Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Un pont en plastique renforcé de fibres de verre en Allemagne

    Long de 27 m et large de 5 m, ce pont pesant 80 t a été transporté, posé et mis en service dans la même journée Déjà largement apprécié pour sa légèreté dans la construction de véhicules (en particulier pour les nez ou faces avant de trains), le plastique renforcé de fibres de verre (PRV) gagne les infrastructures. C’est ainsi que le premier pont composite en acier et PRV a été mis en service en Allemagne, à Friedberg (Hesse). Ce pont routier est le résultat d’une coopération entre l’Administration des routes et des transports du Land de Hesse (HSVV) et l’institut Itke, spécialisé dans les constructions au sein de l’université de Stuttgart. Long de 27 m et large de 5 m, ce pont pesant 80 t est constitué d’un tablier de PRV collé sur une superstructure formée de deux supports en acier. Entièrement préfabriqué et transporté en entier jusqu’au chantier, où il a été scellé dans la même journée à des paliers de béton, le pont de Friedberg a été immédiatement opérationnel, les perturbations ayant été limitées à quelques heures. Et à long terme, selon ses promoteurs, ce nouveau type de pont pourrait être exploité pendant environ 50 ans sans travaux, du fait qu’il est épargné par la corrosion, alors que les ponts classiques nécessitent des mesures de maintenance après 15 ou 20 ans de service. Toujours est-il qu’un programme de suivi sur plusieurs années est prévu pour cette structure innovante. Mise en œuvre sur un pont routier, cette technique rapide pourrait s’avérer très utile lors de travaux liés à la modernisation des voies ferrées. En particulier pour les électrifications (qui obligent parfois à reconstruire les passages supérieurs pour des questions de gabarit) ou la création de passages supérieurs, par exemple dans le cadre de la suppression de passages à niveau.
     

