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Auteur/autrice : admin_lvdr
Grande-Bretagne – Hitachi fournira 19 trains bimodes à TransPennine Express
Exploitée par FirstGroup (sans Keolis depuis le 1er avril), la franchise TransPennine Express (TPE) a reçu le feu vert du gouvernement britannique pour conclure avec Hitachi Rail Europe un marché portant sur 19 éléments automoteurs bimodes du type AT300. Destinés à assurer les relations interurbaines dans le nord de l’Angleterre à partir de décembre 2019, ces trains ont été commandés en version « Inter City », autorisée à 125 mph (200 km/h). Chaque rame comportera cinq caisses, offrant ainsi 161 sièges de plus que les actuelles rames diesel Desiro Class 185, livrées il y a 10 ans par Siemens. Les premiers trains seront construits au Japon par l’usine Hitachi de Kasado, mais la plus grande partie du parc sera montée à l’usine Hitachi de Newton Aycliffe, dans le nord de l’Angleterre.
Belgique – Le tunnel Schuman-Josaphat en service
Grande nouvelle pour les usagers des trains dans l’agglomération bruxelloise : le tunnel Schuman-Josaphat a été mis en service le 4 avril. Les premiers trains circulent enfin, après sept ans de travaux, un report fin 2015, suite aux attentats de Paris, et un exercice d’évacuation fin février 2016. Chiffré à 365 millions d’euros, cet ouvrage de 1 250 m à a été réalisé sous le quartier européen, à l’est du centre-ville de la capitale belge, et permettra d’offrir un plus grand choix de relations entre Bruxelles et les villes belges en évitant les voies saturées de la jonction Nord-Midi. En particulier, l’aéroport de Zaventem, qui vient de rouvrir, n’est plus qu’à 16 minutes du quartier européen, où une correspondance avec le métro est offerte en gare de Bruxelles-Schuman. Si Infrabel, maître d’œuvre du tunnel avec Beliris, et les associations d’usagers se félicitent de l’ouverture du tunnel, ces dernières regrettent que la SNCB ne juge pas utile de faire circuler des trains le weekend via la nouvelle liaison…
Grande-Bretagne – En bus guidé de Leigh à Salford
A première vue, le bus « Vantage » reliant Leigh et Salford, à l’ouest de Manchester, a tout d’un véhicule britannique classique, avec sa conduite à gauche et son impériale. Mais ce bus emprunte depuis le 3 avril une infrastructure dédiée dite « busway », sur laquelle il circule en mode guidé grâce à des roulettes en contact avec le rebord extérieur des pistes de roulement, système déjà mis en œuvre dans une quinzaine d’autres agglomérations britanniques. La construction de ce premier « busway » dans le nord-ouest de l'Angleterre a débuté en 2012 et est revenue à quelque 68 millions de livres (85 millions d’euros) pour 7 km en alignement. Une fois en place, les deux voies de cette nouvelle infrastructure présentent un aspect général très ferroviaire, vu qu’elles reprennent le tracé d’un ancien chemin de fer et que chaque voie se limite aux deux pistes de roulement, en béton, destinées à recevoir les roues des bus. En enchaînant le « busway » et les couloirs bus entre Salford et Manchester, les 22 km entre cette dernière et Leigh sont désormais parcourus en 50 minutes, soit 30 minutes de gagnées par voyage en heure de pointe.
La Belgique lance sa taxe poids-lourds
Depuis le 1er avril, les poids-lourds de plus de 3,5 tonnes qui transitent par la Belgique sont soumis à un prélèvement kilométrique. Le montant acquitté va de 0,074 centimes à 0,292 centimes d’euros par kilomètre parcouru sur les voies soumises au péage, en fonction du poids du camion, de ses émissions et de la voie empruntée. Tous les camions pénétrant en Belgique doivent être équipés d’une unité à bord (Unit on board), qui enregistre les distances parcourues et transmet le montant du péage à un centre de facturation.
Avec ce dispositif, les autorités publiques espèrent alléger le trafic de transit routier et mieux entretenir les infrastructures.

Didier Bense nommé directeur général SNCF Réseau Ile-de-France
Didier Bense est nommé directeur général SNCF Réseau Ile-de-France et prendra ses fonctions le 1er avril 2016.
Il succède à Yves Ramette qui est nommé conseiller du président de SNCF Réseau et continuera à apporter son expertise de la zone dense et de l’exploitation en Ile-de-France.
