Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr
L’Etat appelé à contribution sur CDG Express
L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) vient de donner un oui de principe à CDG Express mais assorti d’une sérieuse condition : l’Etat doit « couvrir la participation financière de SNCF Réseau »…
Le projet CDG Express, qui doit relier la gare de l’Est à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, est évalué à plus d’1,6 milliard d’euros. L’Etat, autorité organisatrice, doit en déléguer la concession à une société majoritairement détenue par SNCF Réseau et ADP selon un projet d’ordonnance examiné par l’Arafer pour avis.
Or, l’opération envisagée pourrait conduire SNCF Réseau à s’endetter nettement plus que ne le permet la loi. Le législateur a en effet prévu une « règle d’or » lors d’opération d’investissement : la hauteur de la participation financière de SNCF Réseau ne peut excéder un plafond pour le ratio dette sur marge opérationnelle. Un seuil précis n’a toujours pas été précisé par un décret mais la loi a déjà fixé un plafond limité à 18. « Or, le ratio utilisé pour décider d’une éventuelle contribution financière de SNCF Réseau dépasse d’ores et déjà significativement le plafond de 18 », écrit l’Arafer dans son avis en demandant que la participation de SNCF Réseau soit couverte « par des financements publiques ».
L’Arafer précise encore qu’elle devra exercer un droit de regard sur la tarification qui sera un élément déterminant du montage juridique et financier du projet. Montage qu’elle souhaite examiner avant sa finalisation, conformément à la législation, rappelle-t-elle.
MH P
L’Arafer lance une consultation sur l’offre ferroviaire
Tout comme elle l’avait fait à la fin de l’année auprès des autocaristes, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) lance une consultation… auprès des opérateurs ferroviaires pour déterminer quelles sont les données qui serviront à alimenter son observatoire des transports. Ces informations lui permettront aussi d’établir chaque année, comme le demande la loi, un rapport sur son activité dans le domaine ferroviaire, assorti éventuellement de recommandations.
La consultation, qui a démarré le 9 février et s’achèvera le 8 mars, permet aux opérateurs ferroviaires de faire connaître leur avis sur les questions envisagées par l’Arafer. Le questionnaire mis sur le site porte sur des éléments très précis en termes de trafics, de recettes, de bilans ou encore de causes de dysfonctionnements.
A partir des données collectées, « l’Arafer élaborera des analyses économiques pour évaluer l’offre de service de transport ferroviaire de voyageurs et son adéquation avec la demande et des analyses économiques pour évaluer le degré de concurrence dans le transport ferroviaire de fret », indique notamment l’Autorité en précisant que « le secret des affaires sera respecté ».
M.-H. P.
Alstom et Bouygues vont moderniser et étendre la ligne 1 du métro de Manille
Alstom et Bouygues Travaux Publics ont remporté un contrat pour un montant global de près de 450 millions d'euros afin de moderniser et d'étendre la ligne 1 du métro de la capitale des Philippines, Manille. Alstom percevra environ 160 millions d'euros sur ce contrat et fournira notamment "une solution de métro intégrée", incluant les systèmes de signalisation et de communication, l'alimentation en courant de traction et les voies sur une extension de ligne de 12 km, ainsi qu'un nouveau dépôt et l'extension de l'actuel dépôt", précise le groupe français. En outre, Alstom installera sa solution Atlas 100 pour 60 trains et rénovera le système de signalisation de la ligne qui pour l'instant fait 20 km de long. L'extension de la ligne 1 devrait entrer en service commercial en 2020, et permettra de transporter 800.000 voyageurs par jour, contre 500.000 actuellement.
C'est le site d'Alstom à Villeurbanne qui fournira les équipements de signalisation embarqués et au sol.L’indemnité kilométrique vélo fixée à 25 centimes
Le montant de l'indemnité kilométrique vélo pour les salariés qui pédalent entre leur domicile et leur lieu de travail est fixée à 25 centimes d'euros par kilomètre, selon un décret paru le 12 février au Journal Officiel. Cette indemnité, l'une des mesures de la loi sur la transition énergétique de Ségolène Royal, qui sera versée par les employeurs privés pourra être cumulée avec la prise en charge des abonnements de transport collectif à condition que ce ne soit pas pour effectuer la même partie du trajet, précise le décret.
