Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Joint-venture entre GE et Transmashholding pour le diesel en Russie

    Spécialiste de la traction diesel, General Electric (GE) a conclu un business plan stratégique avec Transmashholding (TMH) pour mettre sur pied un centre de production de moteurs diesels à Penza, ville d’un demi-million d’habitants à plus de 500 km au sud-est de Moscou, dans le cadre d’une joint-venture 50-50. Chiffrée à plus de 70 millions de dollars (62,5 millions d’euros), l’usine de Penza devrait produire des moteurs diesel Gevo d’une puissance comprise entre 2 900 kW et 4 700 kW. Avec une capacité de production de l’ordre de 250 moteurs par an dans un premier temps, cette usine dont l’objectif premier est la motorisation des locomotives diesels des RZD pourrait se diversifier « en fonction de la demande » vers la navigation ou la production décentralisée d’énergie électrique. « La nouvelle joint-venture produira des moteurs non seulement pour le marché russe, mais aussi pour l’exportation », a précisé Andreï Bokarev, président de TMH, qui, par ce rapprochement avec le spécialiste américain, aura accès à une gamme de moteurs diesel au coût de cycle de vie réduit, fiables, faciles d’entretien et d’un bon rendement énergétique.
    Nous avons joint Alstom, actionnaire à 33 % de TMH, pour un commentaire au sujet de ce business plan et sommes dans l’attente d’une réponse.
    P. L. 

  • Transdev complète son réseau dans la Saxe

    Nouveau succès pour une filiale allemande du groupe français dans la région de Leipzig. L’autorité organisatrice des transports publics de cette ville, ainsi que l’association des transports de la Saxe centrale ont choisi Transdev Regio Ost GmbH, filiale de Transdev GmbH, pour exploiter le lot B du réseau diesel de la Saxe du Nord-Ouest du 12 juin prochain à décembre 2025. C'est-à-dire la ligne R6, qui relie Leipzig, Grimma et Döbeln. Assurée par un parc de 10 autorails propriété d’Alpha Trains Europa GmbH et mis à disposition par les donneurs d’ordre, cette desserte représente un volume de presque un million de trains-km par an. Mais surtout, elle complète le lot A du réseau diesel de la Saxe du Nord-Ouest (Leipzig – Chemnitz), exploité par Transdev depuis décembre dernier, ainsi que le réseau électrique de Saxe centrale (autour de Dresde et de Chemnitz), qui démarre également en juin prochain. A compter de cette date, Transdev se retrouvera exploitant de trois lots totalisant de l’ordre de 7,75 millions de trains-km par an dans le Land de Saxe. Soit, à titre de comparaison, 10 % de plus que l’offre TER annuelle en Bretagne.    
    P. L.

  • Stagecoach et First sélectionnés pour la franchise britannique South Western

    Comme son nom l’indique, la franchise South Western couvre les régions d’Angleterre au sud-ouest de Londres. Mais aussi l’île de Wight. Depuis sa privatisation en 1996, la franchise est exploitée par Stagecoach sous l’appellation South West Trains. Si la filiale Stagecoach South West Ltd du groupe écossais a été short-listée pour sa propre succession, un autre candidat, First South Western Trains Ltd (FirstGroup) est également sur les rangs pour reprendre après juin 2017 ce réseau desservant 213 points d’arrêts avec quelque 1 700 trains par jour. Beaucoup de points restent à éclaircir pour le devenir de ces dessertes au cours de la prochaine période contractuelle, dont la durée n’a pas encore été définie. Une des questions-clés au cours de cette période pourrait être, en 2020, le transfert à Transport for London (TfL) des trains de proche banlieue (voir notre précédente Lettre confidentielle). A cette fin, il a été demandé aux candidats de proposer des plans en vue de séparer cette dernière activité. Ceci en plus de solutions pour l’accroissement de la capacité, une billetterie intelligente, ainsi qu’une amélioration de l’information voyageurs et de l’intégration entre transports au sud-ouest de Londres.

