Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Les conducteurs de la Deutsche Bahn apprennent à rouler écolo

    En cinq ans, la DB a réussi à faire baisser de 200 000 tonnes ses rejets de CO2 La hausse des prix de l’énergie a des conséquences contrastées pour la Deutsche Bahn. La compagnie se félicite ainsi régulièrement qu’un nombre croissant d’Allemands délaissent leur voiture pour le train. Revers de la médaille : faire rouler ses rames coûte également plus cher à la DB. Depuis 2001, sa facture énergétique a grimpé de 200 %. L’an dernier, ses dépenses en électricité et en diesel ont ainsi atteint 1,9 milliard d’euros. La Bahn, qui est le plus gros consommateur d’électricité d’Allemagne, cherche donc des solutions pour alléger la note. L’opérateur historique a notamment lancé un vaste programme de formation qui vise à sensibiliser ses cheminots à une conduite favorisant l’efficacité énergétique. « Le potentiel d’économie est énorme », affirme un porte-parole. « Sur un trajet Hambourg – Munich [environ 780 km], les conducteurs formés peuvent ainsi réduire de 4 000 kWh les besoins en électricité d’un ICE, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’un foyer de quatre personnes. » Régulièrement, la Bahn convie ses 20 000 conducteurs à des stages pratiques. A travers des exercices effectués sur un simulateur de conduite, ils doivent apprendre à changer leurs habitudes. Une mise à jour nécessaire, même pour plus expérimentés d’entre eux. « Dans 99,9 % des cas, leur façon de piloter peut être améliorée dans le sens des économies d’énergie », assure un formateur. La phase de « décollage » étant la plus gourmande en énergie, le « truc » consiste à atteindre la vitesse maximale le plus rapidement possible. L’énergie cinétique alors accumulée par le train lui permet de se maintenir dans la vitesse et l’horaire souhaités, sans utiliser les moteurs. « La sécurité et la ponctualité gardent bien sûr la priorité », explique Reymund Weizel, le responsable de DB Training, la filiale de la compagnie en charge des formations. « Mais sur certaines liaisons, on peut relâcher l’accélérateur 50 km avant l’arrivée en gare, sans pour autant mettre le train en retard. » Depuis la mise sur pied de ce programme en 2002, la Bahn a épargné 270 millions de kWh et 9,5 millions de litres de diesel. Soit 30 millions d’euros en moins à débourser. « Au final, c’est aussi l’environnement qui y gagne », conclut Julia Halbach, responsable des questions énergétiques. « En cinq ans, la DB a ainsi diminué de 200 000 tonnes ses rejets de CO2. »
     

    Antoine HEULARD

  • Buenos Aires solde sa dette afin de poursuivre ses projets d?infrastructure

    Le projet Cobra, le TGV argentin d’Alstom, devrait pouvoir reprendre son élan Alstom peut souffler. Depuis plusieurs mois, son projet de TGV argentin semble profiter d’une nouvelle éclaircie, depuis que Buenos Aires a annoncé son intention de solder sa dette auprès du Club de Paris. En remboursant les 6,7 milliards de dollars qu’elle doit à ses principaux créanciers, l’Argentine s’apprête à desserrer l’étau financier qui pesait sur tous ses grands projets d’infrastructure. Le pays pourra à nouveau bénéficier d’emprunts internationaux à des taux raisonnables. Une excellente nouvelle pour toutes les entreprises étrangères, freinées dans leur développement par la prudence des investisseurs institutionnels. C’est notamment le cas d’Alstom et du consortium Veloxia, dont le projet de TGV entre Buenos Aires et Cordoba (710 km) a été sérieusement affecté par la crise financière. Censé être garanti par une émission de bons du Trésor argentin, le montage financier, auquel Cristina Kirchner, la Présidente argentine, a donné son accord le 28 avril dernier, a été touché de plein fouet par la remontée des taux d’intérêt et le ralentissement de l’économie argentine. Conséquence, la première émission de titres a été reportée, dans l’attente de jours meilleurs. Les annonces du gouvernement argentin changent la donne. « Une partie du financement est basée sur le risque pays ; donc, si ce risque baisse, comme c’est probable [avec le remboursement de la dette, ndlr], le coût du financement baissera aussi », témoigne une source anonyme citée par l’AFP. Outre la LGV Buenos Aires – Cordoba, le gouvernement compte encore dans ses cartons une quinzaine de projets ferroviaires pour lesquels des appels d’offres ont été ou lancés ou annoncés : construction d’une LGV entre Buenos Aires et Mar del Plata au sud (400 km), modernisation de la ligne Buenos Aires – Mendoza à l’ouest (1 000 km), investissements sur le réseau urbain très dégradé de la capitale, rénovation d’une ligne ferroviaire entre l’Argentine et le Chili à travers la cordillère des Andes. Le 3 septembre, ce dernier projet a été déclaré d’utilité publique par Cristina Kirchner. Le chantier s’annonce pharaonique. Il requiert la construction d’un tunnel de 23 km à 2 500 m d’altitude, de huit à dix ans de travaux et pas moins de 3 milliards de dollars d’investissements. L’ouvrage sera confié au secteur privé. L’appel d’offres est annoncé pour 2009.
     

