». Voith Turbo Lokomotivtechnik mène également des essais en Belgique, en Pologne, en République tchèque, en Slovaquie, etc. Dans ce dernier pays, une Maxima 40 CC a réalisé, en fin d’année 2008, différents parcours d’essais en coopération avec l’opérateur tchèque Viamont et la filiale slovaque de la compagnie autrichienne LTE. A partir de ce mois de février, une campagne de six mois est programmée en Pologne, pour une homologation attendue pour l’automne.
    La Gravita 10 BB entame également le processus d’homologation. Trois locomotives sont construites :
    – une première est équipée des systèmes allemand et néerlandais et roule au centre d’essais de Velim ;
    – une seconde est munie des équipements allemand et français et subit divers tests à Minden (site DB Systemtechnik) ;
    – la dernière est apte à l’Allemagne uniquement. Après avoir rejoint Velim en janvier pour des essais de frein, elle doit se rendre en mars sur le site du client suisse Panlog pour six mois de tests dans différentes configurations d’exploitation (vitesse lente, trains lourds, etc.).
    Au cours du second trimestre 2009, la première Gravita 15 BB, dont les performances sont à comparer avec celles de la G1206 BB de Vossloh, sortira des usines de Kiel. Un second prototype suivra dans la foulée.
    Précisons qu’en ce qui concerne l’ETCS (European Train Control System), Voith Turbo Lokomotivtechnik commencera les essais en 2009, en implémentant le système à bord de la première Gravita 15 BB ainsi que dans une Maxima 30 CC.
     

    Laurent CHARLIER

  • Guillaume Pepy pousse au TGV Fret

    Le président de la SNCF souhaite un service de fret ferroviaire à grande vitesse « Je veux mettre, dans des TGV, le fret qui est acheminé par les airs » a affirmé Guillaume Pepy, le président de la SNCF, le 5 février, en visite à Metz. Les pressions des associations écologistes et de défense de riverains poussent dans cette direction, ainsi que les interdictions des vols de nuit en vigueur dans plusieurs aéroports européens. La SNCF, qui vient de créer avec La Poste une filiale à 50-50 baptisée Fret GV pour acheminer du fret à grande vitesse, se dit aussi intéressée par un autre projet, promu par l’association Carex. Celle-ci cherche à lancer un service de fret ferroviaire à grande vitesse entre les plateformes aéroportuaires européennes. Mais ce projet est complexe et onéreux. Un nouveau matériel doit être complètement inventé pour permettre le chargement de fret express et de conteneurs. Le 23 janvier, Carex a auditionné les deux constructeurs retenus dans le cadre d’un dialogue compétitif, Alstom et Siemens. L’association a demandé aux constructeurs des précisions supplémentaires, qu’elle attend pour la fin février. À ce moment-là, elle pourrait lancer un appel d’offres sur le matériel à condition que des partenaires privés, des chargeurs, apportent leur engagement financier. Le projet prévoit 23 rames, au coût de 25 à 30 millions d’euros la rame. Soit un total tournant autour de 800 millions d’euros. Dans un premier temps, 8 rames seraient suffisantes pour relier un réseau desservant Roissy, Lyon-Saint-Exupéry, Amsterdam, Liège, Cologne et Londres. De nombreuses entreprises ferroviaires ont déjà fait part de leur intérêt pour assurer la traction. Dont la SNCF, mais aussi ses concurrents, la Deutsche Bahn et autres Veolia. Beaucoup de questions restent donc en suspens et le calendrier est serré : le TGV Cargo est espéré pour 2012, une date qui coïncide avec la tenue des Jeux Olympiques à Londres, susceptibles de générer d’importants flux logistiques.

  • Alcatel-Lucent gérera les communications de Madrid – Valence

    Alcatel-Lucent a été sélectionné par le consortium franco-espagnol Thales-Dimetronic pour fournir et gérer le réseau complet de communication sur la ligne à grande vitesse Madrid – Valence (440 km). Ce réseau, qui supporte le système de signalisation et de contrôle du trafic, doit garantir des hauts niveaux de fiabilité et de qualité de service. Il devrait être opérationnel au second semestre 2010.