    Patrick LAVAL

  • Jusqu?à 85 % sortis des caisses de la région Picardie

    Objectif de la Picardie : rendre le train partout compétitif par rapport à la voiture. 73 des 184 millions d’euros investis dans le rail d’ici à 2012 sortiront de ses caisses Cinquième région TER en termes de trafic, la Picardie montre son engagement fort en faveur du ferroviaire, en dehors même de ses compétences légales « et alors même que les principaux partenaires institutionnels, Etat, RFF sont défaillants », peut-on lire dans les conclusions de ses réflexions menées au moment du Grenelle de l’environnement. Premier exemple : la ligne Amiens – Compiègne, dont la modernisation était inscrite au contrat de plan 2000-2006. « On a dû compenser l’insuffisance de participation de l’Etat, qui n’a pas mis les 18 millions d’euros prévus, et finalement plus de 83 % du montant des travaux ont été financés par la région », déplore Daniel Beurdeley, vice-président chargé des transports au conseil régional de Picardie. Le conseil régional a en effet apporté 30,9 des 37,2 millions d’euros nécessaires à la modernisation de ces 76 km de voie unique. En deux ans et jusqu’au milieu de l’année prochaine : un renouvellement de voie et de ballast, des rectifications de courbes serrées afin d’autoriser des vitesses, selon les sections, de 110 à 140 km/h contre 100 aujourd’hui, ainsi que la mise en œuvre de la signalisation automatique et de l’automatisation des 12 passages à niveaux. L’objectif est de gagner de 15 à 18 minutes sur le trajet Amiens – Compiègne et de permettre ainsi aux nombreux étudiants et salariés pendulaires de choisir le train plutôt que l’automobile. « Dans la configuration actuelle, le train, qui met 1 heure 30, n’est pas compétitif, reconnaît Daniel Beurdeley. Notre objectif est qu’on puisse faire facilement l’aller-retour dans la journée avec un trajet plus rapide et au moins douze dessertes dans chaque sens, qui seront proposées au lieu de huit. » De fait, sur les 163 déplacements enregistrés dans la zone, seulement 4 % sont assurés par le train. Un train qui a pourtant séduit davantage depuis l’arrivée de sept nouveaux autorails et la mise en place, en 2003, de deux allers-retours supplémentaires, puisque sa fréquentation a progressé de 20 %. « Même sans être performante par rapport à la voiture, la ligne voit son trafic augmenter », assure-t-il, comme preuve du potentiel du ferroviaire. « Cet axe, pourtant, n’intéresse ni la SNCF ni RFF, pour lesquels cette ligne comme d’autres en Picardie sont plus ou moins vouées à la fermeture », analyse le vice-président aux transports. Deuxième exemple d’investissement régional : les gares et les quais de la ligne Amiens – Laon – Saint-Quentin, une opération du précédent CPER. « Là aussi, on a mis plus que notre part avec 85 % des 24 millions d’euros… », poursuit l’élu. Autre chantier en Picardie, hors CPER, cette fois : la modernisation du tronçon Beauvais – Abancourt sur la ligne qui file ensuite jusqu’au Tréport, qui concerne les voies et les gares. Des points d’arrêts qui, pour se maintenir en état, engloutissent chaque année 2 millions d’euros du budget régional, la collectivité en étant le principal financeur (avec l’aide de RFF et de la SNCF). Sans compter les travaux pour raisons de sécurité ni l’accélération du programme de mise en accessibilité pour les PMR, soit 105 millions d’euros jusqu’en 2015 pour les 33 gares les plus importantes de la région, représentant donc une dépense de plus de 10 millions d’euros par an. Le contrat de projet signé en 2007 est largement aussi ambitieux que le précédent CPER. L’engagement financier de la région y est toujours aussi important : a priori 73 millions des 184 millions d’investissements prévus sortiront de ses caisses. Et sans doute plus si l’on se réfère au passé. Parmi les chantiers les plus importants : la modernisation de Creil – Beauvais, de Creil – Chantilly et des accès en région parisienne de façon générale, ou encore celle d’Amiens – Rang-du-Fliers, en limite du Nord-Pas-de-Calais, dont l’électrification est par ailleurs à l’étude. La région tient par ailleurs à s’affirmer comme maître d’ouvrage sur des études de dessertes visant à revitaliser certaines lignes en perte de vitesse (Creil – Beauvais ou Crépy – Compiègne, par exemple). Elle étudie parallèlement les possibilités d’améliorations sur l’axe Creil – Roissy. « On ne pourra pas continuer comme ça très longtemps », prévient toutefois Daniel Beurdeley, qui fait l’addition. « Il y a aussi les 60 millions d’euros par an pour renouveler le matériel roulant, compensés à hauteur de 13 millions d’euros, la tarification sociale… Au total, le budget transport de 270 millions d’euros représente 27 % du budget de la région (1 milliard), le deuxième après l’éducation et la formation. A un moment, ça va coincer… » D’autant que la région Picardie n’a pas l’intention de laisser fermer des lignes. « Nous croyons au transport public. Même si sur Abbeville – Le Tréport, huit trajets sur dix sont effectués en voiture, il est possible d’inverser la tendance en y mettant les moyens. » S’il faut pour cela réaliser un grand emprunt, on s’y prépare. « Pourquoi pas ? », assure l’élu, qui a pourtant une meilleure idée : l’affectation d’une nouvelle ressource à l’autorité organisatrice. « Une taxe payée par les entreprises, comme le versement transport », serait la bienvenue. Taxe ou pas, la volonté ne faiblira pas dans la région de France qui, à 91 euros par an et par habitant, paye le plus pour ses transports ferroviaires.    
     