    Guillaume KEMPF (avec AFP)

  • Location de wagons : l?allemand VTG conforte sa position de leader européen

    Le chiffre d’affaires de VTG a progressé de 13,1 % au 1er semestre, à 298,6 millions d’euros. Le logisticien allemand, basé à Hambourg, « profite de l’attractivité croissante du rail », explique son PDG, Heiko Fischer, qui évoque une « tendance de long terme ». L’activité de location de wagons, en particulier, se porte bien, avec 143,7 millions de chiffre d’affaires, soit une progression de 15,6 % sur les six derniers mois. Fort d’une flotte 49 300 wagons, le leader européen de la location de wagons pourra par ailleurs bientôt compter sur une nouvelle filiale de construction de wagons de fret, grâce au rachat du groupe Graaf, en juillet. L’opération doit encore être validée par les autorités allemandes de la Concurrence. La division logistique ferroviaire a quant à elle progressé de 10,9 % au cours des six derniers mois, à 86,7 millions d’euros.

  • La voie est doublée entre Béthune et Don-Sainghin

    Trois ans après le début du chantier, la deuxième voie est achevée sur les 22 km de ligne entre Béthune et Don-Sainghin. Les trains y circulent depuis le 1er septembre. Une mise en route en douceur, cependant, puisque les travaux d’électrification se poursuivront jusqu’à mi-décembre. Sur cet important chantier, 45 km de rails et autant de caténaire ont été posés, ainsi que 40 000 traverses en béton, 50 000 tonnes de ballast et 1 000 poteaux, pour un coût total de 86 millions d’euros, financés par l’Etat, le conseil régional et RFF. Pour les 4 000 utilisateurs quotidiens des TER, le trafic devrait être plus fluide et plus régulier qu’auparavant, quand les TER empruntaient une voie unique saturée, où les trains ne pouvaient se croiser qu’à La Bassée. Le nouveau service TER promis pour le 14 décembre prochain offrira un renforcement de la desserte : la SNCF évoque quatre trains par heure aux périodes de pointe.

  • Travaux de voie en gare de Corbeil-Essonnes

    La moindre fréquentation des trains de la ligne D du RER pendant les mois d’été a été mise à profit par RFF pour réaliser des travaux importants d’infrastructure en gare de Corbeil-Essonnes. Cet investissement de près de 3 millions d’euros financé à parts égales entre RFF et le conseil général de l’Essonne fait partie de l’amélioration de la régularité de la ligne D du RER dans ce nœud particulièrement complexe. Pour l’établissement équipement Seine et Yonne en charge des travaux, il s’agissait de supprimer deux communications existantes – franchissables seulement à 30 km/h – par deux nouvelles, aptes à 60 km/h : les appareils de voie, longs de 85 m et pesant 25 t chacun, ont été mis en place à l’aide de lorrys motorisés télécommandés Fassetta. C’est l’entreprise Offroy qui assurait les prestations de travaux. Les travaux de voie ont eu lieu durant le week-end du 14 juillet ; ceux liés aux modifications de la caténaire, durant la semaine qui a suivi les essais, et la mise en service des nouveaux itinéraires, durant le week-end des 19-20 juillet. Pendant cette période, la desserte de la ligne D a été adaptée pour en tenir compte.