  • Alstom fournira 20 trains X?Trapolis supplémentaires

    L’État de Victoria (sud-est de l’Australie) va acquérir 20 rames X’Trapolis auprès d’Alstom, pour un montant de 172 millions d’euros. Il s’agit, précise un communiqué d’Alstom du 3 février, de la levée d’une option comprise dans un contrat signé en janvier 2008, qui portait sur 18 rames X’Trapolis destinées au réseau de Melbourne. La livraison des nouveaux trains est prévue à partir du dernier trimestre 2010. Ces rames de 6 voitures compléteront la flotte de la ville de Melbourne, où 58 rames de 3 voitures X’Trapolis sont en circulation depuis 2002.

  • Le Canadien National et le Norfolk Southern créent le corridor MidAmerica

    Le Canadien National et la Norfolk Southern Corporation ont annoncé la création du « corridor MidAmerica ». Les deux réseaux partageront des voies entre Chicago, St. Louis, le Kentucky et le Mississippi afin d’établir des itinéraires plus courts et plus rapides pour le transport des marchandises et du charbon expédiés entre le Midwest (USA) et le Sud-Est (Canada). Dans le cadre de cette initiative, le CN et le NS projettent de créer un nouveau point d’accès dans le transport du charbon à Corinth, au Mississippi, afin de mieux relier les centrales électriques du Sud-Est desservies par le NS avec les producteurs de charbon du bassin de l’Illinois desservis par le CN. Le West Tennessee Railroad, qui relie Fulton à Corinth, est un élément clé de la nouvelle initiative ; il sera modernisé pour pouvoir recevoir des envois plus lourds et un trafic ferroviaire plus dense.

  • Alstom chargé des infrastructures de la Downtown Line de Singapour

    La Land Transport Authority (LTA) de Singapour vient de confier à Alstom Transport la réalisation des voies de la future Downtown Line (DTL) du métro, qui reliera les zones est et nord-ouest de l’île au quartier d’affaires (Central Business District) et à Marina Bay. Selon un communiqué d’Alstom du 6 février, le contrat, de 120 millions d’euros, comprend la conception, la fourniture des équipements, l’installation de 70 kilomètres de voies et d’un troisième rail d’alimentation électrique (750 V), ainsi que les tests et la mise en exploitation. Le contrat porte sur les phases 1 et 2 du projet Downtown Line (livraison en 2013 et 2015), qui en comprend trois. Des travaux seront également effectués sur l’extension de la North South Line existante. Alstom équipe déjà deux autres lignes du réseau de Singapour, la North East Line (NEL) et la Circle Line.

  • Al Rajhi remporte le génie civil de Médine – La Mecque

    Le consortium Al Rajhi a remporté l’appel d’offres pour le terrassement de la future ligne de à grande vitesse de 444 km Médine – La Mecque. Le résultat de cet appel d’offres, lancé par Saudi Railways Organization, concerne la première phase du projet : terrassement et ouvrages d’art. Al Rajhi a notamment pour partenaires Alstom et China Railway Engineering. Mais, précise-t-on chez Alstom, cette phase ne concerne pas le constructeur ferroviaire. Un autre appel d’offres a été lancé, concernant les gares, dont les plis viennent d’être ouverts.?Le troisième, concernant la voie ferrée, le matériel roulant et la maintenance, doit être lancé en 2009.? L’ensemble du projet est estimé à 6 milliards de dollars. Les responsables saoudiens pensaient d’abord à le réaliser en concession (BOT), avant de décider de le faire sur fonds propres.

  • Budapest reçoit ses premières Metropolis

    Alstom transport a livré le 9 février à l’opérateur de transport public de Budapest, BKV, les cinq premières rames de voitures Metropolis, destinées à la ligne 2 du métro. Les 170 voitures de ce contrat, signé en 2006, sont fabriquées à Katowice, en Pologne.