    P. L.

  • La HS2 s’installe à Birmingham

    Symbole supplémentaire de la décentralisation en cours outre-Manche : c’est à Birmingham que s’est installé le siège de la future ligne à grande vitesse HS2 destinée à desservir le nord-ouest de Londres, voire au-delà. Un choix logique, vu que la phase 1 de la ligne nouvelle doit atteindre Birmingham et qu’une fois réalisées les phases ultérieures, la deuxième ville britannique devrait se retrouver à proximité de la bifurcation entre deux branches allant vers le nord : l’une vers l’ouest (bassin de Manchester) et l’autre vers l’est (environs de Leeds). Appelé à recevoir un millier d’employés, le siège de la HS2 a été inauguré le 4 février par Patrick McLoughlin, secrétaire d’Etat aux Transports. Si l’année 2016 doit être consacrée à la finalisation des dossiers HS2 en vue d’un feu vert parlementaire d’ici décembre, 2017 devrait voir le lancement des travaux.

    P. L.

  • UE : les priorités transports de la présidence néerlandaise

    Les Pays-Bas ont pris les rênes du Conseil des ministres de l’UE pour ce 1er semestre. Un semestre qui devrait voir se conclure les négociations sur le si délicat volet politique du quatrième paquet ferroviaire européen. « J’espère un compromis avant Pâques », a confirmé la ministre néerlandaise des Transports, Melanie Schultz van Haegen, lors de la présentation de ses priorités au Parlement européen le 25 janvier.

    La dernière négociation en « trilogue » (Commission/Parlement/Conseil) sur le paquet ferroviaire est officiellement prévue le 22 mars mais une (ou deux ?) date supplémentaire n’est pas exclue. Le fait est que – et la ministre ne s’en est pas cachée au Parlement – la marge de manœuvre du Conseil est plutôt réduite, tant les négociations avaient été âpres entre les ministres. « Nous ne devons perdre aucun Etat en route », a prévenu la ministre.

    Autre chantier, Melanie Schultz van Haegen compte mettre ces six mois à profit pour faire avancer la cause de « la mobilité verte et intelligente » et mettre l’accent sur « le développement de systèmes de transport intelligents, en particulier les systèmes de conduite automatisée et connectée ». Une priorité qui se traduira par une réunion commune des ministres des Transports et des ministres de l’Environnement, programmée à Amsterdam les 14 et 15 avril. Objectif : « réfléchir aux scénarios futurs pour la mobilité durable », notamment dans le prolongement du Sommet Climat de Paris. Les résultats de ces réflexions seront consignés dans une « Déclaration d’Amsterdam ».

    Autre grand rendez-vous : les journées RTE-T (Réseau transeuropéen de transport), du 20 au 22 juin à Rotterdam. Une grand-messe à laquelle prendront part plus de 2000 participants, institutionnels (ministres, députés, Commission) et industrie confondus. « Nous y parlerons de la décarbonisation des transports et du financement des infrastructures », a indiqué Melanie Schultz van Haegen.

    Ce sera deux semaines après l’unique Conseil des ministres des Transports programmé sous cette présidence, le 7 juin à Luxembourg. Un Conseil qui sera essentiellement centré sur l’aviation, même s’il devrait accueillir aussi quelques points fluviaux (sur l’harmonisation technique des bateaux). Et, si le Parlement et le Conseil parviennent à se mettre d’accord, acter un éventuel compromis sur la réforme de la politique portuaire européenne.

    Isabelle Smets, à Bruxelles

  • Plus que trois mois pour adopter le volet technique du quatrième paquet ferroviaire

    Le compte à rebours a commencé pour l’adoption finale du pilier technique du quatrième paquet ferroviaire européen, portant sur la simplification des procédures d’autorisation de mise sur le marché et de certification en matière de sécurité. La position du Conseil des ministres européens sur ce volet a officiellement été présentée en session plénière du Parlement européen le 4 février. Une étape tout à fait formelle, le Conseil et Parlement s’étant entendus sur le paquet en juin dernier. Mais elle enclenche le chrono selon les règles européennes. Désormais, les eurodéputés ont au maximum 3 mois, plus 1 pour terminer la procédure d’adoption, soit jusqu’au 5 mai ou 5 juin au plus tard.