Suspension du mouvement des chauffeurs de VTC et de transport collectif « Loti »
Les chauffeurs de VTC et de transport collectif Loti ont décidé le 11 février de suspendre leur mouvement en attendant des propositions du médiateur dans ce conflit entre les taxis traditionnels et les nouvelles mobilités autour des plateformes de réservation.
Le médiateur, le député PS Laurent Grandguillaume devrait rendre son rapport le 12 ou 13 février.
Les chauffeurs de VTC et autres "capacitaires" (chauffeurs habilités dans le cadre de la loi sur les transports intérieurs, appelés Loti) redoutent la perte de 10.000 emplois à la date-butoir du 28 février à laquelle ils devaient être privés d'accès aux plateformes de type Uber ou Chauffeur privé.Le gouvernement a en effet décidé une série de mesures sous la pression fin janvier d'une grève de trois jours des chauffeurs de taxis dans plusieurs villes de France, qui dénonçaient une concurrence illégale des VTC et Loti.

Scoop, l’appli des réseaux qui ne veulent pas dépenser trop
Et voilà un produit high-tech qui vient d'entrer au catalogue de plus en plus fourni de la Centrale d'achat du transport public (CATP) : l'appli d'info- voyageurs et le site web « responsive » c'est-à-dire dont l'affichage s'adapte automatiquement aux supports mobiles afin d'en faciliter la lecture. Son nom : Scoop, afin de mettre en valeur sa conception sur le mode coopératif. « La solution a été conçue par les collectivités et longuement débuguée à Troyes depuis l'été », explique Julie Brunier, directrice du Développement de la CATP.
Le réseau du Grand Troyes (TCAT) a en effet lancé son appli le 29 janvier. Le Grand Cahors (réseau Evidence) et Saint-Brieuc (TUB, appli et site Web) sont sur le point de le faire, après avoir intégré leurs data. La SPL du Tarn et le Grand Evreux sont aussi en cours de développement. Destinée en premier lieu aux réseaux de taille moyenne, l'appli peut tout à fait être achetée par n'importe quelle collectivité qui souhaite un produit haut de gamme à un prix raisonnable. Elle propose toutes les fonctions habituelles, y compris la géolocalisation, l'information en temps réel, la recherche d'itinéraire et les notifications push. Mais l'intérêt de la mutualisation, c'est de la proposer à prix compétitif.
« Alors qu'il en coûte en général entre 50 000 et 120 000 euros pour un développement individuel, Scoop est affichée à 20 000 euros en prix de base, les options sont au catalogue, comme le temps réel à 1 500 euros », énumère Julie Brunier. En option aussi, le ticket virtuel (un titre acheté en ligne qui s'affiche sur l'écran du téléphone avec un décompte horaire à la seconde). Les concepteurs ont voulu lécher le produit et précisent que tous les SAEIV sont compatibles puisque la « moulinette » de Scoop transforme toutes les données au format GTFS.
De plus, le produit est évolutif, les clients auront toujours droit à la dernière version. Et les éventuels bugs signalés par les uns seront corrigés chez les autres… Ils n'auront pas à investir dans des serveurs puisque la plateforme de Scoop est hébergée. Dernier avantage : « la mise en œuvre peut se faire en seulement deux mois », souligne Christophe Chenilyer, directeur Méthodes et Informatique à la TCAT.
La CATP, qui est une émanation d'Agir poursuit son développement à grand pas. Mi-mars, elle devrait référencer son troisième produit de billettique (après la billettique légère et celle pour les scolaires), en espérant réussir à « diviser par deux le prix du système grâce à la standardisation ». En juin, il est prévu de proposer un SIV sol et embarqué, de l'habillage-graphicage, des véhicules de service (de la berline à l'utilitaire). En fin d'année, elle promet des prestations d'AMO, des tenues professionnelles et « probablement des VLS, des Abribus et des poteaux d'arrêt, puisque tous les achats supérieurs à 20 000 euros ont besoin d'un marché ». Finalement, pratiquement tout le nécessaire à l'exploitation d'un réseau…Un dispositif d’indemnisation des usagers du TER en Paca
L’actuel contrat d’exploitation des services ferroviaires régionaux conclu entre la SNCF et Région PACA arrivant à terme fin 2016, celle-ci a souhaité conclure un protocole d’accord avec la SNCF visant à améliorer la qualité TER et à renforcer les mesures de sûreté et de lutte anti-fraude. Ce protocole signé début février prévoit notamment de tester un dispositif d’indemnisation des abonnés du TER, qui consistera à diminuer le tarif de l'abonnement si les usagers ont subi des perturbations le mois précédent. Une application internet devrait aussi être lancée pour favoriser les échanges avec les usagers.
