Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Lancement des discussions sur l’organisation du temps de travail à la SNCF

    La SNCF a lancé le 24 mars des discussions avec les syndicats sur l’organisation du temps de travail, dans l’objectif d’arriver d’ici à juillet à un accord permettant des gains de productivité, la CGT espérant pour sa part « améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots ».
    La négociation a été formellement lancée par une table ronde de trois heures jeudi après-midi avec les quatre organisations syndicales représentatives (CGT, Unsa, Sud, CFDT) qui a permis de tracer « une méthode et un calendrier », selon Roger Dillenseger (Unsa, deuxième force syndicale).
    Les discussions doivent se poursuivre, ensuite, sous la forme de rencontres bilatérales avant une nouvelle séance élargie le 25 avril et d’autres en mai et juin, a-t-il précisé à l’AFP. La direction espère de son côté parvenir à « une dernière table ronde conclusive dans la première quinzaine de juin ».
    Les discussions doivent permettre de « trouver les voies d’un accord gagnant-gagnant », explique la SNCF: il s’agit de « revisiter notre organisation du temps de travail, dans le cadre du respect des 35 heures, pour améliorer notre efficacité ».

  • Suppression de TER : Auvergne–Rhône-Alpes demande une compensation financière

    Touchée par la suppression de TER en raison du manque de conducteurs, la région Auvergne–Rhône-Alpes, a demandé une importante compensation financière à la SNCF, entre 15 et 20 millions d'euros, a indiqué le 24 mars à l'AFP un de ses vice-présidents.
    21 TER vont être supprimés quotidiennement à partir du 4 avril et jusqu'à début juillet en Auvergne–Rhône-Alpes, en raison de cette pénurie conjoncturelle de conducteurs.

  • Gares & Connexions veut doubler ses revenus d’ici 2023

    SNCF Gares & Connexions souhaite doubler ses revenus et ses surfaces commerciales d’ici 2023. Cette direction indépendante de la SNCF, qui exploite 180 000 m2 de commerces dans 400 des 3 000 gares françaises, a récolté l’an dernier des redevances d’un montant de 180 millions d’euros, en hausse de 5,88 %.
    « On veut passer à des revenus de 360 millions d’euros et accroître nos surfaces marchandes à 300 000 m2 d’ici 2023 », a indiqué le 24 mars Patrick Ropert, directeur général de Gares & Connexions.
    « Aujourd’hui, notre business plan ne génère pas suffisamment de valeur pour entretenir l’ensemble du patrimoine […] d’où notre volonté d’engager un vaste plan de transformation », a ajouté le dirigeant.
    En 2015, SNCF Gares & Connexions a subi une dépréciation d’actifs de 450 millions d’euros. Pour générer davantage de valeur, l’entreprise mise notamment sur le développement croissant du commerce en zone de flux (travel retail), qui avec une progression annuelle de 8 %, devrait représenter un marché de 8 milliards d’ici 2020. Gares & Connexions, qui se rémunère sur le chiffre d’affaires des enseignes, a également intérêt à voir l’activité des distributeurs en gare augmenter. En 2015, les distributeurs présents en gares ont vu leurs ventes croître de 4,6 %, avec un chiffre d’affaires entre 1,2 et 1,3 milliard d’euros. Aujourd’hui, 10 millions de personnes passent quotidiennement dans une gare, en 2020, 13 millions sont attendus. La SNCF prévoit ainsi d’investir 2,2 milliards d’euros d’ici 2020 pour transformer ses gares, afin d’y intégrer davantage de commerces, mais également de restauration et de services (crèche, pressing…).