    Cécile NANGERONI

  • La DB souffle NordCargo à la SNCF

    En rachetant 49 % du capital de NordCargo, la DB contrecarre les plans de Fret SNCF, très intéressé par une alliance avec le n° 1 du fret privé transalpin Nouveau coup dur pour la SNCF. Son puissant voisin, la DB, va racheter 49 % du capital de NordCargo, un opérateur de fret italien avec qui les Français étaient également en négociations. « C’était l’opération qu’il ne fallait surtout pas manquer, témoigne un proche du dossier. NordCargo est idéalement situé dans le nord de l’Italie, il est positionné sur le combiné, sur la sidérurgie. C’était l’entreprise parfaite pour une alliance. » La DB ne s’y est pas trompée. Elle est parvenue à prendre les Français de vitesse, que des fuites dans la presse donnaient pourtant gagnants au mois de mai. « Railion a mis le petit plus au bout du chèque qui permet de faire la différence », soupire la même source. Grâce à cette opération, dont le montant n’a pas été communiqué, DB Schenker renforce son offre de transport sur les axes nord – sud, en s’alliant à un opérateur jeune et solide, aux trafics en forte croissance. Née en 2003, la société, basée à Milan, est aujourd’hui présente en Allemagne, en Suisse et en Italie. Elle opère 126 trains par semaine, emploie 182 salariés et affichait en 2007 34 millions d’euros de chiffre d’affaires. Tout cela ne pèse pas bien lourd, au regard des 18 milliards d’euros de CA de Schenker, mais NordCargo, membre de l’alliance « European Bulls », n’en reste pas moins le principal challenger de Trenitalia, autrement dit le n° 1 du fret privé italien. Un actif très stratégique donc. Mathias Emmerich, en tout cas, en était persuadé. L’ex-n° 3 de Fret SNCF s’était beaucoup investi sur le dossier jusqu’à son éviction par Pierre Blayau. Techniquement, la prise de participation de Schenker se fera par l’intermédiaire de Railion Italia. Il s’agit de l’ancienne « Strade Ferrate del Mediterraneo », dont la DB a acquis 95 % en 2004. Egalement basée à Milan, elle compte aujourd’hui une soixantaine de salariés. « Il existe de nombreuses synergies entre les deux sociétés, s’est félicité Norbert Bensel, le patron de Schenker. Elles disposent maintenant de la dimension nécessaire pour développer nos activités de transport de fret en Italie, à un rythme encore plus soutenu. » De ce côté du Rhin, les témoignages sont beaucoup plus grinçants. « Heureusement qu’on ne compte pas les points, parce qu’en ce moment le score serait proche du 10-0 », ironise un cadre cheminot, friand de métaphore sportive. Autrement dit, pour paraphraser le footballeur Gary Lineker, le fret est un sport qui se joue à onze contre onze, et, à la fin, ce sont toujours les Allemands qui gagnent.
     

