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Auteur/autrice : admin_lvdr
Deutsche Bahn affiche une lourde perte en 2015
Deutsche Bahn a annoncé le 16 mars une perte d’1,3 milliard d’euros en 2015, sa première depuis 12 ans, essentiellement à cause de ses difficultés dans le fret. Quelque 430 gares de fret font l’objet d’un « examen », a-t-il été précisé. Mais la compagnie ferroviaire allemande de plus en plus concurrencée par le bus longue distance et sur les liaisons régionales, a aussi souffert de plusieurs grosses tempêtes et de grèves à répétition de ses conducteurs de train, avec lesquels un accord a finalement été trouvé à l’été dernier.
Le chiffre d’affaires du groupe a toutefois augmenté de 1,9% et atteint 40,5 milliards d’euros.
La DB a toutefois de grandes ambitions d’investissement pour améliorer la qualité de son réseau et de son service, largement critiquée. Le plan d’investissement présenté à la fin de l’année dernière porte sur pas moins de 55 milliards d’euros, portés à hauteur de 35 milliards d’euros par l’Etat, essentiellement pour la modernisation des infrastructures. Pour l’année 2016, la compagnie ferroviaire entend faire un peu mieux avec un chiffre d’affaires dépassant 41,5 milliards d’euros et un résultat net de retour dans le vert, autour de 500 millions d’euros, a détaillé le directeur financier Richard Lutz.Les activités de Wattmobile rachetées par Indigo
Indigo, ex-Vinci Park, a annoncé la reprise des activités de Wattmobile. Cette société, créé en 2010, proposait à la location de courte durée, des scooters et des quatre roues urbains (Renault Twizy) tous électriques, principalement dans des parkings à proximité des gares SNCF. Avant d’être placé en redressement judiciaire, en décembre 2015, Wattmobile était implantée dans 11 grandes gares françaises, à Paris (Gare de Lyon, Gare Montparnasse, Gare de l’Est), Lille (Flandres), Lyon (Part-Dieu), Bordeaux, Grenoble, Toulouse, Avignon (TGV), Aix en Provence (TGV) et Marseille St Charles.
Claude Steinmetz prend la présidence de l’Association française du rail
Albert Alday ayant quitté hier la présidence de l’Afra (Association française du rail), c’est Claude Steinmetz qui le remplace à la tête de l’association regroupant les opérateurs ferroviaires alternatifs à la SNCF Sa nomination doit être formalisée le 11 mai lors d’une assemblée générale. Claude Steinmetz, actuellement directeur ferroviaire France de Transdev, connaît bien la SNCF puisqu’il y a travaillé de 2000 à 2008. Il y a notamment été responsable des TER de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Menaces de grève à la RATP
Les deux premiers syndicats de la RATP (CGT et Unsa) ont déclenché le 15 mars la procédure d’alarme sociale, préalable à tout dépôt de préavis de grève, pour demander une « augmentation significative » en 2016 des salaires, alors que la RATP s’apprête à présenter selon eux un résultat « record ».
Reconduire le gel de la valeur du point, comme en 2015 est un « message négatif » adressé aux agents, écrivent la CGT (30%) et l’Unsa (22%). La date du 31 mars, coïncidant avec la prochaine mobilisation des syndicats contre le projet de réforme du code du travail, est une option pour lancer la grève.
La dernière augmentation générale de salaires à la RATP remonte à 2014. Mais selon la régie, gel du point ne signifie pas gel des salaires: « les rémunérations augmenteront en moyenne en 2016 de l’ordre de 2%, comme les années précédentes » du fait des augmentations individuelles et « malgré un contexte d’inflation quasi-nulle ». Les résultats du groupe devant être « examinés et approuvés le 25 mars par le Conseil d’administration.Eurostar a vu ses ventes reculer en 2015
Eurostar affiche d’un recul de 5% de ses ventes l’an dernier, lié à des effets de changes défavorables et à une stabilité de son trafic, du fait notamment des attentats en France. La compagnie, qui relie à grande vitesse le continent au Royaume-Uni, a enregistré un trafic de 10,4 millions de voyageurs en 2015. Elle se montre optimiste pour 2016 et dit avoir mesuré un rebond depuis le début de l’année.