  • Grande-Bretagne : Arriva garde l’Overground, sans MTR

    Ce sera seul qu’Arriva continuera d’assurer la desserte de l’Overground londonien pendant sept ans et demi à partir du 13 novembre, avec deux années supplémentaires en option. Candidate pour la prochaine période contractuelle sous l’appellation Arriva Rail London Limited, la filiale de la DB exploitait déjà le nouveau réseau orbital depuis son lancement en 2007, mais jusque-là en joint-venture avec MTR Corporation, à parts égales. De son côté, l’entreprise de Hongkong faisait également partie des candidats short-listés pour l’Overground par Transport for London (TfL), de même que LoKeGo Limited (joint-venture 51-49 entre Keolis et Go-Ahead) et Metroline Rail Limited, de Singapour.
    Dans le cadre du contrat, évalué à 1,5 milliard de livres (1,9 milliard d’euros), Arriva devra assurer avec 1 300 salariés une qualité de service d’un niveau « ambitieux » dans ses gares et ses trains, tout en gérant l’arrivée en 2018 de nouvelles rames automotrices Bombardier sur la ligne Gospel Oak – Barking, en cours d’électrification, ainsi que sur le réseau de banlieue de la gare de Liverpool Street, incorporé à l’Overground depuis l’an dernier.
    A l’annonce qu’Arriva était le soumissionnaire retenu, MTR a fait part de sa « déception », considérant que son offre était « forte et compétitive », mais félicite quand même son ancien partenaire. Et MTR ne chômera pas dans les prochains temps, avec le démarrage pour TfL de la nouvelle ligne de « RER » Crossrail, récemment rebaptisée Elizabeth Line.

     

  • L’appel à manifestation d’intérêt sur les trains de nuit lancé avant la fin du mois

    Le gouvernement va lancer, avant la fin du mois de mars, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) sur les trains de nuit. Les opérateurs intéressés… class= »MsoNormal »>
     

    devraient avoir jusqu’à la fin mai pour répondre.

    Y aura-t-il des candidats ? Interrogé par Ville, Rail & Transports, Jean-Marc Janaillac regrette que les deux trains de nuit qui continueront à être subventionnés (Paris-Briançon et Paris-Rodez/Latour de Carol) ne soient pas également proposés aux opérateurs alternatifs à la SNCF. « Si l ‘exploitation de ces trains –et leurs subventions- faisaient partie de l’AMI, cela aurait du sens. Là, je n’en suis vraiment pas sûr », commente le PDG de Transdev, en se demandant qui pourra être intéressé par ces trains très déficitaires qui roulent souvent quasiment à vide.

    Si personne n’est candidat, ces liaisons de nuit disparaîtront. Réponse avant l’été.

    Marie-Hélène Poingt

  • Ixxi lance une appli pour les taxis

    Finie l’attente dans la rue, à la recherche d’un taxi. Dans le cadre du projet de plateforme d’Etat « le.taxi », Ixxi, en tant que partenaire agréé, lance « Zaléou », une application gratuite de commande immédiate de taxis. Le principe est simple : localiser les taxis à proximité et en commander un immédiatement d’un clic depuis son smartphone, partout en France et 24h/24. Lorsque l’application est lancée, la position géographique de l’utilisateur est envoyée à la plateforme « le.taxi », qui renvoie tous les taxis connus à proximité. Un clic sur un véhicule permet de visualiser instantanément les informations (compagnie de taxi, type et marque du véhicule, équipements proposés tels qu’un terminal bancaire ou un siège bébé). L’appli permet aussi de guetter l’approche du taxi et de lui faire signe.

  • Transdev renoue avec le développement

    Pour la première fois depuis plusieurs années, Transdev a réussi à stabiliser son activité en 2015. Son revenu, qui s’élève à 6,6 milliards d’euros… a toutefois été impacté par des contrats perdus, notamment celui de Boston (perdu en 2014 au profit de Keolis après une âpre bataille) ou de Valenciennes (un contrat auquel l’opérateur avait renoncé en raison de relations difficiles avec l’autorité organisatrice des transports et qui devait débuter le 1er janvier 2015). Désormais, les bus, cars et trams représentent 72 % de l’activité, le rail 10 %.

    Reste toutefois encore une dernière étape du programme de cession à achever cette année, avec la cession des activités en Israël, indique l’opérateur de transport public qui est désormais « centré sur 19 pays ».

