Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Tram retardé et révision du PDU relancée à Toulouse

    « Le planning est de plus en plus en plus tendu », a expliqué le président de Tisséo aux élus du comité syndical des transports en commun de l’agglomération toulousaine Les travaux de la première ligne de tramway toulousain, qui doit relier la station de métro-TER Arènes à Blagnac à partir de 2010, avancent normalement. Sauf sur le site de la Cartoucherie (ancienne usine GIAT utilisée par Tisséo comme dépôt de bus après la destruction du site de Langlade par l’explosion d’AZF). Des sondages effectués cet été ont montré une pollution bien supérieure à ce qui était prévu et aux seuils de référence : 250 mg/kg MS pour les hydrocarbures totaux et 300 mg/kg MS de plomb. Résultat : « le planning est de plus en plus en plus tendu », a expliqué le président de Tisséo aux élus du comité syndical des transports en commun de l’agglomération toulousaine réunis le 29 septembre dernier. Le traitement de cette pollution, causée par les activités de Tisséo, repoussera peut-être la mise en service du tram à la fin 2010. Le coût de la dépollution, évalué initialement à 1,5 million d’euros, est passé à 5,5 millions d’euros. Autre projet retardé : le lancement de la concertation préalable à l’enquête publique sur le prolongement de la ligne B. Le Grand Toulouse a souhaité mener en préalable une réflexion d’un ou deux mois sur les perspectives financières du syndicat mixte « pour se donner le temps d’y voir clair ». Ses partenaires concernés au premier chef par le prolongement trépignent… En attendant, la ligne B a battu tous ses records de fréquentation avec 158 540 passagers le 25 septembre, en hausse de 16 % par rapport à l’année précédente (année de sa mise en service). La fréquence des rames sera donc renforcée mi-octobre pour monter à 1min20 en demi-heure de pointe, a annoncé le président de Tisséo. La révision du Plan des Déplacements Urbains, retardée depuis plusieurs années pour cause de blocages politiques, est relancée. Son calendrier, voté par les élus du SMTC, prévoit des réunions de commissions jusqu’à fin 2008, la rédaction du projet de révision en janvier 2009 pour une approbation finale en décembre 2009.
     

    Catherine STERN

  • Le site d?information du trafic de la Cub fait peau neuve

    Au bout de six ans d’existence, le site de la communauté urbaine de Bordeaux (Cub) s’est offert une restructuration en profondeur Le site de la Cub avait bien joué son rôle au moment de sa création et dans les années qui ont suivi mais, la situation évoluant, il fallait qu’il change de configuration. Au départ, ce site avait pour mission de renseigner les bordelais sur l’avancement du chantier du tramway et des travaux concomitants et de leur proposer des itinéraires alternatifs. Il a ensuite intégré l’ensemble des gros travaux sur le territoire de la Cub. Les contraintes liées aux divers chantiers ont bien diminué ces derniers temps, il importait donc de donner un nouveau souffle au site tout en répondant aux demandes de la population. Les services de la Cub ont rédigé un cahier des charges avec le concours technique de la SEM Gertrude qui régule la circulation sur son territoire, et c’est l’entreprise Addeo qui a été retenue. La refonte du système a coûté 60 000 euros intégralement financés par la Cub. Plus riche et plus réactif, le nouveau site présente toujours la cartographie des chantiers mais donne des informations rafraîchies toutes les 5 minutes sur l’état du trafic. Il propose des temps de parcours sur trois grands axes : les quais, les cours et les boulevards dans les deux sens. Dès 2009, des voies radiales telles que l’avenue Thiers seront rajoutées. Les parcs de stationnement publics de la Cub et les parc-relais sont aussi listés, localisés et décrits avec leur capacité d’accueil. Là aussi, une amélioration sera apportée rapidement, précise Pierre Gauter, ingénieur du pôle opérationnel voirie de la Cub. Le taux de remplissage devrait être indiqué afin que les automobilistes puissent s’orienter entre les différents lieux de stationnements en toute connaissance de cause. Autre nouveauté, l’annonce mois par mois de manifestations – matchs de football, course pédestre, grands évènements – pouvant avoir un retentissement sur la circulation. Enfin, des indications générales sont données sur les mesures de sécurité, les autres modes de transport et des liens renvoient vers d’autres sites. Les visiteurs du site qui ne veulent pas se laisser surprendre ont l’opportunité de s’abonner pour recevoir des mails d’information lorsque surviennent sur la voie publique des incidents susceptibles de perturber la circulation tels que des accidents ou des incendies. Pour nourrir ce site, la Cub s’appuie sur les 700 capteurs qui équipent les 159 km de voies communautaires déjà installés pour alimenter Gertrude. Elle est aussi en relation avec la Direction interdépartementale des routes atlantiques qui lui fait remonter des informations sur les 45 km de la rocade, enfin les communes, les polices municipales ou Véolia apportent aussi leur contribution. Grâce à ces contributions multiples, l’automobiliste a une vision globale du trafic sur l’ensemble de la Cub, quel que soit le gestionnaire du réseau. Ce nouveau site a reçu un accueil chaleureux puisqu’il enregistre en moyenne 3 000 visites par jour avec une pointe à 5 000 alors que l’ancienne mouture n’en suscitait que 8 000 par mois. Face à un tel enthousiasme, les techniciens de la Cub se sont demandé s’il ne serait pas nécessaire d’opter pour un serveur plus puissant. Quoi qu’il en soit, le logiciel mis en place permettra, lui, de faire évoluer en interne le site, de l’enrichir et de rendre les informations encore plus dynamiques. Pierre Gauter pense, par exemple, à la mise en place d’un calculateur d’itinéraires permettant de comparer sur un même parcours les temps des déplacements en voiture, en tramway ou en vélo.
     