    Guillaume KEMPF

  • Nord-Pas-de-Calais : oui à la modernisation, non à la rénovation

    Les édiles du Nord-Pas-de-Calais tiennent à valoriser le transport ferroviaire. Les projets foisonnent, un emprunt d’un milliard d’euros a d’ailleurs été souscrit pour les réaliser « Nous ne payons pas la régénération des voies, c’est de la compétence de l’Etat ! », énonce d’emblée Jeannine Marquaille, la vice-présidente chargée des transports et de l’infrastructure en Nord-Pas-de-Calais. Une région pourtant « très volontariste », dans laquelle le volet ferroviaire du contrat de projet 2007-2013 comprend 840 millions d’euros d’investissements, dont seulement 100 millions seront payés par l’Etat. « La région vient de réaliser un grand emprunt d’un milliard d’euros qui, pour l’essentiel, sera utilisé dans les grands projets ferroviaires », poursuit l’élue. Des projets de modernisation, d’aménagement et de création de voies nouvelles. Sont ainsi prévues, côté fret : la desserte de la plate-forme fret de Marquion à partir de la ligne Arras – Cambrai ; la modernisation du triage de Somain et la réalisation d’un grand contournement fret de Lille qui permettra de libérer des sillons pour les TER. Côté voyageurs : la modernisation de la ligne Lille – Sambre – Avesnois pour une desserte rapide à 200 km/h, l’électrification et le doublement des voies entre Calais et Dunkerque, la suite de l’électrification entre Boulogne et Rang-du-Fliers, en limite de la Somme (projet mixte fret-voyageurs), ou encore l’étude d’un projet de desserte de type RER entre Lille et le bassin minier. Enfin, dans le cadre du désenclavement et du développement du Haut-Cambrésis, il est prévu de rétablir la liaison ferroviaire Valenciennes – Mons. Ainsi, début juillet, le conseil régional a annoncé qu’il allait investir 200 millions d’euros sur cinq ans dans le réaménagement de la ligne Lille – Valenciennes – Aulnoye-Aymeries, « afin de gagner 30 % sur le meilleur temps entre Lille et Fourmies ou Maubeuge, qui est d’une heure quinze aujourd’hui ». L’objectif est aussi d’instaurer une desserte cadencée. Dès décembre 2009, la région espère gagner dix minutes grâce aux 70 millions d’euros investis par RFF dans l’amélioration du réseau. Car, « dans le cadre du contrat de projet, nous avons obtenu de RFF un engagement supplémentaire de 180 millions d’euros sur ses budgets propres pour de la régénération », poursuit Jeannine Marquaille. L’élue, qui reconnaît par ailleurs que même si, par principe, la région ne s’engage pas dans la rénovation pure et simple des infrastructures, « quand la modernisation est faite, l’entretien est fait également, et RFF est tranquille pour dix ou quinze ans ». Il faut dire aussi que le Nord-Pas-de-Calais ne fait pas partie des régions ferroviaires les plus déshéritées, ses voies ne souffrant pas de limitations de vitesse notables, à part une section dans le Cambrésis, en direction de l’Aisne. De plus, RFF a un gros chantier de régénération en cours sur la ligne Douai – Valenciennes, l’une des plus « malades ». Enfin, l’inauguration récente de la deuxième voie, sur 22 km, entre Béthune et Don-Sainghin, à laquelle s’ajoute l’électrification en cours, permettra de renforcer la desserte TER. La région y a contribué à hauteur de 42,5 %, soit 36,6 millions d’euros sur un total de 86 millions d’euros. La vice-présidente en charge des transports rappelle aussi que la région a, une fois au moins, payé la réfection des voies ferrées : « La ligne reliant Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise, sur le littoral, a été refaite à nos frais car RFF n’y voyait pas de rentabilité, alors qu’elle avait un intérêt en termes d’aménagement du territoire. La région a dû financer 98 % des travaux de régénération… » Une exception qui confirme la règle.
     