    L’année dernière, le résultat opérationnel courant s’est amélioré de 15 % à 19 millions d’euros et l’entreprise affiche un résultat net part du groupe de 82 millions d’euros (24 millions en 2014). « Nous avons dépassé les objectifs de redressement que nous nous étions fixés en 2013 », indique Jean-Marc Janaillac, le président de Transdev.

    Par ailleurs, l’endettement financier net a été abaissé de 132 millions d’euros pour passer à 741 millions d’euros, ce qui « permet de retrouver des marges de manœuvre pour nourrir nos ambitions » , ajoute Jean-Marc Janaillac. 2015 marque aussi la sortie du capital de la SNCM, une participation qui entravait depuis des années le développement du groupe.

    En 2016, Transdev va donc aborder une nouvelle étape. Celle-ci passe par le financement de la dette de l’entreprise et par la restructuration de l'actionnariat. La Caisse des dépôts et consignations et Veolia sont entrés en discussion pour permettre la sortie de ce dernier du capital. Puis, Transdev, cherchera des actionnaires minoritaires pour accompagner son développement sur le long terme.

    La santé financière retrouvée, Transdev veut aussi consacrer ses moyens à développer l’innovation en se positionnant comme un acteur des nouvelles mobilités. Au métier historique d'opérateur de transport va donc venir s'ajouter de plus en plus celui d'intégrateur de services de mobilité.

    MHP

    Trandev gagne à Wellington

    A partir du 1er juillet, Transdev prendra les commandes du réseau ferroviaire de la banlieue de Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande Sur les quinze années que pourrait durer le contrat – d'une durée de neuf ans avec possibilité d’une période de six ans supplémentaire sous réserve de la réalisation des objectifs – l'autorité organisatrice, Greater Wellington regional council (GWRC) estime réaliser quelque 60 millions d'euros d’économie avec son nouvel exploitant. Pour l'AO, c'est le premier contrat de transport qui est basé sur la performance. Contrat dont le coût prévisionnel annuel est de 33,8 millions d’euros.

    C'est allié à l'industriel coréen Hyundai Rotem pour la maintenance des trains que Transdev Australasia, filiale du groupe pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, l'a ravi à KiwiRail, entreprise publique néo-zélandaise sortante, qui s'était associée à l'australien Downer et à Keolis pour répondre à cet appel d'offres.

    Connu sous le nom commercial de Metlink, ce réseau ferroviaire comporte cinq lignes totalisant 154 km et 49 stations. Il a transporté 12,3 millions de voyageurs en 2015. Les 450 salariés de KiwiRail seront repris par Transdev. « Très heureux du développement sur le marché du transport ferroviaire de passagers en Nouvelle-Zélande », son président Jean-Marc Janaillac rappelle qu'il « arrive après notre contrat ferroviaire d’Auckland, exploité avec succès depuis 2004 ». Le groupe déjà présent en Australie, notamment à Sydney (Light Rail) et à Melbourne (bus), conforte en effet sa présence en Océanie.

    Pour mémoire, début 2014, Keolis avait été soupçonné de sacrifier ses marges pour ravir à Transdev l'important contrat du RER de Boston (Etats-Unis). Ce dernier avait été conclu sur une base inférieure de 25 millions de dollars annuels à l'offre du sortant, MBCR, un consortium avec Transdev. Et les premiers mois d'exploitation, chaotiques, lui ont valu plusieurs millions de dollars de pénalités pour défaut de ponctualité. Depuis, le Comex de la SNCF, sa maison mère, lui aurait signifié en substance « plus jamais ça »…Grâce à ses investissements dans le matériel roulant (plus de 400 millions de dollars ces dernières années), l'autorité organisatrice de Wellington peut se permettre de réclamer « de meilleurs services ferroviaires pour moins de subventions », comme le rapporte The New Zealand Herald.

    CN

     

  • La loi sur la sûreté dans les transports publiée au JO

    La loi sur la prévention et la lutte contre les incivilités, les atteintes à la sécurité publique et les actes terroristes dans les transports collectifs a été publiée le 23 mars au Journal officiel (JO), au lendemain des attentats à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles.
    Ce texte, issu d'une proposition de loi PS définitivement adoptée par le Parlement le 9 mars, vise notamment à autoriser les agents des services de sécurité de la SNCF et de la RATP "à procéder à des palpations de sécurité" et à la fouille des bagages, avec l'accord des passagers, ou à permettre aux policiers, sous conditions, l'inspection visuelle des bagages à main et leur fouille pour "prévenir une atteinte grave à la sécurité des personnes et des biens".
     