    Claude MANDRAUT
     

  • Neoval se dévoile en présérie

    Les présidents du groupe Lohr et de Siemens Transportation Systems France ont dévoilé à Duppigheim le premier véhicule de présérie issu du programme Neoval Lohr et Siemens ont présenté le 8 octobre le premier véhicule de présérie issu de leur programme commun Neoval, prévu pour une commercialisation en 2010. Partenaire industriel du projet, Lohr Industries a procédé à sept mois de tests sur le châssis, dont les solutions techniques sont inspirées de son expérience dans le transport routier (pneus, roues aluminium) et dans le tramway (rail central de guidage actif), et dessiné une cabine déclinée en versions urbaine Cityval et aéroportuaire Airval. « Neoval est prêt à être produit en série. Nous avons répondu à l’appel d’offres sur l’aéroport de Francfort, pour une ligne qui desservira le troisième terminal distant de 5 kilomètres des deux premiers », annonce Pascal Duch, directeur technique de Siemens Transportation Systems. Une desserte de zone industrielle à New Delhi est également ciblée, en commande de lancement. La mise au point du Neoval a mobilisé 62 millions d’euros d’investissement, financés sur fonds propres des deux partenaires, soutenus à hauteur de 26 millions d’euros en subventions et en avances remboursables par l’Agence d’innovation industrielle. « Par rapport au Val, en service sur douze lignes, depuis Lille en 1982 jusqu’à Uijeongbu en Corée en 2011, Neoval apporte une configuration flexible qui peut varier d’un à six véhicules », explique Pascal Duch. Le système de guidage monotrace, le châssis autonome et les soufflets d’intercirculation entre les véhicules constituent d’autres progrès par rapport au Val, qui restera commercialisé par Siemens. Les référentiels normatifs nord-américains ont été intégrés en complément des normes européennes dès la conception du système, pour faciliter l’accès aux contrats outre-Atlantique. Une deuxième version du Neoval est déjà à l’étude, pour une industrialisation prévue en 2013 : elle disposera du système amélioré de récupération de l’énergie au freinage et de modules de batteries embarquées, pour s’affranchir de son alimentation entre les stations. Neoval promet une vitesse maximale de 80 kilomètres/heure, pour une exploitation entre 36 et 40 kilomètres/heure selon la configuration du réseau. Pour Lohr, « chaque rame industrialisée entraînera la création d’un emploi sur une année », calcule Alain Bodel, président du directoire. L’usine de Duppigheim produit actuellement deux rames de tramway Translohr par mois.
     