L’entreprise mise notamment sur les nouveaux trains e320 du constructeur allemand Siemens, récemment mis en service sur l’axe Paris-Londres, qui lui permettent d’augmenter de 20% sa capacité.Captain Train racheté par son homologue britannique Trainline
Le site britannique de réservation de billets de train Trainline a annoncé le 14 mars le rachat de son homologue français Captain Train, pour créer "un nouveau leader" européen de la vente en ligne de billets de train.
Cette acquisition va permettre de "créer un guichet unique pour les voyages en train à travers l'Europe, en donnant accès à 22 pays et 36 opérateurs sur le continent", a assuré dans un communiqué la société britannique.
Selon le journal Les Echos, ce rachat valoriserait la société française à près de 200 millions d'euros, ce qui en ferait l'une des dix plus grosses acquisitions de start-up françaises ces dernières années. Captain Train, créée voilà sept ans, comptabilise 1,4 million d'utilisateurs enregistrés et vend environ 5.000 billets chaque jour. Elle a affiché, en 2015, un volume d'affaires de 72 millions d'euros, multiplié par deux par rapport à celui réalisé en 2014.
La société Trainline, rachetée en 2015 par le fonds américain Kohlberg Kravis Roberts (KKR), vend pour plus de 2,1 milliards d'euros de billets de train chaque année au Royaume-Uni.
La SNCF renouvelle ses bornes automatiques
La SNCF va renouveler son parc de 1.300 bornes automatiques d’achat et d’échange de billets pour 25 millions d’euros. A partir du 16 mars dans les 460 gares de France qui accueillent des bornes automatiques, un logiciel va être mis en place, doté d’une « ergonomie plus moderne et plus tactile, qui permet aux voyageurs d’acheter, de retirer et d’échanger leurs billets de train en un clin d’oeil », selon la SNCF.
Les bornes automatiques de la SNCF ont réalisé l’an dernier 36 millions d’opérations, pour un chiffre d’affaires d’environ 1 million d’euros par jour.
Le centre bus de Lagny, une cathédrale industrielle
A l'issue d'un projet de plus de dix ans, dont 4 de travaux, le nouveau centre bus de Lagny-Pyrénées (Paris XXe) a été inauguré le 7 mars.
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Conçu sur 80 000 m² par l'architecte Brigitte Métra (lauréate du concours en 2005), comme une « cathédrale industrielle », selon ses propres termes, le nouveau bâtiment aux allures de large vaisseau fuselé abrite aussi des bureaux pour 1400 fonctionnaires du ministère de l'intérieur. Sur son toit sont prévus un collège et une crèche qui devraient être achevés en septembre 2017 ainsi qu'un jardin central. Sa couleur rouge est « un outil d'accroche », a encore dit l'architecte, qui s'est inspirée des bâtiments alentours comme les HBM en briques ou le lycée Hélène Boucher.
A ce titre, le nouveau centre bus modernisé et agrandi pour accueillir 184 autobus en stationnement « est emblématique de notre politique de valorisation immobilière et de mixité fonctionnelle », a précisé Feredj, directeur de l'immobilier à la RATP. « Nous souhaitons maintenir nos activités industrielles en centre-ville tout en construisant une ville dense, mixte et innovante », a renchéri Elisabeth Borne. La PdG a aussi rappelé l'engagement de l'entreprise à construire 2000 nouveaux logements d'ici 2024, dont au moins 50 % d'habitat social, en vertu du protocole signé fin 2014 avec la ville de Paris.
Le centre bus à proprement parler occupe trois niveaux et 45 000 m² pour partie enterrés, mais grâce aux failles ménagées dans le bâti, la lumière du jour éclaire ses ateliers de maintenance. Il accueille 700 employés. Il a bien sûr été pensé pour pouvoir abriter et entretenir les bus électriques que la RATP a promis de faire circuler dans la capitale dans les prochaines années. Valérie Pécresse, venue assister à l'inauguration, a salué la prouesse technique consistant à réunir du gas-oil au sous-sol et une crèche au-dessus. Ainsi qu'une réalisation « exemplaire : c'est beau, innovant, utile et ça n'a pas coûté cher », a souligné la présidente de région et du Stif. La RATP a en effet autofinancé 45 des 53 M€ qu'a coûté le centre bus, le Stif apportant le solde de 8 M€.
