Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr
Le gouvernement amende son projet de cadre social unifié
Après l’envoi d’un premier « avant-projet » de « décret-socle », définissant les durées maximales de travail, repos, astreintes et dérogations notamment, puis une première consultation des partenaires sociaux, le gouvernement a amendé son projet harmonisant les régimes de travail du secteur ferroviaire. La première mouture du texte qui doit entrer en vigueur au 1er juillet, a poussé les cheminots à faire grève le 9 mars, à l’initiative des quatre syndicats représentatifs à la SNCF.
Dans la nouvelle version, le gouvernement maintient le chiffre de 115 jours annuels de repos (hors congés payés et jours fériés) pour les personnels roulants. Mais il introduit, à la demande de la SNCF, la garantie pour les cheminots d’avoir un certain nombre de jours de repos consécutifs et de dimanches.
En revanche, le texte remet toujours en cause le « taquet » dit du « 19-6 », cher aux cheminots, qui impose de ne pas travailler après 19h00 la veille d’un repos hebdomadaire et de ne pas redémarrer la semaine avant 6h00. Le gouvernement a par ailleurs supprimé un passage polémique de son « avant-projet » qui prévoyait de ne pas « tenir compte des temps d’attente d’une durée inférieure à deux heures », une règle perçue comme une « flexibilité gratuite » par l’Unsa Ferroviaire, deuxième syndicat de la SNCF.
Le texte précise que la durée quotidienne de travail ne peut dépasser 10 heures. Elle est réduite à 8h30 quand plus de 2h30 sont effectuées la nuit – contre 9h dans la précédente version – et donne lieu à compensation au-delà de 8h pour les travailleurs de nuit.
Dans un communiqué, la SNCF « se félicite de la prise en compte de plusieurs de ses amendements, notamment l’intégration de repos doubles, l’encadrement des repos simple et une définition plus précise de la catégorie des roulants qui intègre l’ensemble des contrôleurs ».Toulouse : un Pass Ecomobilité pour combiner autopartage et TC
Intégrer l’autopartage dans l’intermodalité, tel est l’objectif du Pass Ecomobilité lancé le 1er mars par Tisséo-SMTC et Citiz. Cet abonnement annuel à 50 euros, accessible sur les cartes Pastel, combine une utilisation illimitée des transports en commun aux parcs à vélos, au service de covoiturage de Tisséo ainsi qu’un accès au service d’autopartage Citiz formule Fréquence. Outre l’économie de 10 % réalisée, le passe donnera une visibilité supplémentaire à l’autopartage. « 75 % de nos abonnés sont aussi abonnés aux transports en commun et nous espérons que le Pass va contribuer à développer notre offre, actuellement de 42 voitures et 22 stations », souligne Céline Soulié, directrice générale de Citiz Toulouse, demandeuse d’une offre combinée depuis 2013. Strasbourg et Bordeaux proposent déjà ce type d’offre.
C. S.-S.

Toulouse. Une troisième ligne de métro et un téléphérique pour Labège
A Toulouse, la troisième ligne de métro sera construite, mais pas le prolongement de sa deuxième ligne vers le sud-est. C’est ce qu’a décidé Jean-Luc Moudenc le président de Toulouse Métropole (qui assure 98 % du financement collectivités de Tisséo) contre l’avis de la communauté d’agglomération du Sicoval, soutenue par le conseil départemental et les entreprises de la zone d’activités de Labège. Devant le constat d’une impossibilité de financer à la fois le prolongement de la ligne B (PLB) de Ramonville vers Labège pour 400 millions d’euros (projet datant de 2006, abandonné puis relancé) et son projet présenté le 18 décembre de troisième ligne (TAE) reliant la zone aéronautique à l’ouest, à Montaudran à l’est, pour 1,72 milliard d’euros, le maire de Toulouse a proposé le 1er mars « une sorte de fusion entre le projet TAE et la partie finale du PLB ». TAE irait jusqu’à la gare TER de Labège-La Cadène, avec trois stations desservant Labège, avec un coût de deux milliards d’euros. Pour la desserte du parc technologique du canal, petite zone tertiaire initialement desservie par le projet de PLB, le président de Tisséo Jean-Michel Lattes propose une alternative en téléphérique permettant de connecter la ligne B à la future TAE au niveau de l’INPT via le parc technologique. Le coût de 40 millions d’euros de cette formule est jugé plus raisonnable pour 2 500 passagers/jour envisagés sur ce tronçon que les 220 millions d’euros de la formule métro soutenue par le Sicoval.