    Olivier MIRGUET

  • La ligne Albi ? Castres double sa fréquentation

    Un bus circule sur le réseau Tarn Bus pour faire connaître lignes, horaires et tarifs C’est en ouverture des 23e journées Agir sur le transport public indépendant qui se sont tenues à Albi les 25 et 26 septembre dernier que Thierry Carcenac, président du conseil général du Tarn, a lancé une grande campagne de communication destinée à faire mieux connaître Tarn Bus. Spots radio, jeu concours avec le quotidien local… et un bus de démonstration qui sillonnera le département pour faire connaître lignes, horaires et tarifs. Pourtant, le réseau vit déjà une réussite exceptionnelle. Les 17 lignes régulières du réseau interurbain ont connu un accroissement de 48 % de leur fréquentation en un an, et la seule ligne Albi-Castres une hausse de 111 % ! « En juillet 2007, quand on disait espérer une hausse de 40 % de la clientèle commerciale avec notre nouveau schéma départemental des transports, on nous prenait pour des fous, se souvient Jean-Franck Cornac, directeur des transports au conseil général du Tarn. Aujourd’hui, on est à +48 %, même si le gasoil nous a un peu aidés ! ». Les objectifs du volet transport du schéma départemental des déplacements de 2006 étaient simples : promouvoir les transports en commun et assurer l’accès à toutes les communes de ce département rural pour offrir une alternative réelle à la voiture, en ciblant notamment les trajets domicile-travail. Le réseau est devenu plus lisible et dynamique grâce à nouvelle identité visuelle. Plusieurs lignes se sont renforcées, une nouvelle ligne a été ouverte à l’ouest du département, et les horaires ont été harmonisés avec les bus urbains d’Albi. La mesure la plus innovante a été le cadencement au quart d’heure le matin et le soir de la ligne Albi-Castres, avec 21 allers-retours quotidiens. En moins de deux ans, le succès a été fulgurant. Pendant un peu plus d’un an, le cadencement a permis d’augmenter la fréquentation à moyens constants. Mais à partir de décembre 2007, il a fallu rajouter un bus et passer le cadencement à 10 minutes entre 6h30 et 7h. Début septembre 2008, JLC Tourisme, le prestataire de la ligne, a dû acheter un autre bus et passer le cadencement à 6 minutes. « Nous laissions trop de monde aux arrêts », explique Jean-Franck Cornac, qui chiffre le surcoût annuel à 100 000 euros. Parallèlement au renforcement du réseau, un tarif unique extrêmement attractif a été mis en place : 2 euros le trajet, 15 euros les dix voyages et 40 euros l’abonnement mensuel illimité. Aucune chance donc de récupérer les frais de fonctionnement supplémentaires en recette commerciale. « Le transport urbain ne s’équilibre pas plus que l’urbain, c’est un service public que nous assurons, explique le directeur des transports qui reconnaît tout de même un gros souci de financement. Nous ne touchons aucun versement transport ni aucune aide ! En 2009, la hausse du carburant pourrait nous coûter un million d’euros en comptant le transport scolaire. » Cette politique volontariste a marqué une nouvelle étape en septembre 2008. Trois nouvelles lignes sont cadencées entre Albi et Carmaux, Gaillac, Graulhet). La première ligne express empruntant l’autoroute est lancée entre St-Sulpice-sur-Tarn et Albi, faisant gagner 15 minutes aux voyageurs. D’ici la fin de l’année, un titre combiné interurbain-urbain avec le réseau Albi Bus sera inauguré, dans un département équipé de titres magnétiques sans contact depuis déjà 10 ans. La hausse de la fréquentation n’est pas prête de s’arrêter dans le Tarn !
     

    Catherine STERN

  • Le tramway marseillais retrouve le chemin du tunnel

    Depuis le 28 septembre à 5h, le tramway de Marseille emprunte de nouveau le tunnel de Noailles et compte deux lignes bien distinctes. Cet ouvrage de 630 mètres mis en service en 1893 a été utilisé jusqu’en 2004 par le tramway 68. Vingt mois de travaux, entre novembre 2006 et juillet 2008, et des essais entre juin et septembre 2008, ont été nécessaires pour le mettre aux normes de sécurité et d’accessibilité. Il a notamment fallu construire deux puits de ventilation, des itinéraires d’évacuation des piétons en tunnel, effectuer d’importants travaux d’étanchéité, restructurer la station souterraine de Noailles et ses accès, etc. Le coût des travaux est de 15 millions d’euros, financés par la communauté urbaine de Marseille, le tramway étant exploité par la Régie des transports de Marseille (RTM). Le gabarit du tunnel n’a pas été modifié et reste, comme à l’origine, de 6,5 m de large par 4,45 m de haut. Conséquence : il n’a qu’une seule voie, d’où une circulation alternée qui ne va pas simplifier le respect des fréquences de passage. Le tunnel qui part du boulevard Chave et passe sous la place Jean Jaurès, aboutit à la station Noailles, où s’effectue la correspondance avec la ligne 2 du métro, et à la place des Capucins, à 150 m de la Canebière. Grâce à cette extension, la communauté urbaine de Marseille compte porter la fréquentation du tramway de 40 000 à 50 000 voyageurs par jour. Tunnel et station souterraine complètent le tramway marseillais inauguré en juillet 2007. Celui-ci compte désormais la ligne 1 Les Caillols/Noailles, longue de 6,1 km, et la ligne 2 Blancarde – Foch/Euroméditerranée – Gantès, de 5,1 km. Cette dernière sera prolongée de 700 m vers le port de Marseille pour aboutir au pied de la tour CMA-CGM en cours de construction. Les appels d’offres vont être passés pour une mise en service attendue en 2010.
     