  • ​Transdev-Veolia et la CDC espèrent un accord d’ici l’été

     

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    Veolia et la Caisse des dépôts ont l'ambition de se mettre d'accord avant l'été sur la vente de la participation du numéro un mondial du traitement de l'eau et des déchets dans leur coentreprise dans les transports Transdev, a déclaré son PDG Jean-Marc Janaillac aux Echos. Dans un entretien au quotidien économique du 23 mars, il ajoute qu'une banque conseil a été recrutée pour trouver un ou plusieurs nouveaux actionnaires– la Caisse des dépôts restant majoritaire – en vue de compléter le tour de table de la société à l'horizon fin 2016 ou début 2017. La CDC et Veolia étaient convenus il y a quelques années d'une reprise par la CDC de la participation de Veolia mais l'accord s'est heurté aux difficultés de la SNCM, filiale en difficulté de Transdev, que la CDC refusait d'acquérir dans le cadre de l'opération. Sa reprise par le transporteur corse Patrick Rocca a levé l'obstacle.

     

  • Attentats de Bruxelles : trafic suspendu dans la capitale belge et contrôles renforcés en Europe

     

    Les multiples explosions dues, très probablement, à des attentats, qui ont secoué Bruxelles, le 22 mars, vers huit heures à l’aéroport international de Zaventem dans le nord-ouest de la ville, puis dans une station du métro, Maelbeek, à 9h11 dans le quartier européen, ont eu de nombreux conséquences dans les transports, non seulement, à Bruxelles, mais aussi dans les autres capitales européennes, notamment en France. 

    L'aéroport international de Bruxelles-Zaventem, où les deux explosions ont fait au moins 11 morts selon un bilan provisoire, a donc été fermé. Dans le métro, où un premier bilan, provisoire lui aussi, fait état d’une « dizaine de morts », selon les pompiers, le trafic a été suspendu. La STIB (Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles) annonce, dans un communiqué, un bilan provisoire de 15 morts et de 55 blessés dont 10 dans un état grave. Elle précise également que l’ensemble du réseau est à l’arrêt : métro, bus et tram. 

    Sur le réseau Thalys, le trafic est lui aussi suspendu. Plus aucun Thalys ne quitte la gare du Nord à Paris où les contrôles ont été renforcés. Quant aux Thalys qui avaient déjà quitté Paris, ils ont été déroutés vers Lille. Le trafic des Thalys est également suspendu au départ des gares des Pays-Bas ou de l’Allemagne. 

    En Europe, la sécurité a également été renforcée dans les aéroports, à Londres-Gatwick, à Paris CDG et Orly, à Francfort et à Copenhague. 

    En France, des mesures de sécurité renforcées se mettent en place dans les aéroports, gares et transports en commun de la capitale, indique la préfecture de police. Dans un point presse à 11h10, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a indiqué avoir demandé à la préfecture de police de Paris le déploiement de 400 policiers et gendarmes dans les réseaux de transports franciliens. A l’Aéroport de Roissy, quarante policiers supplémentaires ainsi qu’une demi-compagnie de CRS étaient opérationnels dans la matinée. Ces renforts s’ajoutent à la centaine de militaires présents sur l’aéroport dans le cadre de la mission Sentinelle de surveillance des sites sensibles. « Le dispositif de prévention et de sécurisation est en cours de déploiement sur chacun des huit terminaux de l’aéroport et dans les deux gares, avec contrôles des trains en provenance de Bruxelles et mobilisation d’équipes cynophiles ». A Orly, deuxième aéroport francilien, quatre patrouilles supplémentaires de véhicules légers blindés, ainsi qu’une demi-compagnie de CRS, sont en cours d’acheminement, selon une source aéroportuaire.