C. S.-S.
RATP : recrutement stable en 2016 en Ile-de-France
La RATP a annoncé, le 11 mars, l’embauche de « près de 3 000 nouveaux salariés » en 2016 en Ile-de-France, un objectif dans la lignée des précédentes années, et procéder à 850 recrutements en contrats aidés. L’entreprise publique n’était toutefois pas en mesure de communiquer le nombre de départs attendus dans le même temps. Néanmoins, les embauches sont chaque année égales ou supérieures aux départs, précise un porte-parole.
Les effectifs de la RATP en Ile-de-France sont passés de 44 000 salariés fin 2012 à plus de 45 000 fin 2015.
L’annonce intervient deux jours après une grève lancée par la CGT et SUD pour les salaires et l’emploi.
Outre les 1 500 machinistes, la régie des transports parisiens prévoit de recruter près de 300 agents de stations et gares, 150 conducteurs de métro, 140 agents de sécurité et de contrôle, près de 250 agents de maintenance et 360 encadrants, dont 180 ingénieurs (développement, ingénierie, commercial, maintenance, etc.).
La RATP mise par ailleurs sur 250 contrats de professionnalisation et 600 contrats d’accompagnement dans l’emploi, destinés aux agents facilitant la montée et la descente des voyageurs sur certaines lignes du RER et du métro.
Entre 100 et 150 conducteurs de bus devraient, en outre, être engagés dans le cadre des parcours opérationnels à l’emploi (POE), une formation préalable à l’embauche proposée aux chômeurs longue durée.
Enfin, le groupe public envisage de recourir à « 400 jeunes en CDD », cet été.Le tourisme ferroviaire encouragé au Royaume-Uni
Ceux qui aiment la Grande-Bretagne prendront le train : voilà l’objectif affiché d’une compétition pour booster le tourisme ferroviaire, lancée le 1er mars par le gouvernement de David Cameron. Les opérateurs ou les collectivités locales ont jusqu’au 4 avril pour présenter des projets incitant les touristes à voyager en train mais aussi à être plus nombreux à visiter les sites ferroviaires britanniques. Améliorer l’accès aux personnes handicapées, rendre le patrimoine ferroviaire plus accessible, ou encore faire des offres sur des billets et créer des parcs à vélos : le ministère des Transports a suggéré des pistes de travail. Environ vingt gagnants se partageront un joli pactole d’un million de livres (1,2 million d’euros).
Eléonore Kern-Gorse
Le TGV du désert menacé par les sables
C'est le plus gros contrat international jamais remporté par des firmes espagnoles, un TGV reliant Médine à La Mecque en Arabie saoudite, mais le sable recouvre une partie des voies et les partenaires se disputent pour savoir qui va balayer.
Le groupe espagnol OHL, un des membres du consortium chargé du chantier, a refusé tout net de faire « gratuitement » ce travail de nettoyage du sable, dans une lettre adressée aux autres membres du consortium, publiée mardi par le site d'informations El Confidencial.
Fin 2011, un consortium espagnol composé de 12 entreprises espagnoles et deux saoudiennes avait raflé ce mégacontrat de train à grande vitesse, pour 6,7 milliards d'euros, devant des concurrents allemand, japonais et français. Il s'agit de construire une ligne couvrant les 444 kilomètres séparant La Mecque de Médine, deuxième lieu saint de l'Islam, pour que des millions de fidèles en pèlerinage puissent voyager à grande vitesse, au rythme de 166 000 par jour.