    Ce qui veut aussi dire qu’ils perdent leur moyen de pression si les négociations sur le volet politique du paquet n’aboutissent pas. L’industrie, elle, considère plutôt que le volet technique cesse d’être l’otage du politique.

    I. S.

  • Une carte interactive pour connaître les chantiers sur le réseau ferré

    Depuis le 5 février, il est possible de connaître la carte des travaux de maintenance qui ont été menés le mois précédent sur le réseau ferré en se connectant sur le site www.sncf-reseau.fr. A partir de juillet, SNCF Réseau mettra également en ligne son programme de travaux pour chaque semaine à venir, ligne par ligne.
    Présentant cette démarche, le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Alain Vidalies, a expliqué vouloir miser sur la « transparence » des opérations de maintenance du réseau SNCF, en estimant qu'un « divorce » avait pu s'installer avec les usagers en la matière. « Naturellement, la catastrophe de Brétigny, les accidents graves de Denguin, d'autres aussi, sont révélateurs d'une situation dont on est bien conscient, qui est l'état de vieillissement du réseau », la grande vitesse ayant été privilégiée « pendant quelques décennies », a indiqué Alain Vidalies. Qui a rappelé que 4,9 milliards d'euros allaient être investis en 2016 (dont 1,3 milliard en Ile-de-France), ce qui représente une hausse de 5 % par rapport à 2015. Au total, 1 500 chantiers sont programmés cette année.

  • Bretigny. La SNCF se défend

    L’avocat de la SNCF, Emmanuel Marsigny, a affirmé le 8 février que la justice a « toujours pu compter sur la collaboration » de l’opérateur ferroviaire pour faire la lumière sur la catastrophe de Brétigny-sur-Orge (Essonne), réagissant à de nouvelles informations faisant état de tentatives d’entrave à l’enquête.

    « Il est bien évident que si des personnes quelles qu’elles soient ont tenté d’entraver la bonne marche de la justice, la SNCF en tirera les conséquences », a ajouté l’avocat de l’entreprise publique au micro d’Europe 1.

    Un peu plus tôt, l’avocat de l’association « Entraide et défense des victimes de la catastrophe de Brétigny », Me Gérard Chemla, avait estimé « urgent que la SNCF arrête la langue de bois et rende des comptes à la justice et aux victimes ».

  • Projet de tramway à New York

    La mairie de New York a annoncé le 4 février un projet de tramway, dont la construction pourrait commencer dans trois ans. Ce tramway de 25,7 km de long, serpentant le long de l'East River à une vitesse moyenne de 18 km/h, relierait Brooklyn au Queens, dans des zones urbaines en pleine expansion, relativement mal desservies par le métro. Il desservirait aussi 13 cités HLM où vivent 40 000 personnes, souligne le projet de la mairie. Le budget de ce tramway déjà nommé BQX (Brooklyn Queens connector) a été estimé à 2,5 milliards de dollars (2,2 millions d'euros), soit 97,5 millions de dollars (86,4 millions d'euros) par km, moins cher qu'un métro.

  • SNCF Développement veut accompagner 100 start-up et créer 1 000 emplois

    SNCF Développement, filiale de la SNCF dédiée au soutien à l'entrepreneuriat, a annoncé mercredi un programme pour accompagner la croissance de 100 start-up et s'est fixé pour objectif de contribuer à créer 1 000 emplois en deux ans.
    « Les secteurs de l'économie de la formation et de l'emploi, l'économie circulaire, l'économie sociale et solidaire ou encore l'économie du partage (coworking, services de proximité…) seront privilégiés », détaille-t-elle dans un communiqué.
    Depuis sa création, il y a cinq ans, SNCF Développement a déjà accompagné 55 jeunes entreprises innovantes, dont l'accélérateur de start-up Tektos, basé à Calais, ou Mesagraph, entreprise lorraine spécialisée dans la mesure d'audience rachetée en 2014 par Twitter.
    Au total, la filiale de la SNCF a « engagé plus de 8 millions d'euros auprès de 309 entreprises en France, qui ont déjà créé plus de 1 000 emplois à travers ses actions ».