    Cécile NANGERONI

  • Un coup de jeune dans le Limousin en 2011

    Plus de 100 millions d’euros seront injectés dans la modernisation du réseau limousin d’ici à 2012. Un plan rail est ici venu s’ajouter aux opérations du contrat de projet En 2011, si tout va bien, le réseau ferroviaire limousin aura pris un sacré coup de jeune. Et ce sera notamment grâce au conseil régional, qui a pris le mors aux dents en début d’année. « Nous faisons des efforts importants pour développer l’offre, rénover les gares et le matériel roulant, mais cela ne sert à rien si les trains circulent à une allure d’escargot ! », déplore Jacques Gangler, chef du service infrastructures et transports au conseil régional. Et des limitations permanentes de vitesse, le Limousin en dénombre cinq, dont l’une s’est même transformée en fermeture pure et simple. « Compte tenu de l’ampleur des ralentissements auxquels nous étions confrontés, nous nous sommes rapprochés de la direction régionale de RFF et des services de l’Etat afin de bâtir un plan rail, car sinon se posait la question du bien-fondé de l’exploitation du réseau ! », poursuit-il. Car bien évidemment, quand une ligne a fait l’objet d’opérations de rénovation sur quelques petits tronçons, « c’est le dénominateur commun qui conditionne le fonctionnement de la ligne ». Les discussions ont abouti à la signature, le 3 avril, d’un plan global de modernisation du rail à hauteur de 108 millions d’euros, dont 36 millions s’ajoutent aux 72 millions initialement prévus par le contrat de projet signé l’an passé. Il faut dire que mis à part Paris – Orléans – Limoges – Toulouse, qui a eu droit à son RVB et à une nouvelle signalisation (265 millions d’euros), Nexon – Limoges, et Bordeaux – Périgueux – Limoges – Montluçon – Lyon, axes électrifiés à double voie, le reste du réseau limousin (862 km) est constitué de lignes à voie unique qui se trouvent dans les catégories 7 à 9 du classement UIC. « C’est-à-dire dans les tréfonds… et avec pour seule perspective de voir ces infrastructures péricliter, souligne le chef du service. C’est une situation inacceptable, d’autant qu’on ne peut exclure d’autres difficultés à venir. » Un héritage de l’histoire : les lignes ont été construites à moindre coût par des compagnies privées (Compagnie de Paris à Orléans, Compagnie des Charentes), dans des lieux aux reliefs accidentés. Mais aussi le résultat d’investissements insuffisants. « Ces liaisons ne bénéficient pas d’opérations de régénération, mais seulement d’un entretien courant, relève le rapport au conseil régional du 19 mars. Cette maintenance, certes régulière, non seulement ne permet pas d’amélioration, mais encore n’empêche même pas un vieillissement accéléré. La qualité de la géométrie de la voie est en décroissance sensible et le nombre de défauts ponctuels croît de façon significative. » Pour faire face à cette situation d’urgence, le plan voté prévoit d’investir 36 millions d’euros en trois ans. Ainsi, en plus des 47 millions inscrits au CPER 2007-2013 pour moderniser Limoges – Poitiers et des 25 millions pour la section Saint-Sulpice-Laurière – Guéret de la ligne Limoges – Guéret, deux axes principaux seront remis à niveau grâce à la nouvelle enveloppe. D’abord, Brive – Tulle, où, après l’intervention de RFF cette année, une deuxième opération d’envergure de 12 millions d’euros doit être réalisée en 2009. Ensuite, Limoges – Ussel, sur lequel des travaux ont déjà été réalisés par RFF l’an dernier, mais où 42 km restent à régénérer pour un montant évalué à 24 millions d’euros. Ensuite, s’ajoutent des opérations programmées et payées par RFF pour 10 millions d’euros sur les axes Limoges – Périgueux, en 2011, et Guéret – Montluçon avec des travaux à hauteur de Lavaufranche, en 2009. En plus de sa participation au CPER, la région ne finance finalement « que » 12 millions des 36 millions d’euros, ce qui est inclus au budget transport et ne nécessite pas d’emprunt spécifique. Mais rien ne dit qu’elle ne devra pas mettre de nouveau la main à la poche dans trois ans.
     