  • Premier coup de pioche en Midi-Pyrénées pour le plan rail

    C’est le plus important chantier français de renouvellement et de modernisation du réseau ferroviaire qui s’ouvre le 5 septembre, celui du plan rail en Midi-Pyrénées : les travaux débutent sur la ligne Figeac – Bagnac. Martin Malvy, président du conseil régional, Hubert du Mesnil, président de RFF, et Pierre Izard, directeur général délégué Infrastructure de la SNCF, mettront symboliquement en place la première attache de traverse “fastclip”. Impulsé par la région et formalisé par un protocole avec RFF et la SNCF en juillet 2007, le plan rail 2008-2013 vise à rénover quelque 500 km de voies et à préparer le réseau à faire face à la croissance des trafics. 820 millions d’euros y seront consacrés, dont 500 pris en charge par la région la moins endettée de France. Le plan mobilisera 700 000 t de ballast, 700 km de rails neufs et 700 000 traverses.

  • Inauguration en deux temps pour le métro de Lausanne

    Les transports publics de la région lausannoise (TL) ont annoncé le 29 août la date de la mise en service du M2, le métro automatique de la capitale vaudoise. Ce sera le 27 octobre. Au vu de l’avancement de la fiabilisation du système, une mise en service mi-septembre, comme envisagé, n’est pas réaliste. Avec trop de fausses alarmes et d’instructions de marche mal transmises, fin août, le système n’atteignait pas les 95 % de fiabilité requis mais seulement 80 %. Le public pourra toutefois l’expérimenter lors de l’inauguration officielle, du 18 au 22 septembre : il circulera sur toute la ligne à faible fréquence (de 6 à 10 minutes au lieu de 3). La présence de voyageurs permettra de « tirer de nouveaux enseignements et d’apporter les corrections nécessaires, avouent les Transports lausannois. Ils permettront en outre d’achever la formation pratique du personnel, qui doit encore acquérir l’expérience de la gestion du système avec des passagers. »

  • Suisse : feu vert pour des travaux de raccordement à la grande vitesse

    Les premiers travaux pour le raccordement de la Suisse orientale au réseau ferroviaire européen à grande vitesse vont pouvoir débuter. Le Conseil fédéral vient de débloquer les fonds nécessaires et d’approuver deux conventions avec les CFF. La première permettra de doubler la voie entre Saint-Fiden et Engwil, dans le cadre du raccordement de la ligne Saint-Gall – Saint-Margrethen au réseau allemand. Coût : 27,3 millions d’euros. Les travaux devraient débuter en septembre, pour une mise en service en octobre 2011. La seconde convention portera sur les travaux d’extension de la gare d’Altstätten (SG), qui doit être terminée au printemps 2009. Son coût est estimé à 2,1 millions d’euros.

  • L?Unife voit l?avenir en rose

    Pour la deuxième année consécutive, l’Unife a publié les résultats de son étude sur le marché de l’industrie ferroviaire dans le monde. Cette étude réalisée par le cabinet Roland Berger montre une industrie ferroviaire en pleine croissance. Passant de 103 milliards d’euros par an en 2003 à 121,6 milliards en 2007. En 2006 et 2007, la croissance du marché a connu une hausse de 9 % par an (6 % en hausse réelle). Elle devrait se poursuivre au rythme de 2,5 à 3 % par an jusqu’en 2016, où le marché global devrait avoisiner les 154 milliards d’euros.
     

  • Le troisième tunnel sous Madrid sort des tiroirs pour l?AVE

    Le ministère espagnol du Développement remet à l’ordre du jour le tunnel prévu depuis 2001 entre les gares de Chamartin, au nord de Madrid, et celle d’Atocha, au sud. Ce troisième souterrain ferroviaire sous la ville sera cette fois à l’écartement UIC et permettra donc la circulation de rames à grande vitesse AVE. Les autorités ont donné quelques détails sur le contenu de l’appel d’offres. L’ouvrage mesurera 7,3 km de longueur et son tracé sera à l’est des deux autres existants (le tunnel de la Risa, datant de 1968, et celui de la Puerta del Sol, inauguré en juillet 2008 pour les banlieues). L’investissement est estimé à 285,6 millions d’euros et le creusement devra être achevé en trente-deux mois. Son débouché à Atocha nécessite un profond remodelage de la partie AVE de cette gare.