Ouverture du dimanche dans les gares: parution de l’arrêté au JO
L’arrêté autorisant l’ouverture dominicale des commerces de détail situés dans douze gares dont six à Paris a été publié le 11 février au Journal officiel.
Le nouvel article du code du travail autorise les commerces de détail situés dans six gares implantées à Paris ainsi que dans les gares d’Avignon-TVG, Bordeaux Saint-Jean, Lyon Part-Dieu, Montpellier Saint-Roch, Marseille Saint-Charles et Nice Ville « à déroger au repos dominical des salariés dans les conditions définies ».OnePark renforce ses liens avec Keolis
La start-up OnePark, spécialisée dans la réservation en ligne de places de parking, a annoncé le 11 février avoir levé 2,5 millions d’euros pour accélérer son développement, en faisant notamment entrer Keolis à son capital.
Créée en 2013, la société assure être le numéro un de la réservation de places de parking en France, avec plus de 7.500 heures de stationnement vendues chaque jour dans l’Hexagone et près de 80.000 réservations chaque année. OnePark agrège l’offre disponible dans plus de 450 parkings publics et parkings privés d’hôtels. Elle a récemment noué un accord avec Effia, la filiale stationnement de Keolis. OnePark souhaite poursuivre son déploiement prioritairement en France dans les gares et les aéroports et accélérer son implantation en Belgique et en Suisse, notamment à Bruxelles et à Genève. La société cherchera ensuite à s’implanter dans d’autres pays d’Europe, avec l’ambition d’avoir plus de 2.000 parkings référencés à l’horizon 2017.La Cour des comptes s’alarme du niveau de la fraude dans les transports publics
Dans un rapport présenté le 10 février, la Cour des comptes pointe l’ampleur de la fraude dans les transports collectifs en Ile-de-France, un niveau «préoccupant », alors même qu’il n’est mesuré que de façon « approximative » et « sous-estimée »… class= »MsoNormal »>
Le niveau de fraude en Ile-de-France est estimé à 14 % sur le réseau de surface et entre 2,5 % et 4 % sur les réseaux ferrés. Soit un niveau nettement plus élevé que ceux des réseaux étrangers similaires, relève la Cour évoquant 3 % de fraude sur les réseaux de surface et 1 % en moyenne ailleurs en Europe. Et ce alors que le prix du ticket de métro à Paris est moins élevé.
Le manque à gagner est conséquent pour les transporteurs français : 191 millions d’euros pour la RATP, 57 millions pour la SNCF. Si on ajoute les frais liés à la lutte contre la fraude, le coût global est évalué à 366 millions d’euros en 2013.
Selon les rapporteurs de la Cour, les deux transporteurs, SNCF et RATP, ont pour objectif depuis 2008 de faire reculer le nombre de contrevenants sur leurs réseaux. « Cette mobilisation n’obtient jusqu’à présent que des résultats mitigés », écrivent-ils en reconnaissant des limites « juridiques et fonctionnelles » aux actions engagées.
Ainsi, notent-ils, 60 % des infractions ne donnent lieu à aucun recouvrement. Quand le Trésor public prend la main, les amendes ne sont recouvrées que dans 5 à 9 % des cas. « Les transporteurs ne lui adressent pourtant que moins de la moitié de leurs PV non recouvrés, ceux jugés les plus fiables », précisent-ils.
La Cour des comptes recommande notamment aux services de l’Etat d’apporter « les réponses juridiques permettant de lever les obstacles au recueil d’identités et d’adresses fiables lors des verbalisations ». Le jour même de la présentation de ce rapport, la commission mixte paritaire mise en œuvre au Parlement parvenait à s’entendre sur les dispositions de la proposition de loi sur la sûreté et la lutte contre la fraude dans les transports publics, ouvrant la voie à son adoption définitive.