Ingénieur, polytechnicien de 55 ans, Didier Bense était depuis janvier 2015 à la tête de la direction Maintenance et travaux Atlantique de SNCF Réseau. Il a effectué une grande partie de sa carrière au sein du groupe RATP où il a successivement dirigé le département des Systèmes du transport et celui de l’Ingénierie, avant d’être nommé membre du directoire de la Société du Grand Paris de 2010 à 2014, en charge de la maîtrise d’ouvrage du futur réseau de métro automatique en Ile-de-France.
Son parcours et sa solide connaissance du fonctionnement des transports en zone dense lui permettront de poursuivre le renforcement des processus de maintenance et de travaux ainsi que la modernisation du système ferroviaire, en s’appuyant sur les compétences et la capacité d’innovation des ingénieries de SNCF Réseau Ile-de-France.Engie veut faire rouler les camions au gaz
Le groupe énergétique français Engie a annoncé le 30 mars qu’il allait investir près de 100 millions d’euros d’ici à 2020 pour développer le gaz naturel comme carburant pour les camions en Europe.
Cet investissement concernera la construction de 30 stations de gaz naturel comprimé (GNC) en France et jusqu’à 70 stations de gaz naturel liquéfié (GNL) dans l’Hexagone et d’autres pays européens, a précisé Engie dans un communiqué.
« Cet investissement représente un pas de plus dans la stratégie de conquête des marchés de la mobilité verte pour Engie, dont l’ambition est de devenir un leader de la fourniture de solutions de mobilité verte », a ajouté le groupe qui compte également développer ses activités de GNL carburant pour le transport maritime et fluvial. Il prévoit la mise en service fin 2016 d’un navire d’avitaillement en GNL dans le port belge de Zeebruges, avec ses partenaires japonais NYK et Mitsubishi Corporation. Engie exploite déjà 140 stations de GNC, principalement en France, et quatre stations de GNL en France et aux Pays-Bas, sur un total de respectivement 3 000 et 75 en Europe, selon le groupe.Allemagne – Abellio passe une commande record d’autorails Lint à Alstom
Alstom fournira 52 autorails Coradia Lint 41 bicaisses (230 voyageurs) à l’exploitant Abellio Rail Mitteldeutschland, filiale des Chemins de fer néerlandais (NS),pour un montant total « d’environ 170 millions d’euros ». Cette commande est, « à ce jour, la plus importante jamais passée par un unique client pour le Coradia Lint 41 » précise le constructeur. Conçus, fabriqués et mis en service sur le site allemand de Salzgitter, ces autorails entreront en service commercial en décembre 2018 sur les lignes non électrifiées de l’autorité organisatrice des transports publics du Land de Saxe-Anhalt (NASA), reliant Magdebourg à Wolfsburg, Stendal, Erfurt, Halle et Goslar. Tous les éléments de confort moderne seront présents à bord de ces autorails (accès, espaces et toilettes PMR, tables pour ordinateurs portables sur la plupart des sièges fixes, liseuses en 1e classe, Wifi, système d’information voyageurs, vidéosurveillance, vente de billets…), avec quelques innovations, comme des prises pour la recharge des vélos électriques dans l’espace de rangement (totalisant 9 emplacements) ou l’éclairage direct des marches.

SNCF Réseau prêt à faire largement appel à l’industrie
Le comité stratégique de filière ferroviaire s'est tenu le 30 mars à Paris, sous la présidence de Louis Nègre, président de la FIF. Jacques Rapoport, participait à la séance. Pour le président démissionnaire de SNCF Réseau, selon un témoin, « le vrai sujet, aujourd'hui, c'est la modernisation du réseau le plus circulé », dont il faut entraver le vieillissement. Pour y parvenir, la principale question pour lui n'est pas celle du financement. Jacques Rapoport a souligné l'importance des apports extérieurs et du « savoir-faire acquis dans d'autres pays », voyant un « plus » dans « la capacité d'innovation des industriels ». Des industriels invités à s'impliquer de plus en plus, conformément à leurs vœux, notamment dans des opérations de conception/réalisation ou de conception/réalisation/maintenance. Il n'y a de toute façon selon Jacques Rapoport « pas de plan B, du fait du plan de charge très élevé de sites SNCF à saturation ».
Il a ainsi confirmé les termes d'une lettre qu'il avait adressée le 15 février dernier à Louis Nègre, dont VR&T a eu connaissance. Et a précisé que les options prises dans cette lettre engageaient SNCF Réseau au-delà de son départ.
Dans cette lettre, Jacques Rapoport dressait un constat : SNCF Réseau « doit faire face à un plan de charge croissant, notamment sur le renouvellement du réseau ». Or le gestionnaire d'infrastructure, selon son plan d'entreprise Réseau 2020, doit « favoriser l'innovation technologique grâce notamment à la capacité des prestataires à apporter des méthodes nouvelles de réalisation des chantiers ».