    José SOTO

  • Les collectivités avancent sur le financement de la LGV Sud-Europe Atlantique

    Les collectivités territoriales, qui contribuent à hauteur d’environ 25 % au projet de ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique, ont trouvé « 90 à 95 % » des financements, a indiqué le 30 septembre le secrétaire d’Etat aux Transports, à l’issue d’une réunion à Bordeaux avec des élus des 51 collectivités locales de six régions concernées. Dominique Bussereau a aussi évoqué la possibilité de solliciter l’Union européenne pour « quelques financements européens supplémentaires » et de demander à la Caisse des dépôts des « prêts à des conditions avantageuses ». Une nouvelle réunion est prévue à Bordeaux le 13 novembre en vue de finaliser un « protocole d’intention pour la réalisation de la LGV-SEA ».

  • Alstom réorganise sa direction

    Au 1er novembre, Thierry Best (49 ans) devient directeur des opérations pour le matériel roulant et les composants. Précédemment directeur des projets, il sera remplacé par Alberto Pedrosa, 54 ans, ex-directeur du matériel roulant. Emilio Gallocchio (60 ans) est nommé directeur des opérations pour la signalisation, la maintenance et les services et les solutions de transport intégrées. Il était jusqu’à présent directeur de la zone Europe du Sud. Son remplaçant est Marc Chatelard, 58 ans, ex-directeur de la zone Asie-Pacifique. C’est Dominique Pouliquen, 49 ans, qui occupera ce poste après avoir quitté la direction de la maintenance et des services.

  • Contournement Nîmes – Montpellier : l?appel à candidatures est lancé

    RFF a lancé le 19 septembre l’appel à candidatures pour la réalisation et l’exploitation de la ligne du contournement de Nîmes et Montpellier. Dans le prolongement de la LGV Med, elle s’inscrit aussi dans le cadre du développement du corridor D (Valence-Lyon-Turin-Budapest) pour le fret européen. Son coût est estimé à 1,4 milliard d’euros, l’Etat apportant 685 millions d’euros, les collectivités locales 420 millions, dont 300 pour Languedoc-Roussillon, RFF 130 millions, et l’Europe 65 millions.

  • Un gestionnaire opérationnel unique pour les gares

    Conscient des problèmes que posent d’ores et déjà dans les gares l’arrivée de la concurrence et les exigences de l’intermodalité, le sénateur Haenel s’est attaqué au problème, en précisant d’emblée que « la propriété des gares n’est pas le problème ». Il s’agit surtout selon lui de créer un gestionnaire opérationnel unique, dans les principales gares multimodales, rôle que « pour l’instant seule la SNCF peut assurer », mais « pas toute seule ». Il faudrait donc créer des comités de gares associant les autres opérateurs, les AOT (autorités organisatrices de transport), RFF, les usagers etc.

  • Le Tarn favorise le covoiturage

    Prenant acte d’une pratique existante, le conseil général du Tarn a aménagé début 2008 une aire de co-voiturage de 70 places à la bretelle de sortie vers Gaillac de l’A68, très employée par les tarnais travaillant à Toulouse. Une ligne régulière desservant cette aire vient de démarrer, permettant aussi aux habitants des côteaux du Gaillacois de se rendre à Albi en transports en commun. Le département mène actuellement une étude pour l’implantation de nouvelles aires de covoiturage, en se basant là encore sur l’observation in situ des habitudes de Tarnais.