C. N.

Décentralisation du stationnement. Il reste vingt mois pour convaincre
Le compte à rebours est lancé. La décentralisation et dépénalisation du stationnement payant sur voirie est pour le 1er janvier 2018. Il reste donc vingt mois pour régler les dernières modalités pratiques de la réforme. p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }
Un délai qui « ne sera pas de trop », à en croire Stéphane Rouve, le délégué de la mission interministérielle pour la décentralisation du stationnement, venu, le 9 mars, conclure une journée de colloque Gart et FNMS sur cette question et sur la façon dont nos voisins européens la gèrent. Les pièges et chausses-trappes à éviter sont multiples, notamment dans la mise en œuvre du contrôle, et donc les discussions à venir encore très importantes.
Il rappelle que la problématique du stationnement payant est éminemment polémique, et passionnelle. Pour preuve : pas un jour sans qu'elle fasse la Une des journaux. Les pouvoirs publics pourraient rapidement être mis en difficulté face à des opposants souvent dans la caricature du “c'est seulement plus d'argent à taxer“. Car bien qu'elle soit conçue comme ouverte afin de laisser suffisamment de latitude aux collectivités pour gérer le stationnement payant et son contrôle comme elle le souhaitent (en direct, en régie, confié au privé en délégation de service public) et qu'elle créée une commission nationale de contentieux, la réforme française, doit avant tout satisfaire à un impératif : celui d'être acceptée par les automobilistes.
L'acceptabilité est un mot qui est revenu en boucle dans la bouche des intervenants. Et pour y parvenir, rien de tel qu'une bonne dose de pédagogie, avant, pendant et après la réforme. Et si possible agrémentée d'un soupçon de simplification de la vie quotidienne, par exemple en autorisant différents modes de paiements et surtout des méthodes pratiques comme le paiement par mobile sans contact. De cette manière, « pourquoi ce qui se met en œuvre dans de nombreux pays européens sans difficulté » ne pourrait pas fonctionner en France ?
Pour ne pas se rater, pusieurs points devront être particulièrement soignés. D'abord, il faudra bien anticiper et intégrer dès à présent les évolutions techniques et technologiques autour du stationnement, comme celles liées à la mobilité urbaine et au numérique. Avec en ligne de mire « favoriser la rotation des véhicules, tenir compte du covoiturage, des véhicules électriques etc. », a assuré le délégué interministériel. Vient ensuite, la question de la délégation du contrôle, « qui peut se traduire par le transfert de personnels vers le privé ». Ou encore celle des systèmes d'information que l’Etat doit créer, ainsi que l'agence nationale du traitement informatisé des infractions.
Charge à la mission interministérielle aussi de faire en sorte que les 800 communes concernées par cette réforme disposent du même degré d'information au même moment. Enfin, l'articulation du rôle des acteurs locaux et la répartition des recettes générées seront à l'ordre du jour des prochains mois de discussions. « Un sujet potentiellement sensible, mais qui relève des élus locaux, donc pour lequel l’Etat sera en retrait », a poursuivi Stéphane Rouve.
Etant donné que des maires disposent d'un pouvoir de police sur la circulation et le stationnement (le transfert de compétence est automatique quand il existe un EPCI doté de la compétence voirie), qu'il subsiste le stationnement gênant sur voirie (qui reste bien sûr du domaine du pénal) et qu'ils perçoivent actuellement une partie des recettes des amendes… Certains édiles risquent d'être réticents à l'idée de ne pas bénéficier du tout du produit du forfait post-stationnement, c'est à dire de la redevance payée a posteriori par l'usager qui n'aurait pas acquitté son dû à l'horodateur. La loi Maptam a en effet prévu un fléchage sans ambiguïté au profit des autorités organisatrices de la mobilité durable. Comme toujours l'argent risque d'être l'ultime le nerf de la guerre, si guerre il devait y avoir…
C. N.
Caen. Abonnement en baisse pour les étudiants
Suite à l’enquête conduite fin 2015 par la Fédération Campus Basse-Normandie, une baisse de 10 % des tarifs étudiants sera proposée aux élus de Caen-la-Mer dans le cadre de la révision tarifaire. L’abonnement annuel passera de 295,20 à 265,50 euros, le titre mensuel de 32.80 € à 29.50 €. « Cette révision tarifaire permettra aux moins de 26 ans de bénéficier d’une tarification moyenne de 22 € par mois, un prix bien en-deçà de celui de réseaux comparables comme Brest (25,60 €) ou Tours (25,30 €) », souligne l’AO.