Il s'agit d'accentuer une tendance déjà affirmée, puisque, écrit Jacques Rapoport, « le volume global de maintenance externalisé en 2015 est d'environ 435 millions d’euros pour tous les domaines de l'infrastructure confondus ». Déjà, le niveau d'externalisation de l'entretien courant « tels que le remplacement des rails, le meulage de rails, les opérations sur le ballast » est passé de 190 millions d’euros en 2010 à 280 millions en 2012 et à 330 millions en 2015. Ce niveau « va être consolidé dans les années à venir, en veillant à donner aux entreprises ferroviaires plus de visibilité ».
Il faut aussi relever que, conformément aux vœux des industriels, « la nature des prestations externalisées évolue aussi vers des missions de plus en plus intégrées. Ceci permettra aux fournisseurs de développer des stratégies d'innovation et d'assurer l'élargissement de leurs compétences. Des missions jusqu'ici assurées uniquement par la SNCF dans le cadre des travaux d'investissement […] pourront ainsi être confiées directement aux entreprises titulaires des marchés (annonce des circulations, gestion des trains de travaux…) ».
Surtout, « le champ de la conception/réalisation/maintenance est également amené à progresser fortement. C'est le cas par exemple du domaine des postes d'aiguillage, pour lequel le principe est de confier non seulement la réalisation mais aussi systématiquement les interventions de maintenance de niveau 2 et 3 (réparation en usine des constituants défaillants, traitement des obsolescences) ».
Plus encore, après étude de la trajectoire économique, certains projets sont d'ores et déjà envisagés « pour une externalisation de tout ou partie de la maintenance ». Et de citer, à titre d'exemple :
« • Le système de Gestion opérationnelle des circulations des trains, vaste programme de modernisation, de rénovation et de réorganisation des systèmes de contrôles/commandes et de régulation des circulations :
• La régénération de la caténaire Midi le moment venu ;
• Le European Rail Trafic Management System (ERTMS) niveau 2 entre Marseille et Vintimille, intégrant la maintenance en plus de la conception et de la réalisation. »
Ces projets viendront s'ajouter à d'autres « opérations stratégiques d'ores et déjà engagées ».
Parmi celles-ci, Jacques Rapoport, cite, au titre des contrats conception/construction la régénération de la caténaire ligne RER C, ou le poste de circulation de Vitry-sur-Seine. Et, parmi les contrats de conception/construction/maintenance, NExTEO, actuellement en phase de conception et, dont, ensuite, l'externalisation totale est prévue « y compris de l'ensemble de la maintenance », ou bien les engins de maintenance, qui sont « en contrat conception/réalisation et maintenance pour un montant qui atteint dès aujourd'hui 255 millions d’euros (200 millions d’euros pour l'achat et 55 millions d’euros de maintenance sur 10 ans) ».
Jacques Rapoport se dit enfin « favorable au partage des retours d'expérience entre SNCF Réseau et ses partenaires ». Des engagements bien accueillis par les industriels. Même si certains industriels de la signalisation échaudés par des expériences pas toujours concluantes, demandent que les choses se fassent réellement et attendent un engagement « dans la durée » de SNCF Réseau. Engagement que Réseau pourra d'autant mieux prendre qu'il bénéficiera lui-même de la visibilité tant attendue de la part de l’Etat.
[email protected]24,2 % des cheminots en grève
Le taux de participation à la grève lancée par la CGT, SUD et FO pour défendre les conditions de travail des cheminots et s’opposer à la loi travail s’établissait jeudi matin à 24,2 % pour l’ensemble du personnel, selon la SNCF.
Le service « est tenu conformément aux prévisions, voire même sensiblement amélioré », précise dans son communiqué la SNCF. Le mouvement perturbait notamment les TER et Transilien (un train sur deux), moins les TGV (80 % roulaient). Lors de la précédente grève unitaire du 9 mars, 35,5 % des cheminots avaient débrayé.Florence Parly remplacera Barbara Dalibard
Florence Parly, ancienne secrétaire d’Etat au Budget, remplacera Barbara Dalibard au poste de directrice générale de SNCF Voyageurs à partir du 1er mai.
Barbara Dalibard, à la tête de cette filiale de la SNCF depuis 2014, a été nommée directrice générale de l’entreprise internationale Sita, spécialisée dans les services de technologie, d’information et de communication à destination du transport aérien, à compter du 1er juillet.
Depuis 18 mois, chargée de la stratégie et des finances de la SNCF, Florence Parly avait auparavant passé huit ans au sein d’Air France, où elle a été DGA d’Air France Cargo puis en charge de l’activité passagers à Orly et des escales France.