La gouvernance du consortium est d'autant plus complexe qu'il comprend 14 entreprises au total, dont la compagnie ferroviaire publique Renfe, l'opérateur du réseau de chemins de fer espagnol Adif ou encore la société technologique Indra. L'entrée en service de la ligne, initialement prévue pour 2016, est maintenant annoncée pour fin 2017.La France et l’Italie signent un accord pour lancer les travaux de la liaison Lyon-Turin
Le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Matteo Renzi ont signé le 8 mars à Venise, en marge du 33ème sommet franco-italien, un accord censé lever les derniers obstacles à la réalisation d'une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin.
"Nous avons confirmé les travaux pour la liaison Lyon-Turin", un "sujet qui anime les sommets (franco-italiens) depuis une vingtaine d'années", a lancé devant la presse le président français, à l'issue d'une rencontre avec Matteo Renzi.
Le coût total de ce projet, estimé à quelque 8,4 milliards d'euros, sera partagé par l'Union européenne, à hauteur de 40%, et par les deux pays. La clé de répartition de ces 60% restants s'établira à 42,1% pour la France et 57,9% pour l'Italie.
La société TELT, Tunnel Euralpin Lyon-Turin, s'est dit prête à lancer les appels d'offres et les travaux définitifs du tunnel de base du Mont-Cenis, dans les Alpes. Cette société franco-italienne, en charge de la réalisation de la section transfrontalière de cette liaison, a jugé que cette signature allait permettre d'entrer de "manière effective dans la réalisation de l'ouvrage", selon un communiqué.VTC : l’interdiction de la géolocalisation jugée contraire au droit européen
Le Conseil d'Etat a jugé contraire au droit européen d'interdire aux plateformes de VTC (voitures de transport avec chauffeur) d'informer leurs clients sur leur localisation et disponibilité. Le Conseil d'Etat avait été saisi en particulier par l'entreprise de VTC Uber, qui contestait un décret d'application de la loi Thévenoud du 1er octobre 2014 réglementant le transport de personnes en France.
Ce décret du 30 décembre 2014 interdisait en particulier « aux VTC d'informer les clients, avant la réservation, de la localisation et de la disponibilité d'un véhicule », a souligné la juridiction dans un communiqué du 9 mars. Le Conseil « a jugé que cette interdiction […] constituait une exigence visant l'accès à un service de la société de l'information », et aurait dû faire l'objet d'une information préalable de la Commission européenne au titre d'une directive de 1998. Or cela n'a pas été le cas.
La juridiction valide ainsi l'un des arguments développés par les avocats d'Uber dans les multiples dossiers judiciaires auxquels le géant américain est mêlé en France. De son côté, le député (PS) de Côte-d'Or Laurent Grandguillaume, chargé d'une médiation, a rendu fin février ses propositions pour sortir du conflit. La balle est désormais dans le camp du gouvernement.La grève très suivie à la SNCF
En raison d’une grève unitaire des syndicats de la SNCF pour défendre les conditions de travail des cheminots, le réseau était très fortement perturbé, avec un train sur trois en moyenne. Le trafic était en revanche quasi normal à la RATP, sauf sur le RER B.
Selon la direction de la SNCF, le taux de grévistes s’établissait en matinée à 35,5 % pour l’ensemble du personnel. La CGT-Cheminots estime de son côté qu’un cheminot sur deux est en grève.
Cette grève des quatre syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD et CFDT) doit s’arrêter le 10 mars à 8h. Les grévistes réclament notamment des embauches et une hausse générale des salaires, sur fond de négociations sociales sur la réforme de l’organisation du travail dans le secteur ferroviaire.Sophie Mougard quitte le Stif
Après dix années à la tête de l’autorité organisatrice des transports de la région capitale, Sophie Mougard a fait savoir officiellement à la nouvelle présidente de région qu’elle souhaitait partir et rejoindre son corps d’origine, le ministère des Transports. Elle demande, selon le communiqué officiel du Stif, « de ne pas renouveler son détachement qui arrive à échéance le 17 mars 2016 ». Où ira la Polytechnicienne, ingénieure des Ponts et chaussées, ancienne conseillère technique de Lionel Jospin alors Premier ministre, puis DGS de la région Ile-de-France ? Quant à son remplaçant, il sera nommé après avis du conseil d’administration du Stif lors de la prochaine séance le mercredi 30 mars 2016, en application des statuts.