    Cécile NANGERONI

  • Les collectivités avancent sur le financement de la LGV SEA

    Les collectivités locales ont trouvé la quasi-totalité des 25 % de leur contribution pour le projet Les collectivités territoriales, qui contribuent à hauteur d’environ 25 % au projet de ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique, ont trouvé « 90 à 95 % » des financements, a indiqué, le 30 septembre, le secrétaire d’Etat aux Transports, à l’issue d’une réunion à Bordeaux avec des élus des 51 collectivités locales de six régions concernées. « C’est une excellente étape, nous ne sommes plus très loin de la ligne d’arrivée », estime Dominique Bussereau. Compte tenu de l’importance des engagements financiers demandés aux collectivités, le secrétaire d’Etat a aussi évoqué la possibilité de solliciter l’Union européenne pour « quelques financements européens supplémentaires » et de demander à la Caisse des dépôts des « prêts à des conditions avantageuses » en termes de taux et de durée. La LGV SEA s’inscrit dans un ensemble de 4 lignes à grande vitesse (Tours – Bordeaux, Bordeaux – Toulouse, Bordeaux – Espagne et Poitiers – Limoges) pour lesquelles l’Etat a en effet engagé une concertation avec les collectivités territoriales concernées sur les principes de financement. Le coût des branches Tours – Bordeaux, Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Espagne de la LGV SEA est actuellement estimé à 12,6 milliards d’euros (selon les conditions économiques de juin 2006), dont 5,6 milliards (environ 7,1 milliards courant) pour la branche Tours – Bordeaux. Les financements publics nécessaires aux projets sont apportés sur la base d’une répartition à parts égales entre l’Etat et les collectivités territoriales, Réseau ferré de France (RFF) et ses éventuels partenaires privés prenant le reste de la somme en charge. Une nouvelle réunion est prévue à Bordeaux le 13 novembre, au cours de laquelle M. Bussereau espère voir finalisé un « protocole d’intention pour la réalisation de la LGV SEA ».
     

    Marc CARÉMANTRANT

  • Doutes sur la faisabilité d?un tunnel ferroviaire entre l?Espagne et le Maroc

    Une étude géologique remet en cause la faisabilité du projet de tunnel ferroviaire sous le détroit de Gibraltar, entre l’Espagne et le Maroc, indique El Pais du 28 septembre. La présence de deux portions argileuses au centre du détroit rendrait incertaine la possibilité de percer le tunnel, selon une étude récemment parvenue à la société espagnole Seceg, chargée de piloter le projet avec la marocaine Sned. « Jamais des travaux publics ont fait face à de telles incertitudes », a indiqué au quotidien le président de Seceg, Angel Aparicio. Ces incertitudes arrivent au moment où les ministres des Transports des deux pays prévoyaient de demander auprès des ministres de l’UE un financement pour ce projet lancé en 2006. L’ouvrage, composé de deux tunnels et d’une galerie de service, mesurerait 38,7 km, dont 28 sous la mer jusqu’à 400 m de profondeur.

  • La cinquième république célébrée dans le métro

    Pour fêter les 50 ans de la Ve République, la RATP et l’Assemblée nationale ont inauguré, le 1er octobre, une fresque, intitulée Des Paroles et des Actes, dans la station Assemblée nationale. Sur un quai, les mots mettent en avant le travail législatif. Sur l’autre, les portraits des Présidents de la République qui se sont succédé. Cette œuvre temporaire imaginée par l’agence de design Curius peut être vue jusqu’à la fin de l’année. Rappelons que depuis 2004 et jusqu’en 2014 de nombreuses fresques s’affichent tous les trois mois « afin de créer à chaque saison un effet de surprise pour les voyageurs », explique la RATP.

  • Le tunnel de base du Lötschberg déjà saturé?

    Depuis son ouverture, en décembre 2007, 70 à 80 trains de fret et 38 trains de voyageurs (30 IC et 8 Cisalpino) empruntent chaque jour le tunnel de base du Lötschberg. Le trafic ne devrait pas croître, la capacité maximale étant atteinte. Seul le tube Est est percé et équipé sur la totalité du parcours. La ligne de faîte continue donc à assurer le transit de 40 trains de marchandises, de 37 trains RegioExpress et jusqu’à 180 trains de transport d’automobiles accompagnées entre Kandersteg et Goppenstein, via l’ancien tunnel.

  • Le viaduc fait la jonction

    Avec une hauteur maximale de 45 mètres et une longueur de 717 mètres, le viaduc de la Lizaine est le plus haut de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône. Le 3 octobre, un dernier lançage de la charpente métallique, au lieu-dit Sous-Saroche, à Bussurel (près d’Héricourt, dans la Haute-Saône), a permis de relier les deux demi-tabliers qui avaient été lancés depuis chaque extrémité de l’ouvrage.